Critique de film

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Là-Haut

"Up"
affiche du film

Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s'envoler vers l'Amérique du Sud, il ne s'attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant... Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l'imagination.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Là-Haut - Emmenez-moi au bout de la Terre...
Par : Romain Mollet
Tags : Animation

A chaque année son Pixar, à chaque fois un chef d’œuvre. Après la fable écologique et moralisatrice Wall-E, les génies du studio d’animation associé à Disney emmènent le spectateur dans un nouveau voyage, plus beau et touchant que jamais... et cette fois-ci en 3D.

Prendre pour héros Carl Fredricksen, un papy grincheux de 78 ans, était un parti-pris assez risqué de la part des scénaristes. C’est une bêtise de douter de leur capacités, tant le personnage s’avère attachant et émouvant dès la présentation du film.
Passionnés d’aventures, Carl et Ellie forment un beau couple qui ne rêvait que de vivre en Amérique du Sud, près des chutes du Paradis... mais de toute leur vie commune, ils n’en ont jamais eu le temps. A deux doigts d’exaucer son vœu, la belle de Carl part pour l’au-delà, là-haut, laissant l’homme âgé seul et aigri dans sa demeure. Comme nous sommes dans un film d’animation tout publics, le film ne peut pas continuer dans une telle lancée, et c’est pourquoi il préfère émouvoir le spectateur d’abord pour mieux le faire rire ensuite (A ce propos, les larmes dans les lunettes 3D, c’est assez énervant).
Car en effet, alors que Carl est en train de tout perdre de sa vie autonome, il est épris d’une grande envie de liberté et décide, enfin, de partir à l’aventure avec sa propre maison, soulevée par des milliers de ballons de baudruche. Mais il n’avait pas prévu d’embarquer avec lui Russell, jeune scout collant agrippé à son palier.

C’est le début pour le spectateur d’un grand départ vers l’inconnu, où les paysages divers s’enchaînent et enchantent à tous les coups. D’une part grâce au perfectionnement sans cesse évolutif des images de synthèses, bluffants lorsqu’il s’agit de jouer avec les éclairages et les magnifiques espaces naturels, de la texture de la roche à la limpidité de l’eau... Rien à voir avec le toujours aussi génial Toy Story, qui ferait presque office de brouillon de travail désormais.
Mais ce qui rend le film d’autant plus beau et impressionnant, c’est l’arrivée de la 3D Numérique. Certains n’y voient qu’un gadget, mais pourtant le film est fait pour être vécu et senti à travers cette technologie. Le résultat à l’écran n’en est que plus éblouissant, précis... N’ayons pas peur des mots, rares sont les films d’une telle beauté que l’on aie pu voir sur grand écran.
Ne vous trompez point, Là-Haut n’est pourtant pas la version "cartoonisé" des films de Yann-Arthus Bertrand (qui sont peut-être beaux mais ô combien chiants, rappelons-le), mais simplement un véritable film d’aventure animé, sans temps mort. Partir à l’inconnu implique de faire face aux imprévus et de braver tous les dangers (sauf quand on part au camping, il est vrai), et c’est ce qui attendra Carl et notre scout entêté, surtout lorsque des chiens à colliers parlants viendront les pourchasser, dirigés par un ennemi auquel notre vieillard ne s’attendrait jamais, ou lors d’une bataille aérienne surprenante. Heureusement, ils peuvent compter sur l’aide de Kevin, une Dabou femelle - sorte de croisement entre le Dodo et une ’Autruche géante - aux grimaces hilarantes, et de Dug, gentil toutou bas-du-plafond échappé de la meute de molosses parlants.

Oui, il s’agit bien là du même film, et c’est le tour de force même de ce dernier : cette facilité à passer de l’émotion sincère (à ce titre, il s’agit sûrement du Pixar le plus touchant après Monstres & Cie) au suspens, puis du suspens au rire. Et autant dire que niveau humour, le spectateur en a pour son argent (et tant mieux, la séance 3D c’est beau, mais c’est cher !), avec des gags visuels hilarants, des références appuyées, dont un gag succulent sur Darth Vader, ou des répliques qui font mouche (dans ce registre, Dug est amené à devenir culte). D’ailleurs, permettons-nous de dire que la voix française de Carl, assurée par le grand Charles Aznavour , mérite d’être saluée.

Si il n’est assurément pas la meilleure œuvre de Pixar, Là-Haut demeure une aventure rythmée doublée d’une claque visuelle qui se regarde avec les yeux de l’enfant immortel qui sommeille en nous. Que l’on aie 7 ou 77 ans, d’ailleurs.


Commentaires sur le film

Tout la haut

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Pas le meilleur mais encore une oeuvre incroyable !

14 janvier 2010 à 20:01 | Par Killem

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