Critique de film

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Killer movie

"Killer movie"
affiche du film

Un tueur en série a pris pour cible l'équipe d'un reality show installé dans une ville du nord isolée...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Killer movie - Pas vraiment mortel, le film
Par : Fred Pizzoferrato

Le retour en grâce du slasher, immensément populaire au début des années ’80 (alors qu’on l’appelait « psycho killer ») et remis au goût du jour par le succès de Scream, Souviens-toi l’été dernier ou Urban legend laissait les cinéastes libres de se moquer gentiment de ce style fort codifié. Killer movie se présente donc comme un parodie du genre et souhaite également s’amuser au dépend des émissions de télé réalité racoleuses. Un concept en apparence intéressant mais, malheureusement, le résultat final, inabouti et pas drôle, s’avère un échec assez cuisant en dépit de quelques passages acceptables qui rendent Killer movie consommable à condition de ne pas se montrer trop exigeant.

L’intrigue, pour commencer, ne cherche guère la complication et reprends une situation déjà vue et revue dans nombre de longs métrages similaire, l’argument de la parodie excusant censément le catalogue de clichés proposé par le scénariste et cinéaste Jeff Fisher.
Jake (joué par Paul Wesley, un acteur de télé vu par exemple dans « 24 Heures Chrono ») vient de voir plusieurs de ses émissions télévisées annulées. Son agent lui demande donc d’accepter une nouvelle téléréalité tournée dans le Dakota du Nord. Le concept consiste à suivre les déboires de l’équipe de hockey local rêvant, bien évidemment, d’un triomphe au championnat. Arrivé sur place, Jake apprend qu’une jeune fille (Leighton Meester, également vue dans « 24 Heures Chrono ») a été brutalement décapitée. Lee, la productrice de Jake, comprend tout de suite le parti que l’émission peut tirer de ce meurtre et l’encourage à se focaliser sur ce sujet, probablement plus porteur commercialement. Alors que les relations de Jake s’enveniment avec sa star invitée, la belle Blanca Champion (incarnée par Kaley Cuoco, laquelle joue Penny dans l’excellente série « The Big Bang Theory » et modèle ici clairement son jeu sur les excentricités de Paris Hilton), les victimes s’accumulent dans la petite ville, victimes « d’accidents » de plus en plus bizarres.

Ayant réalisé des épisodes de « The Simple Life », « The Real World » ou « Dance Life », Jeff Fisher, réalisateur et scénariste de ce Killer movie semblait capable de se moquer de la téléréalité mais l’humour reste, malheureusement, très plat. L’aspect parodique, d’ailleurs, n’est jamais véritablement assumé, comme si Fisher hésitait perpétuellement entre le sérieux d’un slasher un brin rétro et la comédie pure aux intentions satiriques. Les interventions récurrentes des acteurs commentant le déroulement du métrage face caméra à la manière des « confessions » prisées par certaines téléréalités sont par exemple amusantes mais insuffisamment exploitées alors que le déroulement de l’intrigue, pour sa part, se révèle très linéaire. L’aspect téléréalité (déjà utilisé, il est vrai, dans un paquet de slashers plus ou moins réussis) reste donc accessoire et s’avère un simple prétexte pour rassembler une dizaine de personnages bien typés dans un lieu « clos » (même si, ici, ce lieu est une ville entière) et les laisser aux mains d’un mystérieux tueur. L’identité de ce dernier sera révélée dans un final un peu confus et assez mal fichu avant une séquence finale rappelant de nombreux autres films du genre (à commencer par l’ancêtre Halloween) mais surtout totalement grotesque. Les motivations de l’assassin, elles non plus, ne surprendront pas vraiment les amateurs du genre, le scénariste n’ayant, une nouvelle fois, guère cherché à innover et ne s’embarrassant pas vraiment de vraisemblance.

Techniquement parlant, Killer movie reste toutefois correct et même un cran au dessus de la majorité des slashers fauchés destinés au marché des vidéoclubs. Les moyens, même limités, sont suffisants pour que l’ensemble ne paraisse pas trop miteux ou fauché, la mise en scène est correcte et les effets de maquillages bien réalisés. Pour une soi-disant parodie, Killer movie se montre d’ailleurs raisonnablement gore même si ce genre d’effets, aujourd’hui vus et revus, ne possède plus beaucoup d’impact. Les meurtres restent heureusement un minimum imaginatif mais aucun n’est suffisamment mémorable pour susciter autre chose qu’un intérêt poli. Niveau érotisme, Killer movie s’avère là aussi plutôt timoré, en dépit de brefs passages lesbiens (un incontournable du cinéma horrifique récent) et surtout de la présence de Kaley Cuoco dans un grand numéro de pétasse sexy, l’actrice étant d’ailleurs la principale attraction du métrage via quelques répliques bien vachardes plutôt amusantes.

Ni vraiment mauvais ni le moins du monde réussi, Killer movie s’inscrit dans la lignée des long-métrages médiocres mais qui se laissent regarder d’un œil distrait et sans déplaisir. Le film de Jeff Fisher peut donc se résumer en quelques mots : moyen, sans saveur, générique, parfois ennuyeux et rarement amusant. Bref Killer movie est un petit slasher quelconque, regardable et aussitôt oubliable. Difficile de le conseilleur à quiconque, excepté aux inconditionnels du genre ou aux admirateurs fanatiques de Kaley Cuoco, les autres s’abstiendront sans regret.


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