Critique de film

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Killer Joe

"Killer Joe"
affiche du film

Lorsque Chris, un dealer de 22 ans, voit son stock dévalisé par sa mère, il est contraint de trouver la somme de 6 000 dollars au plus vite, s'il ne veut pas mourir. Désespéré, il se tourne vers Killer Joe lorsqu’il s’aperçoit que l’assurance-vie de sa mère s’élève à 50 000 dollars. Bien que Joe ait pour habitude d’être payé à l'avance, il accepte d’assouplir ses règles à condition que Dottie, la séduisante petite sœur de Chris, serve de garantie sexuelle jusqu’à ce qu’il soit payé… si ce jour vient.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Killer Joe - The Texas Rednecks Massacre
Par : Samuel Tubez
Tags : BIFFF 2012

Après la piqûre de rappel de son Bug en 2006, William Friedkin, qui s’est surtout consacré à l’opéra ces dernières années, adapte à nouveau une pièce de l’ « American white trash » Tracy Letts, nous confirmant qu’il n’a toujours pas vendu son âme au diable du mainstream, et qu’il ne la vendra probablement jamais…

L’intrigue, quelque peu cousue de fil blanc de Killer Joe (mais ce n’est pas la destination qui compte mais bien le voyage, n’est-ce pas ?), met en scène un looser de dealer (Emile Hirsch, correct) qui, pour pallier à un besoin urgent de fric, va convaincre son benêt de père (Thomas Haden Church, délectable) d’engager un Marshall tueur à gages (Matthew McConaughey, bluffant) pour éliminer sa mère afin de toucher la confortable prime de son assurance-vie. Fauché comme le blé, la petite famille (complétée par une salope de belle-mère interprétée par la MILF Gina Gershon) va devoir livrer en caution au tueur leur petite dernière, Dottie (Juno Temple, so pure), adolescente simplette prête à accueillir le prince charmant dans son sanctuaire.

Partageant la même ironie de la nature humaine que Letts, William Friedkin remplace l’hôtel miteux de son précédent film pour un trailer park texan qu’il transforme en un féroce théâtre de l’absurde. Explosant de l’intérieur les dysfonctionnements d’une famille recomposée de rednecks, le réalisateur de Police fédérale Los Angeles trouve une nouvelle fois une inspiration salvatrice dans ces décors intérieurs exigus qu’il filme avec tout le talent qu’on lui connaît. Tendues et claustrophobes en diable, ces séquences sont hélas parfois entrecoupées de scènes extérieures plus molles, où Bill s’essouffle rapidement, ne parvenant pas à retrouver l’énergie d’un French Connection lors notamment d’une courte course-poursuite qui tombe à plat. Mais on lui pardonne aisément ces petits accros (notons que le film, adaptation théâtrale oblige, est aussi par moment excessivement bavard), car son humour noir omniprésent (Killer Joe est peut-être le film le plus drôle de son auteur) et son jusqu’au-boutisme salutaire (qui veut une cuisse de poulet ?) en font une œuvre aussi déconcertante que jubilatoire qui fait très mal par où elle passe. Enfin, saluons la performance de ses acteurs qu’il parvient à pousser dans leurs derniers retranchements, obtenant d’eux l’inattendu (vous n’aviez jamais vu Matthew McConaughey comme cela auparavant) voire l’insoutenable (Gina Gershon n’ira probablement plus jamais manger au KFC), sans jamais tomber dans le ridicule ou la gratuité, n’en déplaisent aux culs bénis qui, parions-le, vomiront sur ce film. William Friedkin, 77 piges, toujours un putain de réalisateur !

Killer Joe nous le confirme : Tracy Letts, que l’on peut d’ores et déjà considérer comme le nouveau Jim Thompson, a trouvé en Friedkin un alter ego cinématographique de poids. Capable de transposer avec brio son univers claustrophobe et dérangeant, le réalisateur de Bug jongle avec panache entre un humour noir hautement corrosif et une tension qui suinte à chaque coin de scène dans ce portrait au vitriol d’une famille dysfonctionnelle de rednecks. Un film qui fait mal, très mal, et qui n’est pas sans nous rappeler le choc récemment provoqué par un certain Killer Inside Me de Michael Winterbottom, adapté de Thompson justement.


Commentaires sur le film

Le grand retour de Friedkin

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Comme d’habitude William Friedkin frappe le spectateur. D’une noirceur à peine croyable, violent autant physiquement que psychologiquement (sexuellement malsain). Chaque personnage est pourri, les dialogues bien interprétés par une belle distribution, en tête Juno Temple fabuleuse. la mise en scène est typique du cinéaste.

28 décembre 2012 à 14:12 | Par AnarchYgor

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