Critique de film

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Kala : dead time

"Dead Time: Kala"
affiche du film

Quelque part dans un pays imaginaire à une période indéfinie. Le régime y est totalitaire et réprimande durement toute tentative de désobéissance à l'ordre préétabli en attendant l'avènement d'un prétendu "messie". Un journaliste narcoleptique (il s'endort dès qu'il a des émotions trop fortes) enquête â

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Kala : Dead time - Une chasse aux trésors très culturelle !
Par : Quentin Meignant
Tags : Conte fantastique

Voir une œuvre indonésienne pour nous, Européens, est chose plutôt rare. En effet, ce pays, déchiré entre ethnies et religions, n’investit que très peu dans une industrie cinématographique qui ne s’ouvre que très peu à l’étranger.

Contrairement à l’Inde (le fameux Bollywood) ou encore à Hong-Kong, à la Thaïlande et au Japon, le cinéma indonésien reste au point mort et ne profite pas de l’essor actuel du cinéma asiatique. C’est donc une véritable chance que nous a offert le BIFFF 2008 en nous proposant une bande totalement inconnue, Kala : Dead Time, d’un réalisateur inconnu, Joko Anwar.

C’est dans une ambiance extrêmement sombre et mystérieuse que le film est abordé. Dès le départ, le réalisateur nous fait montre d’un certain savoir faire au point de vue de la mise en scène.

Ainsi, la photographie des rues miséreuses et l’ambiance sombre de celles-ci nous plongent en plein polar noir de façon réellement efficace. De plus, le fait de découvrir la beauté de ce pays méconnu a quelque chose de fantastique.

Anwar appuie encore ce côté découverte en nous emmenant dans une histoire faisant partie du patrimoine culturel indonésien. Un peu comme l’avait fait Mark Duffield avec Ghost of Mae-Nak, le réalisateur nous initie à certaines légendes et certains rites de ces contrées lointaines.

Nous sommes donc lancés dans une véritable…. chasse au trésor qui ne manque pas de charme ! Un monstre mythique, à mi-chemin entre Sadako de Ring et un zombie rampant, fait alors son apparition pour nous rappeler que nous n’avons pas à faire à un simple film policier.

Le réalisme du monstre à la mysticité exacerbée par toutes les légendes suggérées par l’enquête est vraiment efficace. A vrai dire, Anwar n’a fait que maquiller un homme nu en blanc et l’a fait marcher à quatre pattes, mais l’impression que cette créature basique donne est vraiment très impressionnante.

Hormis cette grande qualité scénique à certains moments, le réalisateur peut se vanter d’avoir écrit un scénario très original. Ainsi son héros est…. narcoleptique ! Cela veut donc dire que ce brave Janus s’endort dès qu’il ressent une quelconque émotion forte.

Qu’il fasse l’amour ou qu’il risque de se faire écraser, le protagoniste principal s’endort donc de but en blanc et ne se réveille que bien plus tard, nous laissant devant des ellipses incompréhensibles mais hilarantes !

Certaines séquences sont donc assez cocasses comme lorsque Janus se fait tabasser par le commissaire général et qu’il s’endort pour ne se réveiller que bien plus tard sans trop comprendre ce qui s’est passé. L’humour est donc bien présent même si ce n’est pas la caractéristique principale du film.

En effet, cette œuvre se veut avant tout un film de l’espoir, celui de la paix dans un pays qui entre-déchire et qui n’en finit pas de panser les plaies de multiples attentats et d’une misère sans cesse grandissante. Anwar nous envoie donc quelque part un habile message à l’aide à partir d’une légende que l’on pourrait croire assez enfantine.

Par contre, certaines choses viennent quelque peu choquer sur le final. Le dénouement fait vraiment trop fantasy à deux sous et résulte d’un bâclage incroyable avec une demoiselle qui surgit de nulle part avec un immense glaive et qui tranche les méchants à tout-va !

C’est fort dommageable pour un film qui, jusque là, avait bien (trop) pris le temps de poser chaque éléments de l’intrigue. Ce final provoque donc une lassitude incroyable et une énorme déception pour notre âme d’enfant totalement acquise à cette gentille chasse au trésor.

Ce métrage est donc très original sans être ni spécialement adroit ni spectaculaire. Il est à prendre comme une découverte du bout du monde et à déguster comme un spectacle venu d’ailleurs.

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