Festival NIFFF de Neufchatel (Suisse)

Journal du NIFFF - Jour 7

Des eaux islandaises aux moumoutes nippones

Avant dernier jour à Neuchâtel et c’est une journée bien remplie qui est prévue. Première fois de la semaine que j’ai vraiment beaucoup dormi.
On commence avec du lourd Reykjavik Whale Watching Massacre de Júliús Kemp. Un groupe de touristes se retrouve sur un bateau pour aller observer les baleines. Lors d’un accident, le capitaine du bateau se retrouve empalé. Un pêcheur vient au secours des touristes et les ramène sur son bateau, qui va s’avérer être la pire des prisons. C’est dans une salle vide que moi et mon collègue Français nous préparons à voir un beau gros massacre. Il faut mettre les choses au clair, c’est un mauvais film mais on rigole bien, surtout (attention spoiler…) quand le Japonais se fait harponner puis utilisé comme figure de proue. C’est aussi un film qui ne donne que dans les caricatures, autant les Français (mon collègue était étonné que l’on caricature les Français comme une bande de cons…en même temps ils ne disent que la vérité là !), que les Japonais ou les blondes (je suis blonde et je m’en prends plein la tronche aussi, donc j’ai le droit de critiquer les Français) en prennent pour leurs grades. La bonne ambiance (malgré le peu que l’on était dans la salle) a beaucoup influencé ma vision du film. En outre, un bon petit film de massacre où l’on apprend que l’on n’aurait jamais dû « Sauver Willy ».

Je reprends mes projections l’après-midi avec un film Japonais, The Wig de Renpei Tsukamoto. On nous raconte l’histoire d’un homme à la calvitie grandissante qui, en déménageant à Tokyo, décide de commencer à porter une perruque. S’ensuivent moult incidents où il doit déjouer la nature pour que personne ne remarque que ce ne sont pas ses vrais cheveux. Une des meilleures comédies Japonaises que j’ai vues, qui aborde un vrai problème pour les hommes sous un angle dédramatisant. Les personnages sont très touchants et bien joués, l’histoire est drôle et originale, la musique entraînante et collant parfaitement avec le film. Bref, autant de points positifs qui balancent une fin qui laisse un peu en reste, mais même avec ce défaut, il vaut vraiment le détour.

Dans le cadre du Special Screening, on a droit à la première projection Suisse de Shelter de Mans Marlind et Björn Stein. Une psychologue (Julianne Moore) traite Adam (Jonathan Rhys Meyers), atteint de schizophrénie. Pendant leurs séances, elle constate que les différentes personnalités d’Adam ont toutes été victimes de crimes violents. Un thriller qui flirte entre horreur et fantastique qui use et abuse des jump scares. Et ça marche… en tout cas sur moi qui fait des bonds toutes les 5 minutes. Ca ne veut pas dire que le film était bien (je l’ai pas non plus trouvé mauvais…), juste qu’ils savaient comment faire peur à une petite nature telle que moi. Avis très partagé dans le public et la salle pleine résonne d’avis très différents. Pour ma part, je dois dire qu’il m’a quand même travaillé et c’est tout le but de ce film. Ce n’est pas une histoire très originale mais elle est racontée et filmée de façon efficace. Les échos sont positifs du côté du public cinéphile amateur et négatif du côté des professionnels (je me situe entre les deux). Le thème de la schizophrénie abordé du point de vue du fantastique est très intéressant mais la fin ouverte du film est une solution de facilité et sent le travail bâclé. Avec des plans pas toujours très propres, mais un bon jeu d’acteur c’est un film qui faut voir même si c’est juste pour se faire un avis personnel et choisir son camp…pas comme moi.

Je finis avec l’Open Air au bord du lac qui diffuse The Crazies de Breck Eisner remake du grandiose Romero. Je ne vais pas vous faire la honte de réécrire une critique, après celle déjà très bonne qui est sur le site et dont je partage l’avis (http://cinemafantastique.net/PREVIEW-CINE-The-crazies.html). Je rajouterai juste que l’ambiance au NIFFF ce soir était super, après un orage pour rafraîchir l’atmosphère, le ciel toujours un peu menaçant rajoutait un plus au film (de la 3D avec les éléments). Mais à la place d’avoir peur (sauf les jump scares où comme d’habitude j’ai fait un saut d’un mètre), j’ai surtout ri et passé une de mes meilleures soirées au NIFFF. Et c’est aussi la magie du NIFFF, transformer un film médiocre en un bon moment ciné grâce aux rencontres et à l’ambiance.

Voilà, plus que dimanche et je rends mon espace sur le site. En tout cas question rire et atmosphère de folie, c’était bien la meilleure journée au NIFFF (euh par la je ne parle pas des films, sauf pour The Wig).

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