Festival Fantasia (Canada)

Journal de Fantasia - Episode 6

Quelques courts...

Par Beatroce

Je vais vous parler de quelques courts métrages vus au cours du festival :

Seed, de Ben Richardson et Daniel Bird (République Tchèque/États-Unis) est un court métrage projeté avant Eve’s Necklace et animé image par image. Long malgré ses douze minutes, il est ennuyeux parce que c’est sans cesse la même idée qui est répétée : la compétition. On assiste en effet à la rivalité entre deux constructions établies dans une décharge et qui émettent chacune une musique très différente : un air joyeux style années trente invitant à la danse, et une mélodie douce de type asiatique. Les édifices musicaux grandissent, se barricadent, se bagarrent et finissent par s’écrouler. Lorsqu’ils ne sont plus que ruines au sol, des parcelles de leurs matériaux recommencent à émettre la même musique, et tout recommence.
C’est peut-être une métaphore de la guerre, et ce serait le message de ce court pas assez court mais dont le générique de fin est formidable, car la musique du générique est la fusion parfaite des deux mélodies anciennement en concurrence !
Une jolie image donc, pour montrer les bienfaits de la coopération.

Un autre court-métrage, projeté avant Saving Grace :
Re-Wire, de David-James Fernandes (Canada)
En quelques minutes, le réalisateur canadien (présent dans la salle) nous montre l’histoire d’un jeune homme bien décidé à venir à bout de ses peurs. Pour cela, il suit la recommandation de sa psychiatre : consulter un certain docteur dont la spécialité est de brancher toutes sortes de fils sur le crâne afin de “rebalancer” (rééquilibrer, en Québécois) les zones qui ne fonctionnent pas bien.
Peut-être pas parfaitement bien joué, mais tout à fait surprenant et bien ficelé, ce court-métrage de quatorze minutes est énigmatique avec des touches de fantastique.

Je termine cette page courts-métrages en racontant l’expérience celluloïde ou
Celluloid Experiments 2010, une vingtaine de mini-films dans le cadre d’une programmation de films expérimentaux qui a lieu depuis 2005. Marc Lamothe, qui est responsable de cette programmation, nous remercie avant que cela commence, et déclare que le fait que cent cinquante personnes aient payé $8 pour voir des films expérimentaux, c’est formidable, et il ajoute qu’il nous aime tous.

[J’en profite pour dire que Mitch Davis m’a informée que depuis sa deuxième édition, Fantasia est un festival s’ouvrant à toutes sortes de genres différents et non plus exclusivement aux films d’horreur, fantasy et science-fiction. Cela étant dit, la majorité des films programmés à Fantasia ne se retrouvera jamais sur les grands écrans !]

Le celluloïd, d’après Wikipédia (toujours !), est une matière très inflammable qui n’est quasiment plus utilisée aujourd’hui. On le retrouve dans l’industrie cinématographique où il a servi à la production des pellicules, cependant il sera remplacé par un support de triacétate de cellulose moins inflammable. Aujourd’hui, les films sur support celluloïd sont appelés films flamme et leur utilisation en projection est interdite en raison de leur grande inflammabilité.

C’est la programmation de ces petits films expérimentaux qui devrait être interdite, d’après moi ! Je ne suis pas apte à juger, peut-être, car j’ai détesté presque tous les mini-films. Entre les postes de télévision qui dansent sur la lune et les sirènes qui nagent à travers Manhattan sous fond de chants grégoriens, je n’ai trouvé que manque d’harmonie, accompagnements musicaux dissonants et surtout, une lenteur d’une pénibilité extrême (et tant pis si ce mot n’existe pas).

Je retiendrai tout de même deux clips (heureusement qu’on m’a donné une petite lampe de poche pendant que je faisais la file, afin de noter en cours de projection ; hier j’ai reçu un sachet de pop corn pour le micro-ondes, on aime recevoir des petits cadeaux imprévus comme ça !) :

Desert of the Real, par Tal Shamir, simplement quelques vues de New York désert, et cela, tourné sans effet spéciaux entre trois et sept heures du matin ; cela fait un peu fin du monde, c’est pas mal du tout.

Boxworld, par Wes Terray : le monde est contenu dans des boîtes en carton. Il y en a une pour les peignes, une pour les réveils-matin rouillés, etc ; tout est mis en boîte et catalogué. Deux petits gars, qui semblent être les assistants de Dieu et qui sont vêtus de pantalons noirs et de chemises blanches comme les évangélisateurs dans le métro, s’interrogent d’une manière très Beckettienne sur la façon correcte de cataloguer : faudrait-il démonter les réveils-matin et faire une boîte rien qu’avec tous les écrans ?
En quatre mots, original, humoristique, utilisant plusieurs techniques artistiques, et philosophique.

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