Critique de film

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Jonah Hex

"Jonah Hex"
affiche du film

Film adapté du comic-book et de son anti-héros, Hex, au visage à moitié défiguré et affublé d'un uniforme de l'armée confédérée. L'homme est un chasseur de prime et ses aventures finissent toujours dans le sang...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Jonah Hex - Hex(écrable)
Par : Wizzdumb

Issu de l’imagination de John Albano et Tony DeZuninga, Jonah Hex est un personnage de BD qui a rejoint la prestigieuse écurie DC Comics en 1971, côtoyant dans les pages glacées du magazine des ténors tels que Batman, Superman, Aquaman, Wonder Woman, Flash et Green Lantern. Tous ont passé l’examen sur grand écran (Aquaman est en développement pour 2013, avec Leonardo Di Caprio en producteur) avec plus ou moins de succès, même si le dernier en date - Green Lantern - nous a malheureusement fait lanterner pour un pétard mouillé. Il était donc évident que Jonah Hex soit mis sous les feux de la rampe cinéphilique.

Bon, d’accord sur le principe, on n’en est plus à un près. Mais le gros problème de ce genre d’adaptation, c’est que le format « comics » se prête beaucoup plus à une série et il y a donc un gros travail à faire en amont pour réussir à pondre un scénario viable, qui réussirait à condenser tout ce fatras de phylactères colorés en une histoire cohérente et respectueuse du matériau original (voir Les 45 premières minutes de Batman Begins de Nolan et se farcir les deux suites insipides de Schumacher après pour avoir un exemple concret).
Jonah Hex a clairement été sacrifié sur l’autel du marketing calibré. On imagine déjà le producteur, un Havane vissé aux lèvres, sortir ses trois conditions, « des explosions, des nichons et des stars ! », pour déposer le pognon sur la table. Et ça se ressent fortement, même si aucune des trois conditions n’arrive à être pleinement respectée : les explosions sont bof, les nichons timides et les stars honteuses de cachetonner là-dedans…

L’une des principales erreurs a été de confier le film à Jimmy Hayward. Extrêmement talentueux dans l’animation (c’est à lui qu’on doit l’animation dans Toy Story 1 et 2, Monsters Inc., Nemo etc…), il applique le même traitement au long-métrage avec de « vraies » personnes. Autant, on ne s’étonne pas de voir un monstre à poils bleus passer par une porte dérobée ou un poisson clown tailler la bavette à des mouettes en se contrefichant de son Œdipe, autant cette transposition au réel sonne faux : les personnages sont creux, les transitions sont abruptes et peu judicieuses, et le seul aspect intéressant de ce antihéros (môssieur parle aux morts en les touchant) est scandaleusement sous exploité après une présentation « bédéesque », aussi courte que la première branlette de Benoît XVI, du CV du lascar.

Cette partie BD du début témoigne d’ailleurs d’une volonté délibérée d’insuffler un rythme endiablé au film. Ça, c’est de toute évidence la version officielle : mais le fait qu’on ne retrouve plus cet artifice par la suite fait plutôt penser à Hayward, dans la salle de montage, en train de se dire « Mon Dieu, mais qu’est-ce que j’ai foiré !! Pourquoi ai-je essayé de faire Nemo version western !! ». Car ce film a un réel problème de rythme : la surenchère est là pour combler le vide sidéral qui l’aspire, l’empathie que l’on peut ressentir envers les personnages est proche de celle de Jeffrey Dahmer devant ses victimes et le scénario est aussi prévisible qu’un été pourri en Belgique. Résultat ? On s’emmerde.

Maintenant, comprendre pourquoi autant d’acteurs talentueux se sont fourvoyés là-dedans, plusieurs explications sont possibles : pour Josh Brolin, soit le côté Western lui est monté à la tête depuis No Country for Old men et True Grit, soit il réalise un rêve de gosse en endossant la cape de l’antihéros façon Cint avec Sergio Leone ou Charles Bronson avec son éloge fasciste du Justicier dans la ville. Pour John Malkovich, il était soit tenu par contrat avec les grands studios, soit les liaisons à Hollywood deviennent vraiment dangereuses. Pour ce qui est de Megan Fox, elle n’aurait pas dû se disputer avec Michael Bay : il a le bras long…

Imaginez le scénario de True Grit, version Coen, qu’on met dans les mains d’un fan de comics épileptique qui oublie de le lire. Secouez un peu, et voici Jonah Hex ! Seul avantage, ce film dure 79 minutes et la punition n’est pas trop longue. Par contre, dans la bataille qui fait rage entre les adaptations de DC Comics et Marvel, c’est un bide qui vient précéder Green Lantern. Un signe ?


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