Critique de film

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Jeune fille de l'eau (La)

"Lady in the Water"
affiche du film

Cleveland Heep a tenté discrètement de se perdre à jamais dans les abysses de son vieil immeuble. Mais, cette nuit-là, il découvre dans le sous-sol de la piscine une jeune nymphe sortie d'un conte fantastique. La mystérieuse "narf" Story est poursuivie par des créatures maléfiques qui veulent l'empêcher de rejoindre son monde. Ses dons de voyance lui ont révélé l'avenir de chacun des occupants de l'immeuble, dont le sort et le salut sont étroitement liés aux siens. Pour regagner son univers, Story va devoir décrypter une série de codes avec l'aide de Cleveland... pour peu que celui-ci arrive à semer les démons qui le hantent. Le temps presse : d'ici la fin de la nuit, leur destin à tous sera scellé...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La Jeune fille de l’eau - La belle noyade
Par : Samuel Tubez

Shyamalan règle ses comptes. Shyamalan a besoin de reconnaissance. Shyamalan a un ego surdimensionné. Shyamalan aurait-il besoin de vacances ?

Cleveland Heep, le gardien d’un immeuble habité par des personnes vraiment uniques en leur genre, semble agacé. En effet, quelqu’un se baigne dans la piscine de la résidence en dehors des heures autorisées. Une nuit, alors que Cleveland fait sa ronde, il découvre une jeune femme qui est en réalité une narf répondant au nom de Story. Originaire du Monde Bleu, la nymphe doit accomplir sa destinée avant de retourner dans son univers. Mais à l’extérieur rôde une créature féroce, un scrunt, arrivé en même temps que la belle. Cette dernière aura besoin de l’aide de Cleveland ainsi que des autres habitants de l’immeuble dont les destins semblent désormais tous liés.

Adaptation d’un conte de fée imaginé pour ses propres enfants, La jeune fille de l’eau est probablement un des films les plus faibles dans la filmographie de M. Night Shyamalan. Le cinéaste nous invite à croire à son histoire de nymphe et de créatures improbables par le biais d’un récit habité par une candeur et une naïveté maladroite mais toutefois presque touchante. Le dernier Shyamalan est donc un conte enfantin, un film pour les gosses ? Non, évidemment, c’est quand même plus complexe que cela (le film est surtout une réflexion sur l’imaginaire). Malheureusement, la plupart des spectateurs n’y verront rien de plus. Alors, Paul Giamatti est encore une fois extraordinaire, la mise en scène est bien torchée et j’ai même bien aimé les apparitions du crunch, pardon, du scrunt mais malheureusement je ne suis pas rentré dans le « délire ». Car, c’est pas bien compliqué : La jeune fille de l’eau, soit on est touché par ses personnages délurés et on entre dans le trip du réalisateur, soit on reste insensible et on trouve cela ridicule. J’opte pour la deuxième solution.

Si on le prend bien, La jeune fille de l’eau est une aventure magique remplie d’humour et d’émotion. Si on le prend mal, on trouve ce nouveau Shyamalan grotesque voire pire, totalement égocentrique (il n’y a qu’à voir à ce sujet le rôle que le réalisateur s’est octroyé dans le film). Et si en plus, le gars continue de se comparer à Spielberg lors des entretiens qu’il donne, moi je dis qu’il est grand temps qu’il se remette en question, ça ne lui fera pas de mal à ce bougre.


Critique de La jeune fille de l’eau - Shyamalan et sa filmo
Par : Chroniqueurs

Cleveland Heep a tenté discrètement de se perdre à jamais dans les abysses de son vieil immeuble. Mais, cette nuit-là, il découvre dans le sous-sol de la piscine une jeune nymphe sortie d’un conte fantastique. La mystérieuse "narf" Story est poursuivie par des créatures maléfiques qui veulent l’empêcher de rejoindre son monde. Ses dons de voyance lui ont révélé l’avenir de chacun des occupants de l’immeuble, dont le sort et le salut sont étroitement liés aux siens. Pour regagner son univers, Story va devoir décrypter une série de codes avec l’aide de Cleveland... pour peu que celui-ci arrive à semer les démons qui le hantent. Le temps presse : d’ici la fin de la nuit, leur destin à tous sera scellé.

Il m’a déçu sur le fond (comme Death proof), pas sur la forme. En terme de mise en scène et d’interprétation le film est très réussi. L’histoire en soi est un conte de fées fantastique assez sympathique, dont la naïveté lui confère un certain charme. Sa caméra magnifie ses comédiens (ici Paul Giamatti) et transmet avec force émotions et sentiments.

En revanche son aspect trop directif, à tous les sens du terme, impose au spectateur de croire, ce qui ne fut pas le cas avant. Et c’est sa plus grande erreur (d’ailleurs le seul locataire de la résidence à ne pas croire est le seul à mourir). En effet, le cinéaste donne l’impression de "théoriser" son intrigue, à tel point que chaque personnage semble être un code, chaque ressort d’un mécanisme. Il faut croire. Mais en quoi ? En définitive, Shyamalan, au travers d’une sorte d’auto analyse de son cinéma, semble régler certains comptes avec certaines critiques ....

Je me souviens d’un article d’une page dans Première qui a d’un coup d’un seul craché sur toute sa filmographie (hormis Le sixième sens) en prétextant que dès lors que le réalisateur impose son point de vue dans La jeune fille de l’eau, le héros surhumain de Incassable est une ode à l’eugénisme, que Signes est un film puritain et que Le village est l’apologie du mode de vie sectaire. Vu que Shyamalan lui-même leur donne plus ou moins raison en se livrant à un mode de vie identique à celui de Michael Jackson (propriété immense lui permettant de vivre en quasi-autarcie, parc pour enfants), il est facile de le qualifier de gourou (surtout au vu de son apparition dans son dernier film où il incarne un écrivain en devenir dont les écrits inspireront le sauveur de l’humanité). Je pense pour ma part qu’il a maladroitement joué la carte de l’humanisme en l’associant au genre fantastique d’une manière malheureusement ambigüe, puisque par l’entremise de son propre personnage ...

C’est trop facile de réanalyser constamment une filmographie selon l’évolution des contextes, et faire d’un film humaniste un film xénophobe (j’exagère bien sûr) quand on a l’esprit retors, en inversant les messages selon le point de vue qu’on adopte. Comme le film était attendu au tournant par tous, surtout les détracteurs, l’opinion s’est acharnée sur le fond (bancal certes) puisque sur la forme, rien n’est à reprocher. Il faut voir Shyamalan pour ce qu’il est : le meilleur raconteur d’histoire depuis Hitchcock et Spielberg. Tout simplement (j’assume)

Commentaires sur le film

critique de lajeunes filles de leau

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

daube Daube !

5 mars 2009 à 16:03 | Par batali taibe 123456
Une bonne dose d’humour.

2 etoiles

Pour ma part, le film le plus rassurant du cinéaste. Pourquoi ? Non pas parce que j’ai besoin d’être rassuré. Non. Mais parce qu’il y fait preuve d’humour, d’un certain sens de l’ironie, et d’une capacité de dérision et d’auto-dérision que je ne lui connaissais pas. Bref, de beaucoup d’humanité. Pour le reste, n’est pas Guillermo del Toro qui veut. Quant à savoir pourquoi certains ont décidé de l’ériger en Maître tandis que d’autres ont décidé de le démolir, il semblerait que cela soit la rançon de sa gloire. Il y a pire comme destin cinématographique..

19 septembre 2011 à 18:09 | Par Fred Bau

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