Critique de film

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I'll never die alone

"No moriré sola"
affiche du film

Des jeunes filles voyagent dans la région de La Plata lorsqu'elles sauvent une femme qui vient de se faire violer. Malheureusement pour elles, l'un des violeurs est quelqu'un de bien placé dans la région et il ne tarde pas à leur faire subir le même sort qu'à sa précédente victime...

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Trailer - I’ll never die alone (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de I’ll Never Die Alone - I’ll never see it any more
Par : Quentin Meignant
Tags : Rape and revenge

Alors que le rape and revenge bénéficie en cette année 2009 d’une mise en valeur particulièrement enviable grâce au très bon remake de La Dernière Maison sur la Gauche, d’autres productions, bien plus modestes, laissent à penser que le genre a encore de belles années devant lui. A ce titre, I’ll never die alone, aka No Morire Sola, d’Adrìan Garcìa Bogliano suscitait une attente toute particulière, ne fût-ce que par sa provenance (l’Argentine) et par son sujet tout ce qu’il y a de plus classique. Moira, Carol, Leonor et Yasmin sont en vacances et voyagent à travers les contrées argentines. Au fin fond du pays, elles découvrent au bord d’une route une jeune fille visiblement violentée. Elles décident de la ramener au commissariat, sans savoir que les agresseurs sont déjà sur leurs traces…

Passé maître dans l’art du bricolage artistique, Bogliano offre d’emblée une fort belle vision de ses capacités en la matière. Lors d’un générique fleurant bon les bandes de cinéma d’exploitation des 70’s, le cinéaste parvient à allier une bande originale particulièrement percutante à une image dépouillée mais vivace. Ce style accrocheur tranche hélas ouvertement avec les séquences suivantes, espèces d’amas de dialogues complètement inutiles qui, d’emblée, font retomber la pression. Tourné à la manière d’un road-movie fauché d’un classicisme écoeurant, le début du métrage donne donc lieu à des joutes verbales sans intérêt jusqu’à l’arrivée d’un élément perturbateur filmé de manière presque anodine par Bogliano.

La découverte du corps d’une jeune femme transie, visiblement violentée, passe en effet presque inaperçu tant le réal ne parvient guère à placer sa caméra de manière opportune. Dès lors, entre un montage incompréhensible et une mise en scène d’une mollesse repoussante, I’ll never die alone sombre déjà définitivement, Bogliano se bornant à creuser toujours plus profond une médiocrité qui en devient vite abyssale. Non seulement le métrage donne lieu à un amoncellement de plans cochonnés, mais en plus il est présenté avec une bande son tout simplement infect, résultat d’un bâclage encore jamais vu dans l’histoire du cinéma. Entre cris de grenouilles et autres animaux pseudo-exotiques, les héroïnes du film n’ont dès lors plus qu’à tenter de surnager, chose qu’elles ne feront jamais tant la bouillie mise en place par Bogliano paraît incompréhensible. Une scène de viols longue de 20 minutes vient bien émaillé le propos mais de manière tellement maladroite que l’on n’a même pas l’impression d’assister à une œuvre un tant soit peu réfléchie. Le but du cinéaste étant visiblement de mettre en boite un maximum d’images pseudo-choquantes, celui-ci se réserve le droit de mettre en scène une somme incroyable de séquences inutiles jusqu’à un final tiré en longueur, la faute à une vengeance très lente (reboucher un trou pendant dix minutes devant une caméra, voilà sans doute le « concept » du film).

Encore émaillé par une séquence finale incompréhensible (avec des velociraptors ?), I’ll never die alone est l’une des pires œuvres jamais créée. Rape and revenge avec un rape maladroit et une revenge soporifique, le métrage de Boglino peut néanmoins faire office de vomitif ultra-efficace pour tous les amoureux du septième art. A éviter comme la peste !

Critique de I’ll never die alone - Dernier viol pour Buenos Aires
Par : Damien Taymans

Quatre filles parties explorer le fin fond de l’Argentine découvrent sur le bas-côté le corps d’une jeune femme, apparemment violentée. Après avoir recueilli la victime meurtrie, elles se mettent en quête du commissariat le plus proche. Mais les coupables les ont repérées et s’amusent à épier leurs moindres faits et gestes. Jusqu’à passer à l’action...

La tendance revival qui consiste à recycler chacune des péloches des seventies avait étonnamment évité le sous-genre rape and revenge, pourtant en vogue dans la décennie précitée. A l’heure où la refonte de Dennis Illiadis a connu les honneurs des salles obscures, un autre produit, plus timoré, sort en festivals. I’ll never die alone, métrage argentin réalisé par Adrian Garcia Bogliano, déjà auteur de quatre films de genre, formellement et thématiquement à l’Ouest (le fameux 36 steps), opte pour un style très proche de celui, amateur, qui sévit lors des 70’s dans ces productions indie dont le film de Cunningham/Craven reste toujours l’un des plus éminents modèles. Mais bien loin de constituer un simple recyclage inepte, I’ll never die alone s’inspire de faits (ou plutôt de cas) réels, comme l’explique le réalisateur : "Dans certaines régions en Argentine, de jeunes types, les fils des personnes importantes ou riches maltraitent et tuent des filles de classe inférieure."

Un système de castes qui permet aux nantis de s’amuser de filles plus mal classées socialement en toute impunité. Un sentiment de révolte à l’origine que le cinéaste Bogliano, déjà auteur de quatre films de genre low budgets, veut mettre au centre de sa pellicule, qu’il dote d’un style très proche du cinéma d’exploitation des 70’s, caméra quasi amateur et photo baveuse à l’appui. Et, à l’instar des modèles durablement érigés dans le panorama cinématographique dit de genre, I’ll never die alone ne déroge pas à l’habituel cadre champêtre, tellement en opposition avec l’acte vil qui est commis sur les victimes non consentantes. Brillant dans ses idées, le cinéaste l’est largement moins une fois qu’il s’agit de passer à l’écran. L’apparat formel ne fait qu’accentuer l’amateurisme du film et l’inertie de cette bande mollassonne qui s’ingénie à soumettre au spectateur de longs plans fixes, limite expositifs, afin d’attiser répulsion et dégoût. Mais c’est que les cadrages, moins maîtrisés que dans les pires pornos estampillés Marc Dorcel, amenuisent la lisibilité d’une oeuvre déjà minée par une interprétation extrêmement plate. Pire, la scène de viol collectif, censée être le point d’orgue du métrage, se résume à l’une ou l’autre images redondantes devant lesquelles même le plus désaxé des pervers ne pourra pas prendre son pied. Du fixisme sur le visage peu contrarié d’une victime qu’on devine consentante aux close-ups sur le vomi final, tout se déroule machinalement sans créer le moindre impact et la séquence aboutit finalement à un paradoxe étonnant : Bogliano s’est fourvoyé en optant pour le plein-champ alors que d’autres films parviennent à susciter le malaise en ne sortant jamais de la suggestion. Résultat : sans empathie, le spectateur suit, impavide, la suite des événements en priant pour que le carnage annoncé ait lieu à un moment donné. Prière qui ne sera jamais exaucée...

I’ll never die alone ne tient aucune de ses promesses. Jamais angoissant, jamais dérangeant, le métrage se contente de reproduire quasiment à l’identique un I spit on your grave sans en atteindre à aucun moment l’efficacité.

Commentaires sur le film

4 etoiles

Pas d’accord. Une bombe.

1er mai 2012 à 14:05

4 etoiles

Un rape et Revenge étonnant : économie de dialogues, amateurisme revendiqué, grain très esthétique. Un très bon film, parfois malsain (le viol), quelques plans travaillés et une forme de brutalité (syllepse) qui en font un spectacle de qualité malgré un parti pris peu enclin aux compromis.

1er mai 2012 à 15:05
NO MORIRE SOLA

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

9 décembre 2012 à 05:12 | Par NO MORIRE SOLA

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