Critique de film

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Horror Stories 2

"Mu-seo-un Iyagi 2"
affiche du film

Si vous n’avez pas vu les tronches aussi pâles que des Alka Seltzer des spectateurs du premier volet, voici un petit récap’ pour les no vices : cette galette numero dos est un melting-pot d’horreur pure qui ferait passer Par anormal Activity pour un remake d’Oggy et les Cafards, avec autant de sang que de f lotte dans le Titanic et de la trouille à mouiller ses mocassins ! Au menu : un su rvival au sommet pour un Snickers. On aurait préféré Côte d’Or en bons Belges, mais là on parle de deux crétins coincés sur une paroi rocheuse à 600 mètres de haut qui n’o nt pas becqueté depuis 6 jours... On pourrait aussi vous parler de ces étudiantes qui bouffent le bitume comme des pétées et font plaisir à tous ces misogynes qui rot ent du « femme au volant, danger au tournant ! ». Ou même, on pourrait insister sur ce prof qui décide de s’échapper du monde et qui a le malheur de demander conseil à une adoratrice de Satan : pour se faire maroufler la devanture par le big boss du 666 , c’est l’idéal ! Enfin, on ne va pas insister : ce ne sont là que quelques amuse-bouches pour votre virée en enfer. Aller simple, bien sûr...

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Trailer - Horror Stories (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Horror stories 2 - De Dead End à Snot Rockets
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2014

La tradition du film à sketches, initiée par Kwaidan, a connu son apogée lors des eighties et n’a cessé depuis de trouver des émules aux quatre coins du globe. Le succès récent des anthologies ricaine V/H/S et internationale ABC’s of Death ne pouvait laisser indifférents ces frustrés de la cam, impatients de voir leurs multiples projets de longs se boucler, qui voient dans ces florilèges l’occasion de boucler en quelques semaines un nouveau tournage. Côté asiatique, tandis que les Indonésiens Timo Tjahjanto (Macabre) et Gareth Evans (The Raid) signaient le meilleur segment de V/H/S 2, les Thaïlandais s’illustraient dans le domaine en produisant coup sur coup les anthologies de trouille 4Bia (Phobia) et 3 a.m. et la Corée du Sud s’offrait son propre train-fantôme avec Horror Stories basé sur le principe d’histoires à faire peur. A l’orientale : les Contes des mille et une nuits dans le rétro, les 5 réalisateurs faisaient conter leurs histoires par une jeune femme recourant à leur narration pour bénéficier d’un peu de répit avant de goûter à la lame de son tortionnaire.

Pour l’heure, l’histoire "liante" suit un chef de département et une nouvelle employée d’une agence d’assurances dans le sous-sol des archives où ils consultent d’anciens dossiers. Grâce aux pouvoirs surnaturels de la jeune Se-Young, ils découvrent ce qui s’est réellement produit dans trois cas non élucidés. Le premier cas, Cliff signé Sung-ho Kim (scénariste d’Into the Mirror), suit deux amis alpinistes qui se paient une petite expédition à flanc de montagne. Au moment de s’offrir une jolie petite photo-souvenir, un rocher se détache sous leurs pieds et les entraîne dans le vide. Ils se retrouvent coincés sur une saillie en contrebas, sans aucune issue avec, pour seul repas, une barre de Snickers. Ce condensé de glucides et lipides, délicieusement fourré de cacahuètes et nappé de caramel, devient l’obsession des deux varappeurs qui sont prêts à mettre leur vie en danger pour en mordre un simple morceau. Tenaillés par la faim, les héros contractent une paranoïa aiguë et se retrouvent confrontés à d’effrayantes apparitions. Une banale histoire de fantômes et de vengeance qui trouve son originalité dans cette situation singulière et l’exploite parfaitement sur son format de 25 minutes quand d’autres optent pour 127 heures pour pareille mésaventure.

Le deuxième segment, intitulé Accident, est sans conteste le plus faible du lot. Il se concentre sur trois jeunes filles, Ji-Eun, Mi-Ra et Sun-Joo, qui viennent d’échouer à un examen important et décident de s’offrir une dérive totale le temps d’une soirée. Fortement avinées, les dévergondées roulent sur les chapeaux de roue sur de petites routes de montagne et, bardaf, c’est l’embardée, se paient un tonneau (récipient idéal pour le vin, ceci dit). Plus de peur que de mal : elles se remettent tant bien que mal de leur carambolage et tentent désespérément de trouver de l’aide dans ce bled perdu. Mais cette petite escapade nocturne s’assimile à une expédition dans un monde cauchemardesque. La virée et son dénouement évoquent d’autres titres qui ont emprunté exactement les mêmes plates-bandes (mais avec plus de brio) comme Dead End ou même le court-métrage 2 soeurs d’Emmanuel Jespers. Rien de bien neuf sous la lune sud-coréenne, à moins qu’un grain de folie ne vienne enrayer une machinerie certes bien huilée mais trop ronronnante ?

Ce grain est introduit par Jung Bum-sik, rompu à l’exercice des films à sketches puisqu’il s’est déjà illustré sur le précédent volet et sur Epitaph. Avec The Escape, le réalisateur tutoie le génie burlesque et surréel d’auteurs comme Matsumoto ou Yudai Yamaguchi dont les respectifs Symbol et Snot Rockets sont devenus de cultissimes parangons du portnawak. Byeong-shin est un jeune enseignant qui vit la pire des humiliations pour son premier jour de cours (pantalon baissé, floche à l’air devant une nuée de jeunes adolescentes, on connaît meilleure entrée en matière !) et décide de mettre fin à ses jours. Se résignant, il décide de céder aux sirènes de l’autre monde dont la clé d’accès lui a été donné par l’une de ses élèves qui passe le plus clair de son temps à invoquer Satan. Le hic, c’est que ce petit séjour dans l’au-delà s’apparente à un aller sans retour. A moins de se plier aux conditions ultra-drastiques permettant le retour dans le monde réel.... Pour tisser son monde parallèle, Jung Bum-sik opte pour une outrance gore et un décalage tout droits sortis d’un manga et des créatures qui ne dépareilleraient pas dans un bouquin de Lovecraft.

Ce condensé de démence relève d’un fameux cran cette nouvelle anthologie que rien, jusque-là, ne distinguait du tout venant. Horror stories 2 se révèle donc au final une très bonne surprise capable de mettre à l’amende les florilèges caméscopés de ces dernières années.


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