Critique de film

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Grave Encounters 2

"Grave Encounters 2"
affiche du film

Un groupe d'étudiants en cinéma retourne là où les horribles incidents du premier film se sont passés. Ils vont réaliser que Grave Encounters n'était pas juste un film, mais la réalité...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Grave encounters 2 - Et le Black out ?
Par : Damien Taymans

La BBFC, en se montrant toujours aussi restrictive à l’égard de toutes les effusions sanguinolentes, rend un fier service à ses compatriotes en leur permettant d’éviter temporairement cette séquelle inattendue du navet Grave encounters, lui-même frappé d’une limite aux moins de 15 ans dans la perfide Albion. Bégueule, la Commission anglaise ou simplement clairvoyante ? Pas certain d’ailleurs que ses membres aient tenu la distance devant ce pillage honteux du registre "documenteur", plagiant des séquences de la franchise Rec (vision nocturne et tout le toutim avec, en guise de cerise sur le sundae, une prise de vue reproduite au millimètre près), incorporant des branchages de la forêt de Blair Witch Project et recyclant sans vergogne le calque déjà apposé par Dick Beebe et Joe Berlinger sur le film de Sanchez et Myrick dans Book of Shadows : Blair Witch 2. Cherchant à établir une mythologie dans la lignée de celle de leurs illustres aînés, les Vicious Brothers appliquent à leur tour le filtre méta et offrent une version béta (ou bêta ?) de leur premier rejeton...

Alex, un étudiant en cinéma à la mèche rebelle, balance sur la Toile ses propres critiques des films qu’il mate, une main sur la télécommande, la seconde sous la couette. Fraîchement recoiffé devant sa webcam, il déblatère contre ces photoshopeurs qui, se réfugiant derrière une fausse bonne idée, composent des symphonies horrifiques ringardes. Sauf que les bouffons (comprendre, les frangins vicieux préalablement cités) auraient visiblement disparu de la circulation et leur péloche aurait ainsi connu une sortie posthume. Armé de sa caméra et accompagné d’une série de potos amputés d’une paire de chromosomes pourtant capitale, Alex mène une enquête sur ladite pellicule et finit par régler ses pas sur ceux de ses prédécesseurs en s’enfermant à son tour dans l’asile abandonné pour y tourner le film d’épouvante du siècle.

Après trois quarts d’heure d’exposition totalement facultative et vaguement irritante (a-t-on vu caricature de teenagers plus désespérante ?), le métrage de John Poliquin s’enterre dans un caveau demeuré tristement célèbre pour détenir les ossements des réalisateurs d’un found footage lambda qui se revendiquait "cool" et plutôt "malin" durant son entame pour s’abandonner ensuite aux sirènes de la peur à bas prix. La recette n’a depuis pas évolué d’un pouce : les désœuvrés disparaissent l’un après l’autre, malmenés par une puissance invisible figurant sans doute les âmes damnées du lieu, avant qu’un twist lourdingue ne vienne tenter de récupérer l’épave en plein naufrage. Entre temps, il aura fallu ingurgiter une kyrielle de répliques "fuckisées", des photos de paires de couilles, les larmoiements d’une bande de nazes et des scènes de flippe bas de gamme restituées grâce à une dizaine de caméras subtilement placées aux quatre coins du bâtiment.

Alors, on pourra toujours se moquer des Anglais et de leurs autobus à deux étages dans lesquels y a même pas de conducteur au-dessus, n’empêche qu’en matière de censure, ils font parfois un pré-tri sacré pour les spectateurs. Ah y a des fois où on regretterait le temps du Black out...


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