Critique de film

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Godzilla X Mechagodzilla

"Gojira tai Mekagojira"
affiche du film

Au lendemain de la venue du premier Godzilla en 1954, le gouvernement japonais met en place une force spécialisée dans la destruction des monstres. Très efficace, celle-ci résiste à bien des envahisseurs, mais pas à la venue de Godzilla en 1999. Le gouvernement japonais ne s'avoue pas vaincu et décide de créer un bio-robot à partir du mélange de la technologie de pointe et de l'ADN prélevé sur les restes du tout premier Godzilla. Akane Yashiro est nommée pilote.

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Trailer - Godzilla X Mechagodzilla (2002)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Godzilla X Mecha-Godzilla - Lézard Atomique contre Dragon Mécanique – Round 4
Par : Fred Pizzoferrato
Tags : Asiatique

1954. Le Japon est dévasté par Godzilla, lequel est finalement vaincu en étant privé d’oxygène par une arme redoutable dont le secret disparaît avec son créateur. Une force armée destinée à protéger le pays est mise en place et lutte efficacement contre divers monstres, dont Mothra.
1999. Un second Godzilla revient attaquer la nation et s’avère impossible à stopper. Un plan désespéré est alors initié : construire un robot biomécanique à partir du squelette du premier Big G disparu près d’un demi-siècle plus tôt.
2003. Mecha-Godzilla est prêt à défendre le Japon contre son plus redoutable ennemi…

Quatrième épisode de l’ère millenium (et 26ème volet de la saga !), Godzilla X Mechagodzilla confirme la bonne santé d’une franchise alors vieille de 50 ans. Après la réussite exceptionnelle de G.M.K. - Giant Monsters All Out Attack, ce nouveau volet poursuit sur une fort belle lancée mais évite astucieusement la surenchère. Cette fois Big G n’aura qu’un seul adversaire mais c’est sans doute un de ses plus fameux : le robot Kyriu (« dragon mécanique ») alias Mecha-godzilla déjà apparu en vedette à trois reprises au cours des décennies précédentes. Godzilla X Mechagodzilla constitue en effet le quatrième affrontement entre les deux adversaires mais cette version ne démérite pas, loin de là, devant les trois précédentes. Masaaki Tezuka reprend ici du service dans le fauteuil de réalisateur, la Toho ayant probablement été satisfaite de son très réussi Godzilla X Megaguirus tourné deux ans auparavant. La mise en scène s’avère donc efficace, parfois même inspirée, le cinéaste se permettant certains plans superbes, tant lors des destructions insensées que lors du final curieusement résigné et terriblement iconique qui laisse penser que la nature, finalement, aura toujours le dernier mot sur l’humanité et sa technologie.

En ce qui concerne l’aspect humain et dramatique, le métrage s’intéresse à la fois au passé de l’héroïne (laquelle se sent classiquement responsable de la mort de ses équipiers) et à une petite fille, Sara, traversée par des problèmes de conscience moraux qui trouveront finalement écho auprès des adultes interpellés par cette vision plus naïve du monde. Pour la satisfaction du spectateur masculin, Yumiko Shaku, jeune beauté de 25 ans au physique des plus attrayant, précédemment vue dans le sympathique Princesse Blade, incarne l’héroïne tiraillée par ses fautes passées et cherchant à se racheter. Une composition assez simple mais convaincante.

Néanmoins, si Godzilla X Mechagodzilla ne se prive pas de quelques considérations psychologiques un peu plus fouillées que de coutume, l’essentiel du métrage réside dans les destructions massives. Avec une durée réduite à 88 minutes, Masaaki Tezuka ne dévie jamais de sa ligne narratrice principale et aligne avec un vrai bonheur les combats entre monstres géants. Le rythme ne ralentit donc pratiquement pas et les dialogues et scènes d’exposition longuettes qui encombraient bien des épisodes de la saga sont cette fois réduits au minimum pour permettre deux duels titanesques entre le lézard géant et sa contrepartie robotisée.

Niveau effets spéciaux, ce Godzilla X Mechagodzilla combine astucieusement les techniques archaïques (maquettes, figurants en costumes de caoutchouc) et les innovations modernes permises par les images de synthèse. Ces dernières ne dominent donc pas le métrage mais permettent aux monstres de combattre de manière plus fluide et « réaliste » en usant également de leur rayon destructeur de manière explosive. Les dévastations engendrées par les duels entre le robot et Big G sont simplement incroyable et procurent au spectateur un plaisir immédiat et régressif de gamin ravi de balancer ses beaux jouets à travers toute la pièce. Situées majoritairement de nuit, ce qui leur confère un côté très impressionnant de part le contraste des lasers et autres flammes sur l’obscurité, les séquences d’action sont splendides et s’inscrivent immédiatement parmi les meilleures de toute l’histoire de Godzilla.

A la fois spectacle bourrin, divertissement enfantin et œuvre tentée par divers messages (écologiques et politiques en particulier), Godzilla X Mechagodzilla rassemble donc tous les éléments nécessaires à un kaizu-eiga réussi et prend sa place dans le peloton de tête des meilleurs Godzilla. Indispensable à tous les fans du genre, donc !

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