Critique de film

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Gabbo le ventriloque

"The Great Gabbo"
affiche du film

Gabbo est ventriloque. Bientôt, la relation qu'il entretient avec sa marionnette l'entraîne vers la folie.

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Trailer - Gabbo, le ventriloque (1929)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Gabbo, le ventriloque - Ciao pantin !
Par : Damien Taymans

Qui n’a jamais rêvé de voir le grand, que dis-je, l’immense, que dis-je, le phénoménal Gabbo ? Ventriloque de son état, l’arrogant Gabbo se produit dans de petits cafés-théâtres miteux et se venge ensuite sur sa partenaire qu’il accuse de faire foirer tous ses tours. Du coup, agacée, la belle prend la tangente, laissant le ventriloque solitaire pleurer sur son triste sort et se consoler avec sa marionnette ... (CENSURE). Deux ans plus tard, les deux éléments du tandem se retrouvent...

1929. Les mardis et jeudis noirs se succèdent, la Bourse s’apprête à s’effondrer, la Grande dépression pointe déjà le bout de son nez. Pendant ce temps, la belle et grande Hollywood, alors au faîte de sa gloire, profite de l’arrivée du cinéma parlant pour déverser sur les écrans américains de nombreuses comédies musicales ou reproductions théâtrales. Exploitant les autres formes d’expression artistiques qui s’apparentent au septième art (foires, music halls, opéras et théâtres, notamment), les réalisateurs de l’époque emplissent leurs oeuvres de morceaux minutieusement chorégraphiés et soigneusement orchestrés, profitant au mieux des possibilités offertes par la sonorisation et le dotant ainsi, par extension, du pouvoir de représenter les autres arts et de s’ériger par là-même en Art suprême.

James Cruze, immense cinéaste de l’ère muette, signe avec Gabbo le ventriloque son quatrième film parlant et profite de l’opportunité pour enivrer le public de mélodies entonnées sur une scène décorée avec faste, enjolivées par les -mouvements étourdissants d’une troupe de danseurs. Les tableaux, destinés à doter le métrage d’une durée honorable et à alimenter musicalement l’assistance, s’insinuent parfois efficacement dans l’histoire, comme l’illustrent les illusions fantasmatoires du ventriloque alors qu’il est dans sa loge. Le ballet des danseurs est incrusté en plusieurs endroits au sein de l’image réelle, suggérant l’aliénation progressive du personnage, procédé qui rappelle inévitablement l’introduction de L’Aurore de Murnau. Empreints d’un symbolisme patent, les passages chantés reflètent l’instabilité mentale du personnage-titre (l’immense toile d’araignée évoque l’emprise que Gabbo exerce sur son ex-partenaire en même temps qu’elle stigmatise l’impossible échappée du ventriloque) et soutiennent un argument fantastique peu prégnant. Gabbo le ventriloque cultive en effet cette inquiétante étrangeté chère à Poe en maintenant le doute quant à la santé mentale du ventriloque dont la conscience est altérée par la poupée Otto, révélatrice d’une facette plus amène de son propriétaire. Ce dernier est campé par Erich von Stroheim, immense acteur d’origine autrichienne qui a entamé sa carrière par un petit rôle dans Naissance d’une nation de Griffith avant de devenir assistant du cinéaste, puis de tourner pour Jean Renoir et Robert Siodmak, entre autres. Il livre ici une prestation fort éloignée de celle de son Portrait de femmes, incarnant un ténébreux et plutôt inexpressif Gabbo et donnant peu de relief à ce personnage taciturne.

Basé sur un scénario des plus classique inspiré d’une histoire de Ben Hecht (Les nuits de Chicago, La Chose d’un autre monde), Gabbo le ventriloque propose un spectacle parfois convainquant souvent ennuyeux, miné par les trop nombreux tableaux musicaux qui atténuent un rythme pas très enlevé.


Commentaires sur le film

Vive Erich !

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

On peut critiquer à loisir , donner des détails techniques ou historiques , le fait est que ne serait-ce que pour voir la performance d’Erich von Stroheim et écouter le timbre de sa voix et son phrasé reconnaissable entre mille , ce film est un petit bijou que l’on regarde d’un bout à l’autre sans piper mot si on est un amoureux du cinéma ! Sans oublier non plus la qualité de certains des ballets , notamment ceux de claquettes et aussi la qualité des choeurs (écoutez bien les passages à 3 ou 4 voix) .
J’ai aimé ce film.

20 avril 2012 à 11:04 | Par altiplano01

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