Critique de film

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G.I. Joe, le Réveil du Cobra

"G.I. Joe, Rise of Cobra"
affiche du film

Du désert égyptien aux profondeurs de la calotte glacière, l'équipe d'élite G.I. Joe (un acronyme pour Global Integrated Joint Operating Entity), forte d'un équipement militaire et de techniques d'espionnage futuristes, affronte le trafiquant d'armes Destro et lutte contre la mystérieuse organisation Cobra qui menacent de plonger le monde dans le chaos.

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Trailer - G. I. Joe, Le réveil du Cobra (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de GI Joe - L’étoffe des héros
Par : Chroniqueurs

Par Dante

L’été est souvent le théâtre d’affrontements dantesques entre des blockbusters américains boursoufflés animés du seul désir de rentabilité. Et en cette saison estivale de 2009, trois films combattaient dans la même catégorie. Le premier sorti, Terminator Renaissance, s’est relevé être le plus intelligent du lot et le plus respectueux de l’univers qu’il abordait, tout en étant le moins rentable de sa saga. Le second était bien sûr le raz-de-marée du demi-dieu Michael Bay et ses Transformers, gros pot pourri putassier qui ne cache jamais sa volonté de ratisser à tous les niveaux. Et le dernier du lot, souvent considéré comme l’outsider, était le retour de Stephen Sommers accompagné cette fois de GI Joe.

GI Joe, tout comme les Transformers, est à l’origine une série de jouets, autour desquels s’est développé tout un univers au fil des années, tournant autour de la bravoure des soldats américains. Une mythologie toute indiquée pour Hollywood, avec son lot de gentils super gentils et de méchants très méchants qui veulent contrôler le monde. Et le scénario du film n’ira jamais bien plus loin, puisque l’histoire, simpliste, aurait très bien pu être développée dans un épisode de dessin animé. Mais là n’est pas le but du film de Stephen Sommers, connu pour sa générosité quand il s’agit d’investir des univers connus (La momie, Van Helsing), mais également réputé pour son incapacité à insuffler un zeste d’épique et de grandeur dans ses films.

Or, GI Joe semble échapper à cette malédiction, peut-être parce que le public français connait peu (voire pas) l’univers des poupées méga-armées. Ici pas qestion de s’embarrasser de quelque obligation scénaristique que ce soit, le cinéaste se contente du nécessaire pour esquisser son histoire, c’est-à-dire deux camps (les gentils et les méchants) et un but : une valise et, par extension, le contrôle du monde. A partir de là, le bonhomme se lance avec bonne humeur dans une suite de combats, de démonstrations pyrotechniques et de blagues à deux balles pendant près de 2h sans jamais faiblir. Un tour de force, au niveau du rythme en tout cas, car on ne s’ennuie presque pas, malgré la durée excessive de certains affrontements, ce qui n’était pas le cas de son confrère robotique. Mais comme tout bon gros film bourrin, GI Joe n’a absolument rien dans le ciboulot, à l’instar de ses héros, une belle brochette d’acteurs translucides qui tentent tant bien que mal de faire vivre leur personnage au milieu des explosions et des gunfights. Reste quelques flash back explicatifs, lancés ça et là au gré de l’action, qui tourne très rapidement au ridicule tant la démarche est pachydermique. Et pourtant Sommers a su se concocter un casting des plus étonnants puisqu’on y compte le toujours bon Dennis Quaid, l’anglais Christopher Eccleston (Doctor Who), le trop rare Jonathan Pryce et une apparition de Brendan Fraser. Mais Sommers, en businessman de l’image, met surtout en avant la plastique impeccablement moulée dans un costume de cuir de Sienna Miller qui vient titiller Megan Fox au rang de "starlette de l’été", épaulée par la plus fade Rachel Nichols.

Alors oui c’est bas du front. Oui, ça n’a aucun intérêt cinématographique. Oui, les ficelles sont énormes à l’image des viaducs qui nous promettent un second épisode. Mais voir un grand enfant comme Stephen Sommers jouer à GI Joe devant nous (avec l’aide de quelques millions de dollars) se révèle un réel plaisir. Peut être parce qu’on n’a pas l’impression d’être pris pour des vaches à lait comme devant les films estampillés Michael Bay. Au final, un divertissement généreux et sincère, un vrai plaisir coupable.


Critique G.I. Joe, le Réveil du Cobra - Ca a bien changé la guerre !
Par : Quentin Meignant
Tags : Action

Projet pharaonique initié dans la foulée de l’adaptation des jouets Transformers, G.I. Joe, le Réveil du Cobra comptait, avant même sa sortie, sur l’appui de millions de fans à travers le monde, fans dont l’enfance a été bercée par les gammes ludiques créées par Hasbro. Depuis 1963, la firme a en effet trouvé la parade à la poupée Barbie en proposant aux jeunes enfants des figurines représentant des soldats. Tour à tour aventuriers puis espions, les G.I. Joe ont su s’adapter aux exigences d’un marché en constante évolution, les consommateurs succombant bien souvent à des effets de mode. C’est d’ailleurs le cas de cette adaptation cinématographique, empruntant les chemins de traverse de Transformers pour s’ériger en blockbuster estival à succès. Avec un Stephen Sommers roué aux exigences d’un tel exercice, G.I. Joe, le Réveil du Cobra ne pouvait que percer au box-office, d’autant que le scénario, à mi-chemin entre film d’espionnage (et ses gadgets) et actioner SF, se voulait extrêmement vendeur. Ripcord et Duke sont deux soldats d’élite qui, en défendant des ogives révolutionnaires, font connaissance avec une armée secrète, la Global Integrated Joint Operating Entity (G.I. Joe). Ils font équipe pour lutter contre le trafiquant d’armes Destro et la mystérieuse organisation Cobra qui menacent de plonger le monde dans le chaos.

Ceux qui entrevoyaient en G.I. Joe, le Réveil du Cobra une œuvre profonde au scénario machiavélique en sont pour leurs frais dès les premiers instants. En effet, tandis que la séquence d’entame met au jour les brillants gadgets mis sur pieds par Hasbro (et habilement repris par Sommers), la suite des événements lance d’emblée LE blockbuster estival de l’année. Combats aériens, bombardements, combats en tous genre, G.I. Joe, le Réveil du Cobra plonge immédiatement dans une brêche qui ne se refermera que deux heures plus tard : celle du spectacle à tout prix.

Rythmé au possible, l’ensemble s’offre alors avec une légèreté déconcertante. Pas profond pour un sous, le scénario fait la part belle aux scènes de combat, mettant toujours en valeurs les splendides effets spéciaux d’une équipe jamais en manque d’imagination quand il s’agit d’exploser les impeccables décors mis en valeur pas l’habile caméra de Sommers. Car, si G.I. Joe demeure une énorme déception au point de vue scénaristique, le métrage s’avère être techniquement parfait. Toujours plus fort, toujours plus hargneux, l’aspect visuel ne souffre que d’un seul défaut : celui d’être grand public. En effet, au vu de l’impressionnante chorégraphie des combats et du nombre de morts présents sur la bande, Paramount aurait dû choisir de décliner l’action de son œuvre de manière plus réaliste, laissant gicler le sang à tout va, à l’image d’un 300 bien plus honnête de ce point de vue. D’ailleurs cette tare, plutôt dérangeante pour une telle œuvre (que beaucoup espéraient plus jusqu’auboutiste), est encore renforcée par l’humour lourdingue de personnages franchement transparents, par ailleurs incarnés par des comédiens bien peu inspirés. Entre une Sienna Miller, sexy mais pas vraiment à sa place, un Marlon Wayans, cabotin comme à son habitude, et Channing Tatum, pas assez charismatique, G.I. Joe souffre d’une légèreté bien trop prégnante.

Insouciant au point d’en être naïf, G.I. Joe, le Réveil du Cobra déçoit mais parvient à maintenir un certain intérêt grâce à un rythme débridé. Actioner SF décérébré, le métrage de Sommers est un spectacle total qui fera certainement plaisir aux fans d’une franchise qui risque de se décliner encore et encore dans les années à venir. Pour le meilleur… et pour le pire.


Critique de G.I. Joe - Les figurines de notre enfance
Par : Samuel Tubez

Quand on va voir G.I. Joe, on sait précisément où on met les pieds : en plein dans le pop-corn. Avec un tel film, inspiré de jouets créés par Hasbro en 1964 (eux-mêmes tirés d’une BD datant de 1942), et orchestré par le réalisateur de Van Helsing, on sait d’avance que le produit, opportuniste à crever, sera exempt de toute profondeur et que le spectacle sera calibré pour tous les publics. Formatage, quand tu nous tiens…

Ripcord et Duke, deux soldats d’élite dont la mission est de défendre des ogives dévastatrices d’un nouveau type, vont faire la connaissance et intégrer l’armée secrète des G.I. Joe (Global Integrated Joint Operating Entity). Disposant d’un équipement militaire et de techniques d’espionnage futuristes, ces soldats d’un nouveau type affrontent le trafiquant d’armes Destro ainsi que la mystérieuse organisation terroriste Cobra, qui menacent de plonger le monde dans le chaos.

Rappelons qu’avant de plonger corps et âme au sein des productions clinquantes qui ne visent qu’à rapporter un max de fric (au hasard : La Momie, Le retour de la Momie, Van Helsing), Stephen Sommers avait fait un petit film fantastique bien sympatoche avec Treat Williams et Famke Janssen : Un cri dans l’océan (Deep Rising) que ça s’appelait. Mais cela fait déjà bien longtemps (1997) et désormais, ce film de monstre marin fait presque figure d’intrus au sein de la filmographie du monsieur. Aujourd’hui, avec G.I. Joe, Sommers atteint un sommet dans l’art de l’entertainment décérébré et semble désormais empêtré dans le milieu jusqu’au cou. On voit mal comment l’homme pourrait revenir à quelque chose de plus simple, de plus authentique. G.I. Joe c’est l’apologie du numérique et de l’action non-stop. Michael Bay a du souci à se faire, Sommers joue dans la même catégorie et il fait presque mieux que son concurrent ! Malheureusement pour ce dernier, il n’a pas la Megan Fox au générique qui lui permet d’attirer en plus quelques millions de spectateurs en rut (vous seriez étonné de voir le nombre de mâle qui vont voir Transformers 2 rien que pour cette pouffe !). Néanmoins, Sommers, lui, fait moins de blagues pourries et livre des scènes d’action presque lisibles, ce qui rend son film beaucoup plus sympathique que l’étron mécanique de Bay. En plus, son casting est aussi touffu qu’inégal, voire même improbable : Channing Tatum (Public enemies) ainsi que Marlon Wayans sont tour à tour inconsistant et insupportable dans les rôles principaux, Ray Park (X-Men) assure comme une bête dans les bastons acrobatiques, Sienna Miller (Layer cake) n’est pas vraiment à sa place, Dennis Quaid s’éclate comme un petit cabotin, la gueule d’Arnold Vosloo (La Momie himself !) traverse les scènes en sifflotant, Saïd Taghmaoui (La Haine) joue le cerveau de l’équipe, Brendan Fraser fait un petit caméo non crédité, etc. etc. Un joli mélange qui reflète bien le projet, aussi généreux qu’opportuniste et aussi con que factice. Le grand enfant qui sommeille ressurgira peut être par instants (la poursuite dans Paris, Waouw !!), l’adulte que vous êtes devenus sera gavé par le trop-plein d’action et le cinéphile qui reste se dira : putain, qu’est-ce que c’était con !

Stephen Sommers s’amuse avec ses G.I. Joe de chair comme nous jouions avec nos soldats de plastique à l’époque de l’insouciance. En résulte un gros plaisir de gamin pour les (grands) gamins, bourré d’action et bien con comme il faut. Même si on aurait pu souhaiter une intrigue plus fouillée mêlant espionnage et action, on ne peut pas vraiment en vouloir au réalisateur. Merde, c’est G.I. Joe, à quoi vous vous attendiez d’autre !?


BACK TO THE FEATURE
Par : Quentin Meignant

Révolution ludique

1963. Depuis 4 ans, la firme Mattel a lancé un jout qui a révolutionné l’industrie, conquérant au passage le cœur de toutes les fillettes, la Barbie. La société Hasbro, fort présente dans le monde du jouet en ressent les effets et cherche une création capable de concurrencer la blonde aux formes aguichantes. La solution viendra d’un consultant d’Hasbro qui trouva l’idée de créer un héros pour jeunes garçons, le G.I. Joe. Soldat articulé de 30 cm, l’objet frappe de plein fouet l’industrie du jouet pour s’imposer rapidement comme le maître achat d’une jeunesse en manque de sensations. Rapidement portée au devant de la scène, la firme déchante néanmoins à cause de la guerre du Vietnam qui donne mauvaise conscience au peuple américain qui, petit à petit, boude son armée et donc, tous ses produits dérivés. En plein creux, Hasbro décide alors de muer son héros en explorateur, personnage bien plus vendeur qui, de plus, se miniaturise afin d’acquérir la taille bien plus pratique de 9,5 cm.

Les aléas de la mode se chargeront alors de transformer le personnage en véritable espion, membre d’une troupe secrète aux multiples personnages et aux véhicules. C’est dans cette mouvance que Snake Eyes fait son apparition en 1982. Tout d’abord développé en tant que figurine, le héros est présenté comme étant un sergent de première classe de l’U.S. Army qui, après avoir suivi une formation de commando, incorpore la troupe secrète des G.I. Joe, chargé d’opérations discrètes et à haut risques censées combattre le terrorisme international. Spécialiste du combat à mains nues, Snake Eyes ne tarde pas à charmer les collectionneurs grâce à une petite révolution signée Marvel.

En effet, la firme, chargée de mettre en image des comics mettant en scène les héros tirés des figurines de la société Hasbro, ne tarde pas à faire de Snake Eyes un ninja dont la formation a eu lieu dans son pays d’origine, le Japon, par un maître en arts-martiaux.

De nos jours, alors G.I. Joe, le Réveil du Cobra, l’adaptation cinématographique de la franchise, a enregistré d’excellentes recettes au box-office, Hasbro en a profité pour remettre ses jouets au goût du jour. La société propose à nouveau des figurines de Snake Eyes, celles-ci se déclinant à différentes tailles, allant même jusqu’à renouer avec le format de 30 cm initialement inventé.

Kung-fou

Très vite, Snake Eyes s’impose comme un héros de premier ordre et Hasbro multiplie la fabrication du personnage en figurine tant le succès est au rendez-vous. Spécialiste en kung-fu, la figurine se voit parée d’un sabre, tandis que le personnage en lui-même est habillé d’une combinaison noire qui ne laisse rien entrevoir de son corps. Doté d’un masque qui ne laisse même pas paraître ses yeux, Snake Eyes devient l’un des chouchous du public, malgré une relative discrétion quant à ses origines et à son histoire que Marvel laisse étrangement de côté, préférant s’atteler à développer les autres personnages.

Super-gentil contre super-méchant

Vu le succès de la figurine, Hasbro ne tarde pas à lui trouver un pendant méchant, un ninja du nom de Storm Shadow luttant pour le chef Cobra, fondateur d’un redoutable groupe terroriste. La confrontation des figurines, l’une noire, la gentille, et l’autre étrangement blanche, la vilaine, ne tarde pas non plus à faire un véritable carton. Il en va bien entendu de même pour les comics qui s’écoulent d’autant mieux que Marvel garde encore une fois le mystère quant à ces deux personnages qui, visiblement se détestent sans aucune explication plausible. Pourtant, les premières aventures mettant en scène les deux personnages unis au sein de la LRRP (Long Range Reconnaissance Patrol)…

Approfondissement cinématographique

Il fallut en fait attendre le métrage de Stephen Sommers, G.I. Joe, le réveil du Cobra, sorti en août 2009, pour réellement découvrir Snake Eyes, son passé et sa psychologie. Incarné par le comédien Ray Park, le personnage acquiert une dimension différente, le réalisateur mettant en lumière les événements antérieurs qui ont émaillé une vie bien remplie.

La vie de Snake Eyes, un orphelin des rues, commence véritablement lorsqu’il s’introduit dans les cuisines d’un restaurant tenu par un maître du kung-fu. Il est accueilli de manière belliqueuse par Storm Shadow, un protégé du maître, qui tente de mettre en fuite le jeune voleur. Après un terrible combat où Snake Eyes fait preuve de bravoure face au vicieux adversaire, le maître décide de prendre le jeune homme sous son aile car ses capacités à combattre sont tout simplement exceptionnelles.

Après quelques temps de formation, Snake Eyes progresse et parvient à battre Storm Shadow, ce qui vaut à ce dernier une raillerie du maître. Le méchant Storm Shadow s’introduit plus tard chez le maître pour le tuer et laisse une seconde fois Snake Eyes orphelin. Des années plus tard, les deux ennemis se retrouvent dans des camps adverses, Snake Eyes luttant pour le compte de la troupe des G.I. Joe, tandis que Storm Shadow fait partie du groupe terroriste mené par le Cobra.

Devenu adulte, Snake Eyes ne parle jamais, encore choqué par son enfance orpheline et plus encore par le meurtre crapuleux de son maître. Il est l’un des héros phares des G.I. Joe et ne laisse personne indifférent grâce à sa bravoure. N’hésitant pas à aller au feu de manière agile et discrète, il combat à coups de sabres toute personne se mettant en travers du chemin de la justice et de la paix. Bien conscient de l’aura du personnage, due en partie à sa poignante histoire, Stephen Sommers en fait l’un des principaux protagonistes, brillant surtout dans les scènes de combat.

Les affrontements avec Storm Shadow donnent d’ailleurs lieu à de grands moments de spectacle à la chorégraphie impeccable ainsi qu’à des moments d’action rythmés et époustouflant. Ces derniers trouvent par ailleurs leur paroxysme lors d’une scène où Snake Eyes se retrouve accroché au bas du véhicule où se trouvent les hommes de mains de Cobra, La Baronne et Storm Shadow, en plein Paris.

S’il est certain que G.I. Joe, le Réveil du Cobra demeure plus le péché coupable d’un fan devenu réalisateur qu’un véritable chef-d’œuvre, le développement du personnage Snake Eyes est totalement admirable et appelle une présence encore plus accrue dans un éventuel deuxième volet cinématographique des aventures de la troupe G.I. Joe.

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