Critique de film

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Fragile

"Frágiles"
affiche du film
  • Année de production : 2005
  • Réalisateurs : Jaume Balaguero
  • Scénaristes : Jaume Balaguero, Jordi Galcerán
  • Acteurs : Calista Flockhart, Elena Anaya, Yasmin Murphy, Gemma Jones, Richard Roxburgh
  • Musique : Roque Baños
  • Genre : Horreur - Fantômes
  • Pays d'origine : Espagne
  • Durée : 1h33
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Barcelona Film Awards de la Meilleure photographie et du Meilleur montage (2006) Nominé aux Barcelona Film Awards de la Meilleure actrice (Elena Anaya), Meilleur réalisateur et Meilleure musique (2006) Nominé au CEC Award de la Meilleure musique (2006) Goya Award des Meilleurs effets spéciaux (2006) Nominé au Goya Award de la Meilleure musique (2006) Prix de l'Audience, Prix 13ème rue, Prix spécial du jury et Prix du jeune public au festival de Gerardmer (2006)

Sur son nouveau lieu de travail, un hôpital pour enfants délabré, une infirmière essaie désespérément de protéger les patients, victimes à de mystérieuses attaques...

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Trailer - Fragile (2005)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Fragile - L’hôpital et ses fantômes
Par : Damien Taymans
Tags : Fantômes

L’hôpital pour enfants Mercy Falls est sur le point de fermer ses portes. Devenu vétuste, l’endroit n’est plus suffisamment sécurisé pour y accueillir des malades. Seulement, un accident ferroviaire d’une gravité sans précédent surbooke les chambres du milieu hospitalier où les enfants sont peu à peu envoyés afin de vider les lieux. Du coup, une poignée de mômes attendent patiemment de pouvoir quitter l’endroit. C’est dans ce contexte qu’apparaît Amy, infirmière déprimée depuis une expérience malheureuse, qui accepte de remplacer momentanément la précédente employée qui a mystérieusement quitté son poste. Peu à peu, Amy découvre le terrible secret de l’endroit : un fantôme malfaisant hante les lieux et torture parfois certains enfants…

Le nom de Jaume Balaguero se retrouve sur toutes les lèvres dès qu’est abordé le thème de la résurrection du cinéma fantastique espagnol de cette dernière décennie, un cinéma qui n’est jamais vraiment mort même s’il avait bien du mal à s’imposer à côté d’un septième art ibère plus « dramatique » et « réaliste ». Fort du succès de son premier ouvrage, La Secte sans nom, thriller anxiogène mettant en scène une enquête maternelle destinée à retrouver la trace de son enfant disparue qui vient mystérieusement de refaire surface, Balaguero s’était lancé dans une aventure davantage ésotérique en réalisant Darkness, production espagnole aux accents anglophones prégnants, reprise traditionnelle du thème des maisons hantées puisant largement ses références dans les classiques du genre. Suivant l’adage selon lequel on ne change pas une équipe qui gagne, Balaguero réutilise les mêmes armes que pour son précédent opus. Niveau prod’, la Fantastic factory de Yuzna et Fernandez est toujours de la fête avec un casting toujours aussi cosmopolite (Calista Ally McBeal Flockhart et l’Aussie Richard Roxburgh), tant qu’à faire, l’intrigue se dote de nouveau de fantômes et de moutards.

Fragile ne se cantonne pourtant pas à fournir une ultime resucée de ghost story hispanique version Balaguero. Le réal s’est bien gardé d’aciduler la sauce douce-amère de son Darkness et s’est au contraire échiné à l’adoucir quelque peu afin d’éviter une surenchère indigeste sur fond de conservation inerte de son ambiance anxiogène. Toujours aussi expositive, l’atmosphère implantée dans Fragile contraste radicalement avec celle, ténébreuse, qui régnait dans Darkness. L’obscurité omniprésente laisse place à une clarté sépia orientée vers la nostalgie et la mélancolie. Amy, hantée par son passé, dévorée par la culpabilité, constitue le pendant humain de ces lieux désolés et désolants à peine nantis de l’un ou l’autre ornement mural en guise de souvenir du monde des vivants. Sise au premier étage du bâtiment, l’action se teinte de l’état d’esprit de son héroïne qui ne s’aventure que peu souvent dans le deuxième étage barricadé où séjourne la « fille mécanique », personnage que tous connaissent mais refusent de reconnaître, préférant enterrer le passé en abandonnant son antre au profit d’un purgatoire situé entre deux eaux. Entre le rez-de-chaussée représentant le monde des vivants (la proximité de la sortie) et ce deuxième étage sanctifiant celui des morts, un immense couloir livide dans lequel vie et trépas se côtoient dangereusement, des interactions qui provoquent force fractures (le mot n’est pas gratuit) dans la barrière de l’espace-temps construit par l’auteur. En guise de viatique, Amy (l’excellente et habitée Calista) se repait de sa relation avec la petite Maggie à l’article de la mort, trouvant dans son salut la potentialité du sien. Deux destins étroitement liés interdépendants face aux dangers qui les guettent.

De main de maître, Balaguero signe avec Fragile une variation poétique des films de fantômes, évitant remarquablement de sombrer dans une surenchère d’effets terrifiants, polissant sa photographie à l’excès pour capter au mieux la froideur de son sujet, instaurant une puissance relationnelle entre les personnages et ce qui les entoure (l’affiliation avec L’échine du diable du génial Del Toro tout aussi poétique). Au-delà de la frayeur qu’engendre l’entrée du fantastique dans le quotidien (deux ou trois scènes de trouille peu efficaces), Balaguero crée une connexion entre ces deux univers à l’éloignement relatif.
Fragile, titre qui amène une triple évocation à l’ostéogenèse imparfaite (la fameuse maladie des os de verre déjà évoquée dans Incassable), à la personnalité de ses personnages et à la relation qui s’établit entre tous ces êtres, ne qualifie aucunement la qualité formelle et sémantique de l’œuvre de Balaguero qui signe avec ce métrage l’un de ses meilleurs essais et son sacre en tant que véritable maître du fantastique.

Commentaires sur le film

Du grand Balaguero !

4 etoiles

Quand on vous le dit qu’il est bon Balaguero ! Fragile en est la preuve ultime !

21 septembre 2008 à 00:09 | Par snake
Quand Ally nous fait peur !

4 etoiles

Encore une fois Balaguero met tout en œuvre pour nous faire peur et c’est réussit ! Quand à Calista Flockhart elle nous offre un rôle hors du commun qui nous change de Ally McBeal, un bon moment de cinéma !

21 septembre 2008 à 13:09 | Par Carrie
Quand Ally nous fait peur !

4 etoiles

Encore une fois Balaguero met tout en œuvre pour nous faire peur et c’est réussit ! Quand à Calista Flockhart elle nous offre un rôle hors du commun qui nous change de Ally McBeal, un bon moment de cinéma !

21 septembre 2008 à 13:09 | Par Carrie
Déception

4 etoiles

Chaque fois que je visionne un film de balaguero, j’ai peur, peur de m’ennuyer vu le rythme et le sujet, puis cette ennui se dissipe et que reste t’il sur la fin ? ben sur la fin j’ai peur, peur tout court.

Par contre pour fragile j’’étais un poil déçu

2 octobre 2008 à 14:10 | Par Isokilla
si ça c est un grand film

1 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Franchement, balagueró est surestimé.
Et cet opus sans doute avec darkness les pires.
Je crois qu en voyant un on les a tous vus.
Je ne peux pas croire que ce petit film ait effrayé quiconque

25 décembre 2008 à 19:12 | Par JB Neja

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