Critique de film

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Fear of the dark

"Fear of the dark"
affiche du film

Ryan Billings, un jeune garçon de 12 ans souffre d'une peur aigue du noir. Il passe toute les nuits éveillé en laissant la lumière allumée, attendant et imaginant le mal devenir plus fort dans l'obscurité. Son frère ainé Dale, pense que ce n'est rien et que Ryan fait tout cela pour attirer l'attention. Alors qu'ils doivent s'absenter pour la soirée, leurs parents confient à Dale le soin de surveiller son petit frère. Mais dehors un orage éclate et le courant est coupé dans le quartier. Ryan sait que les forces du mal viennent finalement le chercher...

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Trailer - Fear of dark (2002)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Fear of dark - Le peuple des ténèbres
Par : Damien Taymans
Tags : Fantômes, Monstres

Fear of dark ne fait pas dans l’originalité. Des Griffes de la nuit à Darkness Falls en passant par They, le peuple des ténèbres, nombre d’œuvres ont traité de la peur viscérale de l’obscurité appelée plus fréquemment « terreurs nocturnes ». Le troisième long métrage du Canadien K. C. Bascombe, à qui l’on doit deux films policiers direct-to-video The Contract et Jeux dangereux, propose une énième variation sur le thème précité qui n’offre que peu d’originalité.

Comme à l’accoutumée, le personnage central est un jeune marmot terrorisé qui a vécu une expérience traumatisante plus jeune et qui tente difficilement de convaincre son entourage de la véracité de ses dires. Dès lors, l’enfant est vigilant quant au degré d’éclairage dans chacune des pièces où il vit, harcelant son père lorsqu’une ampoule se met à grésiller. Raillé par son grand frère, mis à l’écart par son paternel, Ryan n’a pour seule alliée que sa mère qui refuse catégoriquement que son fils soit placé sous médication. Elle est la seule à partager du coin des lèvres les étranges croyances de son fils. Pourtant, cette connexion maladroitement décrite ne l’empêche aucunement de prendre une soirée de repos loin de son enfant traumatisé. Par une pleine nuit d’orage, Ryan restera avec son grand frère à ses risques et périls…

Fear of dark n’évite aucun des clichés qui jalonnent le genre. Le grand frère, cartésien à souhait, ne veut pas entendre parler des monstres que voit son cadet. La suite de l’intrigue réside donc en une trame longiligne à l’objectif double : d’une part, des apparitions fantomatiques qui pointent le bout de leur nez dès que la moindre parcelle d’obscurité jaillit ; d’autre part, les tentatives de Ryan de persuader son frère de l’imminence du danger. Et, histoire de faire dans l’originalité, l’auteur nous présente un tandem très « Mulder et Scully » avec l’éternel fidèle aux croyances indubitables appliquant à la lettre l’adage biblique qui dit qu’il ne faut croire que ce que l’on voit et le cartésien modèle qui impute chacune des manifestations au fruit de son imagination débordante ou au stress des éclairs. Des personnages stéréotypés (l’enfant apeuré et innocent, l’adolescent solitaire plus enclin à mater les filles qu’à surveiller le marmot qui lui traîne dans les pattes), une intrigue convenue et…, cerise sur le gâteau, des rebondissements franchement tirés par les cheveux. En effet, les protagonistes se retrouvent maintes fois dans une position plus qu’embarrassante mais sont à chaque occurrence sauvés de justesse par l’intervention divine : quand l’éclairage ne se rallume pas tout seul, c’est un éclair qui surgit et illumine la pièce ou c’est un petit engin motorisé pourvu de phares dont la télécommande est justement posée juste à côté du bras de la victime en devenir. La totale !

Cependant, contrairement à ce qu’annonce le titre, tout n’est pas noir dans le métrage. Le script clichesque est contrebalancé par des effets spéciaux du plus bel acabit qui mettent en valeur ces créatures surgies de l’ombre. Espèces de flux énergétique à l’aspect zombiesque, les monstres apparaissent dans chaque zone emplie de pénombre afin d’acculer leur proie avant de la dévorer. Les dites créatures sont pourvues de dents à faire rougir les nosferatus et sapés d’une dégaine à faire pâlir la moindre goule d’Une nuit en enfer. Portés par des effets visuels réussis et une musique très rock assez ennuyeuse, les ectoplasmes parviennent parfois à soutirer quelques frissons bienvenus pour contrecarrer l’ennui qui alourdissait les paupières du spectateur.

Fear of dark ne propose pas un spectacle bandant. Le métrage se contente juste de reproduire des procédés maintes fois mis en place précédemment dans des œuvres bien plus inspirées. Bilan mitigé pour ce métrage à peine sauvé par ses effets spéciaux créatifs.

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26 novembre 2012 à 17:11 | Par salahezine

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