Critique de film

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Father's Day

"Father's Day"
affiche du film

Ahab, un homme obsédé par celui qui a autrefois assassiné son père, se joint à un prêtre et à un prostitué pour retrouver et vaincre le terrible Chris Fuchman, alias le tueur de la Fête des Pères.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Father’s Day - Au nom du père
Par : Samuel Tubez
Tags : Gore, Troma, Grindhouse style, BIFFF 2012

Father’s Day, la dernière production Troma, n’est pas, contrairement à ce que son titre pourrait laisser croire, la suite de Mother’s Day, film récemment remaké par Bousman. Réalisé par le collectif Astron-6 (composé de 4 réalisateurs canadiens, dont Jeremy Gillepsie semble sortir du lot), ce nouvel outrage cheap et méchant assemble l’esprit grindhouse avec celui, forcément de mauvais goût, de l’écurie Llyod Kaufman pour nous conter une histoire bourrée de parricides, de flingues, de sluts, de guts…et aussi de sirop d’érable. Hell yeah, ça va CHIER !!

Ahab est obsédé par le meurtre de son père commis par le terrible Fuchman, le bien nommé « tueur de la fête des pères ». Traumatisé, il s’est retiré dans la nature, où il collecte tant bien que mal du sirop d’érable (pratique non aisée quand on n’a pas les bons instruments !). Mais le Fuchman court toujours, et John Sullivan, un jeune prêtre, désire mettre fin à ses horribles tueries. Il n’a d’autre choix que d’aller trouver Ahab, vraisemblablement le seul homme capable d’affronter le tueur en série. Le justicier borgne et le prêtre, bientôt rejoints par un jeune prostitué gay et une stripteaseuse partent alors à la recherche de l’assassin...

Jeremy Gillepsie semble en effet sortir du lot des réalisateurs du collectif Astron-6 derrière lequel se cache cette nouvelle déconnade estampillée Troma. Assistant au département artistique sur le nouveau Total Recall, le monsieur touche un peu à tout sur ce Father’s Day : écriture, réalisation, musique, maquillages,… tout ça sent bon le système D. Et pour cause, avec un budget de 10.000 dollars, les petits gars d’Astron-6 avaient tout intérêt à savoir se démerder pour mener à bien leur premier long métrage. Le résultat est à la hauteur des espérances : Father’s Day est un Z rondement mené, très gore et aussi foutraque qu’on pouvait l’espérer. Seul de longs tunnels de dialogues entachent quelque peu la fête, dont on ressort finalement repu par tant d’outrance et de visions gratinées. Old school dans l’âme, le film est en outre bercé par une bande-son eighties au synthé du plus bel effet qui nous ramène aux meilleurs Troma, ainsi qu’une esthétique grindhouse certes à la mode mais ici très efficace. Jusqu’au-boutiste en diable, Father’s day ne rechigne devant aucun excès, tirant en longueur, en rajoutant une couche, et nous offrant même un final mal branlé en stop-motion où l’on croise un gloumoute particulièrement dégueulasse. Du grand n’importe quoi qui fait vraiment plaisir à voir, et qui en remontre à certains B de prime abord prometteurs mais qui au final osent à peine montrer le bout d’un sein. Chez Troma, non seulement on le montre ce fichu nichon mais en prime, on gerbe dessus ! Ces gars sont méchamment givrés, et c’est bien pour ça qu’on les aime !

Father’s Day n’est ni plus ni moins que l’une des meilleures zéderies vue récemment, et s’impose comme étant l’un des meilleurs Troma à ranger aux côtés de Toxic Avenger premier du nom, Tromeo and Juliet et Poultrygeist. Un véritable régal pour les aficionados.


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