Critique de film

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Le Fantôme de Frankenstein

"The Ghost of Frankenstein"
affiche du film

Les villageois pensent que l'ancien château des Frankenstein leur porte malheur, ils vont donc tenter de le détruire mais Igor le défend. Au bout de plusieurs explosions, le mur du château tombe mais libère le monstre de Frankenstein qui était prisonnier dans le souffre !

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Trailer - Le fantôme de Frankenstein (1942)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le fantôme de Frankenstein - Un monstre fantomatique
Par : Damien Taymans
Tags : Monstres

Pour se débarrasser à tout jamais de la maudite créature créée par Frankenstein et réanimée par son descendant direct en la personne de Wolf (si vous ne suivez plus, faudra vous refaire la saga depuis le début !), les villageois décident de brûler entièrement le château familial et de le réduire en poussières. Mais Igor s’est déjà immiscé dans les soubassements pour délivrer son ami du soufre qui le recouvre entièrement. Ils parviennent bientôt tous deux dans un village à proximité où réside le deuxième fils de Frankenstein, Ludwig, auquel Igor soumet une proposition malhonnête : le médecin devra redonner de la vivacité à la créature en l’échange de son silence quant aux origines du monstre…

En 1931, dans les studios Universal, une œuvre atypique allait donner naissance au cinéma horrifique américain des années 30. Réalisé par James Whale, Frankenstein sanctifie un nouveau monstre qui, à l’instar du comte Dracula, ne cessera de peupler le cinéma de genre dans des situations aussi sérieusement effrayantes que totalement farfelues. Quatre années après l’accession cinématographique de cette créature mythique, James Whale mène à nouveau la danse et créée avec La Fiancée de Frankenstein un chef-d’œuvre absolu d’excentricité considéré par beaucoup comme le meilleur film mettant en scène le monstre. Puis vient le tour en 1939 du Fils de Frankenstein, tourné par Rowland V. Lee, séquelle d’honnête facture qui impose aux côtés d’un Karloff quelque peu effacé le machiavélique Igor comme incarnation de ce que l’humanité a de plus sournois. Dès 1940, le cinéma se gangrène peu à peu en raison du conflit mondial qui paralyse une bonne partie du monde et fragilise l’économie planétaire. Au lieu de faire preuve de créativité, Universal recycle invariablement ses créatures mythiques (l’homme invisible, Dracula, la momie, le loup-garou) pour les mettre dans des positions bien inconvenantes, souvent dénuées d’intérêt, qui ne servent qu’à alimenter de vagues besoins financiers.

Frankenstein ne fait nullement exception et se voit une nouvelle fois porté à l’écran en 1942 devant la caméra de Kenton qui, s’il est responsable du merveilleux Island of lost souls quelque dix ans auparavant, ne parvient jamais à égaler le niveau des tomes de Whale et de Lee. Se raccrochant vaguement à l’épisode précédent, le présent métrage en reprend un peu machinalement tous les ingrédients pour les recycler sur le rythme d’une marche funèbre. La créature (qui est ici interprétée par Lon Chaney Jr.) se voit transformée en automate à la solde du vilain Igor qui a miraculeusement réchappé des trois balles qu’il reçut dans le ventre lors du final du Fils de Frankenstein. Capillotractée à outrance, l’intrigue s’alourdit de nombre d’approximations jamais légitimées (Igor qui survit aux balles, la créature est indemne suite au bain dans le gouffre à soufre, Frankenstein a un autre fils dont on n’a jamais évoqué le nom auparavant) et ressemble fortement à un foutage de tronche prémédité destiné à faire du neuf avec de vieux matériaux usés et ce, à moindre frais comme l’illustrent l’entrée et le dénouement de l’œuvre qui proposent des images similaires de villageois vénères qui foutent le feu à un château pour éliminer la bête et son acolyte. Réduit au statut de croque-mitaine indestructible, la marionnette dirigée par Igor devient un pantin sans cervelle, variation qui termine de creuser le fossé béant entre cet épisode mollasson et les trois premiers opus qui mettaient en exergue les émotions humaines de la créature inhumaine en l’acoquinant notamment avec de pauvres mioches sans défense (ce que Kenton fait ici d’une bien piètre manière puisque la créature ne s’intéresse à l’enfant que pour lui prendre son cerveau).

Le fantôme de Frankenstein porte assurément bien son nom. Désincarnée, l’oeuvrette ne supporte jamais la comparaison avec ses modèles dont elle n’égale ni la qualité filmique (la réal de Kenton très scolaire) ni les extravagances scénaristiques (les personnages réduits à de simples conventions balbutient dans une intrigue inintéressante).

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