Critique de film

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Face à la mort 2

"Faces of Death II"
affiche du film

Ce film relate majoritairement des scènes de cascades qui tournent mal ainsi que des scènes de mort dans le domaine du sport. Certaines scènes relatent plusieurs tentatives d'une voiture fusée propulsée au-dessus du Fleuve Saint-Laurent au Canada. Apparait également la scène du match de boxe, en 1980, entre Johnny Owen et Lupe Pintor, dans laquelle Owen tombe dans le coma et meurt plus tard de ses blessures que lui a infligées sont adversaire durant le match.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Face à la mort 2 - Un monde fou fou fou
Par : Fred Pizzoferrato

Imaginé pour le marché japonais à la fin des années ‘70, Face à la mort renouait, de manière radicale, avec la vague du « mondo » (ou « shockumentary » ou « documenteur ») lancé par les Italiens au début des années ’60. Plus extrême que tous ses prédécesseurs, Face à la mort se présentait comme une compilation de faits divers horribles, d’accidents et de meurtres avant de se conclure sur une note d’espoir en une hypothétique vie après la mort. Le film, interdit dans 49 pays, devint rapidement un mini phénomène de société et bien des adolescents voulurent briser l’interdit en le visionnant en vidéo K7, aidant à son incroyable succès.

Confectionné pour 450 000 dollars à partir d’images d’archives et de scènes reconstituées par des maquilleurs anonymes, Face à la mort rapporta plus de 35 millions de dollars. Une entreprise aussi douteuse que rentable. Bien sûr, des allégations de trucages surgirent rapidement et, aujourd’hui, il est admis que les deux tiers des images proposées étaient, en réalité, d’habiles fabrications. Pourtant, avant Internet et les « mondo » ultérieurs comme Traces of death ou Faces of gore ce long-métrage excessif constituait une sorte de passage à la limite pour bien des spectateurs, partagés entre la consternation, le dégoût et la fascination.

Le succès commercial récolté exigeait une suite et celle-ci fut proposée en 1981, adoptant immédiatement un ton plus dépressif et sombre. Ainsi, le docteur Francis B. Gross (en réalité le minable acteur Michael Carr) affirme, dès le départ, que ses conclusions optimistes sur l’au-delà ont été remises en question depuis le premier film. Une nouvelle plongée dans la souffrance, le trépas et la violence est donc offerte au public et Face à la mort 2 devint, à son tour, un « classique » des vidéoclubs des années ‘80. Par la suite la saga se poursuivit avec deux nouvelles « suites » officielles, un premier « best of » (The Worst of Faces of death), deux direct-to-vidéo composés entièrement d’extraits de films antérieurs (Face à la mort 5 et Face à la mort 6), un pseudo documentaire rétrospectif (Faces of death : fact or fiction ?) et de nombreux dérivés officieux et illégitimes comme les huit (!) The many faces of death.

Contrairement au premier film et aux séquelles ultérieures Face à la mort 2 s’avère, pour la majorité des séquences, authentique et laisse peu de place aux scènes fabriquées. Par conséquent, cette suite se rapproche davantage des mondo de la décennie précédente et présente des séquences plus longues, moins sensationnalistes, agrémentées d’une narration souvent hypocrite mais cependant respectueuse et « sérieuse ».

La mort, ici, n’est pas propice à des blagues douteuses mais sert d’illustration à la folie humaine. Le commentaire pointe ainsi du doigt le goût du morbide, le besoin de sensations fortes, l’envie de dépasser ses limites et le manque de prudence des intervenants. Par exemples, les victimes d’une avalanche qui, par jeu, ont emprunté des pistes risquées sans se soucier des avertissements. Le sport de haut niveau a, lui-aussi, droit à une séquence peu reluisante consacrée aux boxeurs qui s’infligent des souffrances inimaginables sur le ring. Le combat de Jimmy Owen est présenté, quasiment dans son intégralité, en guise d’illustration, jusqu’à la mort du jeune boxeur lors du dernier round, victime d’un crochet de son adversaire. Le film présente encore de dangereuses prouesses qui se terminent, parfois, par la mort des cascadeurs et amènent des réactions avides des spectateurs désireux de ne pas perdre une miette de l’agonie des victimes. Secouant et effrayant.

Après toutes ces images d’archives, un long passage reconstitué détaille la capture d’un criminel (joué par le réalisateur lui-même) blessé suite à un braquage ayant mal tourné. Mal joué, digne d’une série Z, ce segment tranche radicalement avec l’horreur réelle des autres séquences.

Dans la tradition des mondo, Face à la mort 2 examine également les problématiques causés par le comportement aberrant des humains, s’interroge sur le futur de la planète victime d’une pollution affolante ou dénonce l’extermination d’espèce protégée comme les baleines et les dauphins, chassés de manière sanglante. Les cruautés perpétrées à l’encontre des animaux permettent, malheureusement, leur lot d’images horribles, compilées par des producteurs soucieux de choquer le public à peu de frais.

Des reportages variés concernant des accidents d’avion ou de train augmentent, eux aussi, la durée de projection et ajoutent davantage de barbarie et d’images sanglantes à un menu déjà corsé. Des images d’autopsie insoutenables sont, heureusement, suivies par un reportage plus léger sur divers collectionneurs et musées consacrés aux criminels de l’Ouest ou à la violence meurtrière. La guillotine, la peine de mort et les milices privées sont, à leur tour, évoquées, de même que les guerres en Amérique Latine ou la tentative d’assassinat à l’encontre de Ronald Reagan.

Manipulateur, hypocrite, racoleur, sensationnaliste, écoeurant, dépressif, nihiliste…Tous ces adjectifs s’appliquent évidemment à un projet comme Face à la mort 2. Mais, dans la masse des mondo fabriqués ou irrespectueux, le long-métrage de John Alan Schwartz apparaît presque comme honnête et sérieux. Sans apporter la moindre réponse, il pose différentes questions, souvent pertinentes en dépit de l’emballage voyeuriste choisi, et rappelle, à chaque instant, la fragilité de l’existence humaine.

Face à la mort 2 s’impose, en outre, comme un témoignage sociologique intéressant sur le début des années ’80 et questionne, au final, notre rapport à la censure et à l’acceptabilité de certaines images. Il est ainsi presque incroyable que des gens aient pu, au début des années 80, se rendre dans une salle de cinéma pour supporter plus de 90 minutes d’images atroces sur un grand écran dans un but de « divertissement ». Pourtant, ce fut le cas et ce genre de productions crapoteuses connaissaient, alors, un succès certain auprès du public. Evolution ou décadence, le film, à l’époque sévèrement interdit dans 46 pays est, aujourd’hui, visible par tous sur un site comme youtube. Sans commentaire.

Pas franchement recommandable, Face à la mort 2 n’en reste pas moins un témoignage horrible et sans concession sur la sauvagerie humaine et une des « œuvres » les plus brutales imprimées sur la pellicule. A réserver à un public très averti même si on peut aussi, tout simplement, passer son chemin et laisser cette douteuse saga disparaître dans les limbes du cinéma d’exploitation.


Critique de Face à la mort 2 - C’est pas la mort...
Par : Damien Taymans

Né déjà sous l’impulsion d’Edison à l’aube du 20ème siècle ("Electrocuting an elephant", destiné à montrer les cruautés faites à l’encontre des bestiaux) , le shockumentaire prend un nouvel essor dans les années 60 avec Mondo Cane des transalpins Gualtieri Jacopetti, Paolo Cavara et Franco Prosperi. Mêlant commentaire socio-anthropologique et voyeurisme sensationnel, l’oeuvre trouve son public, en quête de sensations fortes. La grenade est dégoupillée et le débat entériné. Quelle légitimité possèdent ces vitrines morbides et quelles sont les limites à la dépravation filmique ? Sur qui doit reposer la culpabilité : sur les producteurs qui exploitent le filon ou les adorateurs de la chair qui font circuler la bande de manière clandestine et honteuse ? Débat infécond en réalité.

Le monde de l’exploitation aura tôt fait de s’emparer du phénomène et de livrer à la pelle des créations plus dérangeantes et choquantes les unes que les autres. Nommé au festival de Cannes de 1962, le film enfante à sa suite une fournée de "mondo" : Mondo bizarro, Mondo sexo, Jabberwalk, The late great planet earth ou encore Mondo Hollywood. En 1977, un distributeur nippon contracte avec une production américaine afin que soit mis sur pied un documentaire centré sur la mort. En 1980, le film détrône au box-office japonais L’empire contre-attaque avant de faire des vagues sur le continent américain où il gagnera ses galons sur sa seule exploitation en VHS.

Face à la mort appartient à ces docus mondo qui se plaisent, sous couvert d’une orientation scientifique, à déballer une série de séquences morbides, à la limite de l’écoeurement, afin de marquer durablement la rétine des pauvres spectateurs soumis à cette expérience unique en son genre. Le parcours effectué en toute clandestinité par le premier volet a entraîné John Schwartz à réitérer ses méfaits. La recette n’a pas évolué d’un iota : le pseudo-médecin Francis B. Gross déverse ses réflexion ontologiques tandis que déroule un flot d’images macabres montrant, entre autres, les massacres de dauphins et de baleines, la mort d’un boxeur en plein match, des rites de scarification, des lépreux passés de vie à trépas, des descentes de police plutôt musclées, des cascades foirées.

Seule compensation pour les "fragiles", cette seconde volée s’avère nettement moins trash que son prédécesseur. Et largement plus hypnotique, la voix-off monocorde du docteur Gross terminant de conduire le spectateur dans les bras cotonneux de Morphée. Néanmoins réservé à un public averti, Face à la mort 2 constitue l’épisode le plus ennuyeux et le plus soft de la saga, c’est tout dire...

Commentaires sur le film

Prquoi s’infliger ça ?

0 etoiles

daube Daube !

de la merde regardez du cul arrêter les horreur !

29 septembre 2012 à 10:09 | Par Trank Hill

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