Scream queen

Elodie Bouleau

11 juin 2010 | Par : Gore Sliclez

Entrée en scène de la France en Coupe du Monde oblige, honneur aujourd’hui à une actrice française qui, comme d’habitude avec CF, est aussi charmante que talentueuse. Actrice pour Eric Dinkian dans Yukiko, Elodie Bouleau présente comme CV de nombreux courts-métrages, des téléfilms, de la pub et bien évidement de nombreuses pièces de théâtre également.

Un continent n’est pas l’autre c’est certain, laissant quelque peu de côté les réponses formatées et "bateau" de nos screams américaines le ton et les réponses d’Elodie (et de nos frenchies en général) nous redonne à chaque fois le peps des interviews. En témoigne donc cette rencontre sur le web avec une actrice qui lance un appel aux réals de genre. Messieurs (ou mesdames) allez-vous passer à côté de cette belle opportunité aux beaux yeux ?

-Une petite présentation pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

J’ai cette particularité pour une comédienne de ne pas savoir me présenter, ou alors je le fais maladroitement, ponctué de mille et une contradictions, ce qui par ailleurs me reflète assez bien. Alors pour ceux qui ne me connaissent pas, venez plutôt m’apprécier au théâtre ou en image !

- Comment Eric Dinkian vous a-t-il contactée ?

Dans mes souvenirs, je crois qu’Eric est tombé sur mes photos et a contacté mon agent qui nous a très vite mis en relation. Eric a souhaité me rencontrer autour d’un café et nous avons discuté longuement du projet mais aussi de mes expériences passées, des siennes, de mes attentes professionnelles…. S’il n’y a pas eu d’essais à proprement dit pour ce rôle, je pense avoir été mise à l’épreuve sur mon état d’esprit tant sur l’aspect humain que professionnel pour une meilleur connivence sur le plateau.

- Et comment fut votre collaboration ?

Eric avait une idée très précise de ce qu’il voulait. Nous avons fait une seule répétition et qui a surtout servit à rencontrer nos partenaires de jeu. Humainement, Eric est une personne calme, réservée et dans l’analyse des choses. Au-delà de l’excellent réalisateur, c’est aussi un directeur d’acteur, très proche de ces comédiens et pour qui, on sent un profond respect. C’est agréable ! Ce qui m’a le plus frappé, c’est de nous avoir impliqué dans son projet jusqu’à l’avancée du montage…. Et de sa finalité. Pour ma part, notre collaboration fut trop courte et ce serait une joie de retourner avec Eric.

- C’était votre premier film de genre ?

J’ai eu la chance de tourner 2 westerns. « 56 PESOS » de Denis Larzillière et « LAGO BELLS » de Kévin Queille et qui ont été des expériences formidables et très enrichissantes. Les décors étaient évidemment peu banals et particuliers. L’un sur fond vert avec une incruste 3D, le second, tourné en Bretagne avec des conditions météorologiques contraignantes et redoutables. Il a fallu apprendre le maniement des armes, apprivoiser un serpent et le porter jusqu’à son cou, se mouvoir dans des robes d’époque. Je n’ai encore jamais participé à un film d’action, de science-fiction et ou de cap et d’épée et cela me plairait vraiment….A bon entendeur… !

- Que pensez-vous d’ailleurs du cinéma de genre en général ?

Je suis une inconditionnelle de slasher et des films d’horreur. J’en regarde beaucoup à mes heures perdues. Sans doute parce que je suis à la recherche de sensations fortes ! J’aime qu’un scénario me surprenne et me transporte loin de la réalité et des interdits. Les films d’horreur ont aussi cette ambivalence de vous faire rire là ou c’est le plus tragique. Genre ou pas genre, j’aime le cinéma conceptuel, artistiquement nouveau dans la réalisation ou autre et que le contenu soit engagé et défende un sujet à polémique.

- La scène "érotique" du film n’était pas trop difficile voire intimidante ?

Eric a toujours préciser que cette scène ressemblerait à tout sauf à de l’érotisme ! Nos corps sont partiellement nus mais filmés d’une manière ultra suggestive. Il ne s’agissait pas là, de mettre en exergue la notion de « plaisir ». D’ailleurs lors du tournage, Eric nous reprécisait que les personnages n’étaient pas en train de faire l’amour. Plutôt à la recherche d’une atmosphère mystérieuse, à la lumière feutrée et à une mouvance corporelle apathique ou alcool ; drogues et autres substances médicamenteuses en sont les causes. Eric ne souhaitait surtout rien de vulgaire pour cette scène, sinon, mettre l’accent sur la gémellité de deux corps qui s’abandonnent et se livrent non pas à un trio sexuel mais à un jeu expérimental organisé par le professeur.

Il est toujours intimidant de se retrouver corps à corps avec deux autres comédiens, cependant, quand ils vous confient qu’ils le sont également et qu’ils sont au final aussi gênés que vous, ça rassure. Dans mes souvenirs, on s’était même amusé de la situation, parce qu’Eric, paradoxalement plus embarrassé que nous 3, s’excusait de nous imposer cette scène et à tel point qu’il a volontairement réduit l’équipe technique sur le plateau et lui-même nous dirigeait tout en restant derrière le combo et sans y bouger. Enfin, cette promiscuité nous a étrangement rapproché tous les 3, nous formions comme un bloc ou résidaient beaucoup d’entraide, d’attention et de gentillesse.

- Vous semblez ne pas hésiter d’ailleurs à donner de votre image "nue" au vu de votre bande démo comédienne...

Le nu est très souvent demandé pour une jeune comédienne parce qu’il fait hélas partie intégrante des besoins d’un film ! Mes travaux de comédienne n’enlèvent en rien la pudeur et la difficulté que je rencontre à me déshabiller pour un rôle. Je reste très vigilante à l’égard des propositions et il m’arrive d’en refuser pour d’excellentes raisons. Et pourquoi hésiter à montrer une image nue quand elle est plutôt réussie ? Sans ça, vous ne l’auriez pas remarqué….

- Vous cumulez beaucoup de fonctions (théâtre, cinéma, mode, présentatrice...). Si vous deviez en retenir qu’une seule ?

Ma toute première passion est le théâtre, elle ne m’a jamais quittée. Quant au Cinéma, je me suis toujours dit que c’était pour les autres. Je dissociais alors ce même corps de métier. Puis, j’ai découvert la photo, il y a 5 ans. Mes premiers shootings furent laborieux à tous points de vue. Les séances se suivent et ne se ressemblent pas. La photo m’a peu à peu réconcilié avec mon rapport à l’image. Alors plus à l’aise face à l’objectif et moins réfractaire au monde du cinéma, j’étais enfin prête pour mes 1ers essais caméra et les directeurs de castings ont eu raison de moi. Je commençais à aimer l’objectif et je commençais à tourner. Je remercie donc la photo de m’avoir ouvert au cinéma. La scène est pour moi un exutoire et un besoin répondant à un bonheur sans pareil pour mon équilibre. Mais jongler entre théâtre et cinéma est je pense le plus bel accomplissement pour un artiste interprète et c’est ce que l’on peut espérer de meilleur pour moi !?

- Votre actualité est plutôt chargée cette année...

Actuellement à l’affiche de 2 comédies à succès : « Qui aime bien trahit bien » de Vincent Delboy et « Ma femme me prend pour un sextoy », je représenterais également ces 2 pièces au festival d’Avignon 2010 (Au théâtre Le paris et au Palace), et je viens de tourner un pilote de série tv « Arrow & Cie » de Luis Lobaton ou je tiens le rôle principal. Reste à me souhaiter que ce dernier soit vendu !

SITE

http://www.elodiebouleau.book.fr

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Commentaires

C’est fait Élodie Bouleau

20 juillet 2017 | Par Quentin Meignant

Bonjour,
Ce 3 ème message pour vous demander de supprimer les photos de nus me concernant. Elles apparaissent en premier dans le moteur de recherche en tapant mon nom. MERCI DE FAIRE LE NECESSAIRE ET AU PLUS VITE !

29 mai 2017 | Par BOULEAU

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