Festival Offscreen

EVENTS - Offscreen 2013

Dans moins d’un mois, l’Offscreen Film Festival, le rendez-vous annuel des amoureux du cinéma de l’étrange et des films-cultes, ouvrira à nouveau ses portes. Du 6 au 24 mars 2013, nous mettrons à nouveau à l’honneur les œuvres de cinéastes indépendants, les classiques du cinéma bis et décalé venus des quatre coins du monde. Riche de plus de 60 représentations réparties entre le Cinéma Nova, Bozar, Cinematek et le Cinema Rits, d’une exposition de photos et de dessins, d’un “live soundtrack” et d’une projection en Odorama, ces trois semaines de festival se présentent comme un vrai festin pour tous les sens !

Berberian Sound Studio, le film d’ouverture, est un plaisir aussi bien visuel que sonore. Cette histoire d’un timide ingénieur du son Anglais (Toby Jones) engagé pour la postproduction d’un film d’horreur italien à petit budget, est un hommage ingénieux aux giallo italiens, renvoyant autant aux oeuvres-phares de Dario Argento et Mario Bava qu’au chef-d’oeuvre claustrophobe de Brian de Palma, Blow Out. Cette avant-première belge se déroulera en présence de son réalisateur Peter Strickland (Katalin Varga) et de l’artiste vocal bruxellois Jean-Michel Van Schouwburg.

Egalement dans la section Offscreenings, notre sélection de films étranges et inédits : The Final Member, un documentaire sur le seul musée au monde consacré au... pénis, le surréaliste Sadourni’s Butterflies de Dario Nardi, réalisateur argentin des plus prometteurs, Eega, un OVNI indien délirant venu tout droit de “Tollywood” et racontant les mésaventures d’un homme se réincarnant en mouche domestique, ou encore I Am Divine, le biopic ultime sur Harris Glenn Milstead, mieux connu pour son avatar travesti Divine dans les films de John Waters.

Le Pape du Trash, le réalisateur américain culte John Waters sera par ailleurs notre invité d’honneur de cette édition. Il sera à Bruxelles pour y présenter son one-man-show hilarant This Filthy World et pour une masterclass. Mais notre hommage ne s’arrêtera pas là : une rétrospective, de Pink Flamingos à A Dirty Shame, une séance spéciale de Polyester en Odorama et une sélection opérée par John Waters lui-même de ses 5 films camp et trash favoris viendront compléter notre programme dédié au “Baron du Mauvais Goût”.

Dès ses premiers films, John Waters s’est efforcé de jeter des ponts entre les esthétiques camp et trash. Lui et des réalisateurs comme Mike & George Kuchar ou Russ Meyer se sont servis du camp comme outil de rébellion contre les normes et conventions socio-culturelles de l’époque et contre la notion de “bon goût”. Raisons qui nous ont donné envie d’explorer plus avant ce phénomène du cinéma camp & trash à travers, d’une part, une conférence et d’autre part une sélection pointue de films B ou Z : du kitsch Hollywoodien des années ’50 (La blonde et moi avec Jayne Mansfield présenté en « Matinee » et en CinemaScope), aux fameux classiques de drive-in et grindhouse (Blood Feast, Glen or Glenda d’Ed Wood) en passant par les films de sexploitation trash à petit budget comme Deadly Weapons ou la collection Trash Show From Hell du collectionneur Jack Stevenson.

Tout aussi trash, les films d’animation expérimentaux en cut-out de Martha Colburn proposent un mélange dément entre les oeuvres de Jérome Bosch, Max Fleischer et les Monty Python. Cette artiste underground Américaine viendra présenter une sélection de son travail et donnera un workshop aux étudiants en animation du Rits.

Aujourd’hui âgé de 84 ans, José Ramón Larraz reste une figure à part du cinéma de genre espagnol des années ’70. Il viendra présenter ses films étranges parmi lesquels le rarement présenté Symptoms ou le classique du cinéma bis Vampyres. A cette occasion, Hors Série et La Crypte Tonique proposeront pendant tout le mois de mars deux expositions thématiques sur les œuvres de Larraz, l’une sur son travail photographique, l’autre sur ses dessins.

Histoire de fêter dignement le centième anniversaire de la Nikkatsu, Offscreen proposera une sélection des films les plus remarquables de leur riche catalogue. Comptant parmi les plus grands studios japonais, la Nikkatsu a été le berceau, dans les années soixante, de la Nouvelle Vague Japonaise, hébergeant entre autres les expérimentations visionnaires de Seijun Suzuki. Confrontée ensuite à la chute drastique de la fréquentation des années ’70, elle décide d’opérer un virage radical en ne produisant exclusivement que des films érotiques, les célèbres ’roman porno’. La projection de quelques copies uniques sera complétée par une conférence du spécialiste mondialement reconnu Jasper Sharp, cofondateur du site de référence en matière de cinéma japonais Midnight Eye.

Enfin, le programme ne serait pas complet sans les désormais traditionnelles séances Cineketje réservées aux enfants, la soirée Shortscreen consacrée aux courts-métrages et concoctée en collaboration avec Kortfilm.be, un live soundtrack autour du film expérimental des frères hongrois Buharov, Rudderless, accompagné par le groupe The Pastorz, un décor de pur mauvais goût camp & trash au Nova, des tables d’hôte et bien plus encore.

Les tickets pour les séances au Cinema Nova sont dès à présent disponibles en prévente sur notre site. A bientôt !

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