L’Etrange Festival de Paris

EVENTS - L’étrange festival de Paris

C’est étrange, mais vrai, car la vérité est toujours étrange, plus étrange que la fiction

Pour le commun des mortels, début septembre est synonyme de rentrée des classes ou de fin des vacances. Deux événements moyennement réjouissants convenons-en. Pour les cinéphiles parisiens, par contre, début septembre est une période de réjouissance et d’allégresse car elle coïncide avec le début de l’Etrange Festival, qui fêtera en cet an de grâce 2011 sa dix-septième édition. Et c’est peu dire que cette année encore le Festival s’annonce sous les meilleures auspices. Éclectique, extrême et toujours rempli de surprises et de découvertes, la programmation a, cette année encore, de quoi en faire saliver plus d’un.

Avant d’entrer de plain-pied dans la programmation, intéressons-nous aux grands axes de cette édition 2011 qui proposera plusieurs cartes blanches à des réalisateurs divers et variés. La Carte Blanche permet à un ou plusieurs réalisateurs de proposer au public une sélection de quatre films de leur choix afin de mieux faire partager leur goûts et leurs univers. Cette année sont à l’honneur le réalisateur punk Julian Temple qui, en plus de présenter son dernier film Requiem To Detroit, nous permettra de (re)voir le chef-d’œuvre antimilitariste Requiem Pour un Massacre. Jean-Pierre Mocky, pour sa part, nous proposera notamment Requiem Pour Un Champion, un très beau film de boxe signé Ralph Nelson et le film pacifiste Moranbong, Une Aventure Coréenne. Enfin l’italienne Lilianna Cavani a sélectionné, entre autres, deux classique comme La Passion de Jeanne d’Arc et L’Invaincu de Satyajit Ray. Les organisateurs ont aussi préparé une soirée en compagnie du grand Rutger Hauer qui présentera pour l’occasion Hitcher et La Chair Et Le Sang, deux de ses rôles les plus emblématiques. Enfin, pour les insomniaques et les bisseux les plus aguerris, l’Etrange Festival propose deux nuits blanches aux thématiques pas piquées des hannetons puisque la première sera réservée au cinéma d’exploitation le plus jouissif avec Hobo With A Shotgun, Norwegian Ninja, Tucker And Dale Vs Evil et pour terminer le classique 2019 après la chute de New York qu’on ne présente plus. La deuxième nuit sera elle tournée vers le Japon et totalement dédiée à l’équipe de fous furieux de Sushi Typhoon avec, là aussi, quatre films au programme. Last But Not Least, je me permets de pousser un petiot cocorico grâce au focus consacré a Koen Mortier, grand espoir du cinéma belge qui présentera deux longs et deux courts-métrages.

La programmation « classique » n’est pas en reste et on y retrouve là encore, quelques pépites et autres films très attendus. La séance d’ouverture sera assurée par The Divide de Xavier Gens, précédée du court métrage Sucre. The Divide marque le grand retour de Xavier Gens dans l’horreur après son escapade holywoodienne pour un Hitman mitigé. On reste dans l’horreur hardcore avec The Woman de Lucky McKee, qui fait énormément parler de lui. Niveau horreur toujours, les zombies seront de la partie avec Dead Heads des frères Pierce tandis que les amateurs de tortures et autres séquestrations se tourneront volontiers vers l’australien Clinic ou l’anthologie Theatre Bizarre. Voila pour le who’s who de l’horreur pure. Maintenant, vous l’aurez peut-être constaté, l’édition 2011 du Festival réserve une large part de sa programmation au cinéma asiatique en tout genre. Parmi les films les plus chauds du moment, on notera la doublette du réalisateur barré Sion Sono qui nous imprimera les rétines aux fers rouges grâce à Cold Fish, produit par l’équipe de Sushi Typhoon, et au très sexuel Guilty Of Romance. Toujours au Japon, on s’intéressera volontiers à Confessions de Tetsuya Nakashima, auteur du déjanté Kamikaze Girls à Deadball de Yudai Yamaguchi et surtout à Tomie Unlimited car on a hâte de voir quel traitement va apporter notre chouchou Noboru Iguchi à la franchise Tomie qui a bien besoin d’être dépoussiérée. Côté Corée du Sud, on se jettera sur The Unjust, le polar hard boiled de Ryoo Seung-wan qui, après I Saw The Devil et The Murderer entérinera définitivement la suprématie coréenne sur le genre polar. Enfin, la catégorie III hongkongaise fait son retour avec Revenge : A Love Story de l’esthète Wong Ching-Po.

Mais ce qui fait la force de ce festival, ce sont surtout les films « autres » ou inclassables. Cette année encore, le choix sera vaste avec, entre autres, le Bullhead du belge (cocorico bis) Michael Roskam, The Oregonian, le hollandais Meat au trailer très intriguant et au dernier Wakamatsu, Piscine Sans Eau. Voilà un premier tour d’horizon permettant de se faire une petite idée de l’éclectisme du festival. Enfin, je ne pouvais terminer ce petit avant-propos sans parler d’Endhiran dont la bande-annonce complètement folle me laisse imaginer l’ampleur du spectacle. Film indien à mi-chemin entre Matrix, Terminator et Transformers, le plus gros budget du cinéma indien risque bien de redéfinir les standards du cinéma total.

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