L’Etrange Festival de Paris

ETRANGE FESTIVAL 2011 - Jour 3

Noir c’est noir !

Premier jour d’Etrange pour bibi qui ouvre les hostilités avec du lourd : The Unjust, nouveau polar coréen de Ryoo Seung-wan, auteur ente autres de Crying Fist et The City Of Violence. Mais avant toute chose, en arrivant sur place, on vient réceptionner son accréditation remise par Xavier en mains propres qui est très content d’accueillir Cinemafantastique sur le festival. Ca fait toujours plaisir de se sentir désiré à ce point. Arrivé sur place avec un peu en avance, on en profite pour serrer des pinces et claquer des bécots aux habitués de l’évènement et autres bisseux cinéphages parisiens. On salue et croise aussi une bonne partie de la troupe Mad Movies (Fausto Fasulo, Julien Sévéon, Rurik Sallé entre autres) et les collègues de Zonebis et 1kult, partenaires de l’événement. On discute gentiment sur les derniers films vu sur le circuit « normal » et sur les choses vues les premiers jours de l’Etrange. Mais l’heure tourne, les fans de Jean Rollin se ruent dans la salle passant le documentaire qui lui est consacré. Perso je monte gentiment vers la salle 500, la plus grande, afin de me choisir une bonne place pour mater The Unjust dans les meilleures conditions possibles.

Petite présentation rapide du film et de son réalisateur avant de lancer les hostilités. The Unjust donc, nouvelle bombe encensée venue de Corée du Sud et projetée en avant-première au très prestigieux et respectable Festival de Berlin. Réalisé par Ryoo Seung-wan et écrit par le scénariste qui monte à Séoul, Park Hoon-jung à qui on doit déjà I Saw The Devil, ce film, d’excellente qualité se situe malgré tout un petit cran en-dessous des récentes livraisons de Na Hong-jin et Kim Jee-won. La faute à une mise en scène plus classique et un scénario très touffu multipliant les interactions et interconnexions entre une galerie de personnage tous plus gris les uns que les autres. Un métrage qui ne présente ni bons ni méchants, juste des personnages se démerdant pour survivre dans la grande jungle que représente le milieu judiciaire et criminel coréen. Tout ce petit monde s’active autour d’une vague de meurtre de fillette. Le film est tendu et complexe à suivre mais se termine par un excellent « twist » qui rajoute une belle plus-value a l’ensemble. Dès les premiers noms du générique, je m’éclipse et fonce en salle 30 pour assister à la projection de The Woman, nouvelle oeuvre très attendue de Lucky McKee.

Salle 30 donc. Ce qui est bien avec le Forum des Images c’est que le nom des salles correspond à leurs capacités. Salle 500 : 500 places, salle 30 : 30 places. Aussi simple que ça. Je déboule en courant alors que la salle est plongée dans le noir. Et va le rester quelques minutes, un bon quart d’heure avant de se vider de la majeure partie de son assistance. Le film est bien projeté mais dans des conditions déplorables. La faute à quoi ? Une projection sombre à en mourir si bien qu’on ne distingue rien de ce qui se passe sur l’écran a part des taches noires et un peu d’orange pour les visages. Et c’est tout. Problème de projecteur ? De projectionniste ? De copie ? Personne ne semble vraiment savoir mais en tout cas, en l’état le film est irregardable.

Après quelques atermoiements la salle se vide et après 20 minutes nous ne sommes plus que dix braves à espérer une amélioration des conditions de projection. Je baisse les bras et rends les armes à la demi-heure, même les projections les plus calamiteuses du Bifff n’ont jamais connu un tel désastre. Pour tout vous dire, mes vcds vietnamiens font figure de Blu Ray à côté de la bouillie numérique noirasse qui a inondé l’écran de la salle 30 ce soir. Beaux joueurs, les organisateurs remboursent la séance ou offrent une place aux spectateurs payants. C’est donc un peu triste et déçu que j’emprunte le métro pour regagner mes pénates. Espérons que ce ne soit qu’un accident isolé. Rendez-vous mardi !

Ndlr : évidemment, The woman avait été projeté plus tôt dans d’excellentes conditions (accident isolé donc). Dommage que la seconde projo ait été moins bonne car The woman, incontestablement, est une bombe...

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