Critique de film

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Dying God

"Dying God"
affiche du film

Dans une mégapole décadente, Fallon est un flic se noyant dans la corruption, le trafic d'armes et l'abus de pouvoir. Une série de meurtres de femmes va cependant perturber le quotidien du flic ripou.

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Trailer - Dying god (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dying God - Dieu m’a perforé le foie...
Par : Damien Taymans
Tags : Diable et démons

Au cœur d’une grande ville sud-américaine, le flic véreux Sean Fallon enquête sur une série de viols et meurtres atroces. Ensemencées par une sorte de Rocco survitaminé, les victimes finissent dans un état proche d’une aérophagie développée. Les tripes à l’air, les pauvres femmes semblent avoir subi une fornication intensive pratiquée par un monstre au phallus géant. Accompagné des maquereaux du quartier, Fallon tente de retrouver cette ignoble créature…

Le cinéma de genre francophone est assez rare que pour qu’on applaudisse toute nouvelle tentative, aussi fauchée soit-elle. Depuis les récents A l’intérieur et Frontière(s), les créations horrifiques tricolores se multiplient, connaissant des fortunes pour le moins diverses. Dans ce contexte d’indigente productivité (bien que le meilleur reste à venir), l’arrivée de Dying God en DTV, même s’il traite de l’infâme Kurupi, monstre mythologique amazonien aux attributs virils développés, est un événement qui se savoure...

Développé parallèlement à deux projets tombés à l’eau, Dying God est le premier long-métrage du réalisateur français Fabrice Lambot, déjà auteur des deux courts Insanity et Le Sang du châtiment. Toujours produit par la société Metaluna co-fondée avec Jean-Pierre Putters et Jean Depelley, Dying God est le produit de la conjonction de ce trio d’amoureux dévolus au genre (comme l’était déjà le très bon Le Sang du châtiment).

Produit argentino-français, le métrage se révèle fortement teinté des univers que les trois compères affectionnent. Au confluent d’une multiplicité de genres (le polar US dont il adopte l’image granuleuse et les recoins mal famés, le giallo argentien, le « monster movie » et le film de serial killer tendance Seven), Dying God additionne toutes ces influences pour devenir une œuvre hybride en forme d’hommage à tout un pan cinématographique qui fit l’éducation de ses géniteurs. Fidèle à ses méthodes antérieures, Lambot intègre à nouveau les éléments constitutifs de chacun des genres pour les faire siens et les détourner joyeusement afin de favoriser leur intégration dans son intrigue. Résultat : sans être foncièrement original, le scénar ne dénote jamais malgré les multiples renvois cinéphiliques et poursuit fidèlement la trame rectiligne qu’il s’est fixée.

Taxé d’amateurisme par certains, Dying God réussit pourtant le délicat pari de ne jamais sombrer dans le Z rigolard, catégorie à laquelle le film semblait pourtant destiné eu égard de son pitch audacieux (un démon au sexe développé, faut oser !). Certes, on pourra pointer l’interprétation foirée de l’inexpressif James Horan. On pourra également maugréer à l’encontre des effets spéciaux pas tous franchement réussis.

Réduire ses considérations à ces seuls détails reviendrait à mettre au pilori la moindre production frenchy sous prétexte qu’elle ne correspond pas aux canons hollywoodiens. Et, dans ce domaine, Dying God n’a pas la prétention de péter plus haut que son fessier. Une série B sympa sans prétention qui vaut largement mieux que les blockbusters amphétaminés et désincarnés pour ados décérébrés (qui a parlé de pléonasme ?).


Critique de Dying God - Priez pour nous pauvres pécheurs
Par : Samuel Tubez

Déjà acteur et producteur sur le Time Demon du zédard Richard J. Thomson, Jean-Pierre Putters tâte à nouveau du long métrage en engendrant avec son pote Fabrice Lambot ce Dying God mettant en scène un monstre possédant une libido incommensurable ainsi que l’engin qui va avec. On est curieux de voir ça !

Sean Fallon est prêt à passer une journée comme les autres. Quelques rails de coke, une passe ou deux, un détour par le commissariat, la routine, quoi… No chance, le « Kurupi » en décide autrement. Notre flic corrompu se retrouve face à une série de viols et de meurtres atrocement barbares. Les victimes, pour la plupart des prostituées, sont retrouvées éventrées, dévorées de l’intérieur…

Tourné en DV à Buenos Aires en une vingtaine de jours, Dying God est un petit Z forcément fauché surtout mis en scène par envie et amour du genre. Fabrice Lambot est un grand mangeur de série B et pour son premier long (l’homme a notamment fait deux courts précédemment : Insanity et Le Sang du châtiment), il voulait à tout prix y inclure du giallo, du polar urbain et du stremon. Tout à fait conscient de ses limites artistiques et financières, le réalisateur fonce malgré tout et met tout ce qu’il peut dans son coup d’essai. Trop peut-être, surtout quand il s’agit de jongler avec de nombreux rôles parlants, une vingtaine de lieux de tournage, un paquet de références à placer ainsi qu’un sujet propice aux débordements en tous genres. Mais Lambot tient bon et son film aussi. Malgré ses bonnes intentions, on regrette qu’il se soit un peu trop retenu et qu’il n’ait pas versé un peu plus dans l’humour noir et les effets monstrueux. Car, je ne sais pas vous, mais moi quand je vois un film comprenant des créatures ou des bad guys, j’aime quand ceux-ci ont une vraie présence et/ou en jettent. Or ici, le nombre de plans (toujours très furtifs) comprenant le monstre sont rares. On ne le voit jamais dans toute son horreur et ses agissements manquent d’ampleur. Ce qui est quand même dommage quand on fait un film avec le Kurupi, un démon issu de légendes indiennes qui est à la recherche de jeunes femmes fertiles afin de les poinçonner avec son membre qui fait 2m de long ! Ben oui, c’est bien de ça qu’il s’agit dans Dying God (« Le Godemiché mourant », comme dirait J.P.P.). Avec un sujet aussi délirant, on regrette vraiment que le réal ne se lâche pas plus avec sa créature en ne versant que dans le 1er degré. Néanmoins, le gars a notamment réussi à obtenir un petit casting bien sympa pour son film (Lance Aliens Henriksen, Agathe Alien vs Predator De la Boulaye, James Star Trek Horan, Erin « Misty Mundae » Brown), qu’il fait évoluer dans des décors craspecs baignés de lumières primaires. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais à défaut d’être véritablement enthousiasmant, ça possède son petit charme délétère.

Beaucoup d’envies et paradoxalement trop de retenue émergent de cette première œuvre qui a le postérieur entre deux sièges. Dying God a cependant le mérite d’exister, de se consommer sans mal et surtout d’être le premier long métrage de Metaluna Productions, la boite spécialisée dans le petit budget créée par Fabrice Lambot et J.P.P. A coup sûr, leurs activités futures seront à suivre de près pour tous les fans de B et de Z qui se respectent et s’assument.

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