Critique de film

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Dragon Gate, La légende des sabres volants

"The Flying Swords of Dragon Gate"
affiche du film

Chine, fin de la dynastie Ming. Yu, un eunuque sanguinaire, fait régner la terreur et cherche à éliminer tous ses opposants. Mais un groupe de rebelles, mené par le résistant Zhao, prépare la riposte...

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Trailer - Dragon Gate, La Légende des sabres volants (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Flying Swords of Dragon Gate - Come and drink with me
Par : Seb Lecocq
Tags : BIFFF 2012, NIFFF 2012

Je hais la 3D. Viscéralement. Physiquement. J’adore Tsui Hark. Viscéralement. Physiquement. Imaginez le dilemme au moment de voir le Tsui Hark nouveau sur un écran maousse mais… pourvu de ses horribles binocles en plastoc. On savait que ça allait arriver. Connaissant le goût pour les expérimentations en tout genre du gaillard, il était certain qu’il n’hésiterait pas à se frotter à la trois dimension. Il choisit de revenir aux fondamentaux du cinéma chinois en injectant une cure de relief à New Dragon Gate Inn, un film de 1993 réalisé par Raymond Lee et produit par… Tsui Hark lui-même s’inspirant lui-même du Dragon Gate Inn réalisé en 1966 par King Hu. Au passage, Tsui en profite pour renouer avec Jet Li après 20ans de brouille cinématographique. On le voit, le réalisateur s’aventure en terrain plus que conquis, comme si, pour pouvoir pleinement se consacrer à sa mise en scène 3D, il avait choisi d’officier dans un environnement qu’il maîtrise sur le bout des doigts. Résultat, on connaît le film sur le bout des doigts aussi et Tsui Hark ne parvient pas à se transcender ni à transcender son matériau de base. The Flying Swords Of Dragon Gate et un bon film. Ni plus, ni moins.

Le générique d’ouverture est une ode à la 3D, durant ces trois premières minutes, le relief a rarement été aussi bien mis en valeur. Dynamique et profond, on en vient presque à bouger la tête pour éviter les piliers qui foncent à toute allure en direction du spectateur. On va vite se calmer car, mis à part cette introduction et quelques petit plans gadgets, le film ne comporte rien de vraiment spectaculaire à se mettre sous la rétine. Tsui Hark ne révolutionne en rien le cinéma trois dimensions mais il en fait une utilisation un peu plus fine et intelligente que la moyenne. Il en use pour souligner l’isolement d’un personnage, accentuer les effets de perspective, augmenter la profondeur de champ ou densifier ses contre-plongées afin de rendre plus impressionnant et menaçant un personnage. Autant d’effets qui constituent le b.a.-ba de la mise en scène mais qui, grâce à la 3D, sont en quelque sorte upgradés. Hark a eu l’intelligence de ne pas sombrer dans le tout pour le fun et de transformer son film en un banal ride de parc d’attractions mais plutôt de réfléchir comment utiliser au mieux cette technique pour raconter une histoire. Hark se sert de la trois dimensions pour surligner certaines choses présentes physiquement lors du tournage. Rien de plus.

Tsui Hark s’adapte à ce nouveau système de mise en scène et s’en tire plutôt correctement. Etrangement, c’est lors des scènes d’exposition, de mise en place et de dialogues que cela fonctionne le mieux. Lors des scènes de bastons, assez nombreuses tout au long du film, la 3D ne fait qu’apporter plus de confusion et que rendre brouillon ce qui ne semble pas l’être sur le papier. Assez parlé de « la trouadé », parlons un peu cinéma maintenant. Flying Swords est à l’image du cinéma que son auteur développe depuis les années 2000. Un cinéma de qualité mais plus classique voire "bourgeois" dans son approche et dans sa forme. Hark, remarquable metteur en scène peine à faire transparaître sa rage de filmer, cette hargne qui imprégnait chaque plan et cette folie qui suintait de chaque photogramme. C’est pour ses excès qu’on l’aimait, pour ses excès que ses films étaient réussis ou totalement ratés (l’horrible bouillie numérique Legend Of Zu). Flying Swords n’échappe pas à la règle. Passé une très bonne première demi-heure, le film s’enlise dans un scénario trop riche et des séquences de parlotte plutôt longuettes même si toujours joliment mises en scène. On sent même un début d’ennui poindre le bout de son nez. Le film se reprend au bon moment et livre une excellente dernière demi-heure riche en péripéties et en combats mais malheureusement un peu gâchée par une trop grande utilisation d’effets spéciaux à la qualité aléatoire, une constante de le cinéma du sifu.

Les scènes de combats, nombreuses et très réussies, constituent le point fort du film, rendu parfois brouillon par l’utilisation de la 3D et un poil confus par les retournements d’alliances des différents protagonistes. A ce titre, le scénario se montre pas mal nébuleux sur plusieurs points d’intrigue à telle enseigne que le bien-fondé des actes de certains des personnages en vient à devenir douteux. L’autre point fort du métrage réside dans l’ambiance classique que parvient à instaurer Tsui Hark. Certaines scènes de l’auberge rappellent le film de King Hu avec tous ces combattants qui se regardent en chien de faïence créant une tension risquant d’exploser à tout moment. Malgré cela, le film se vit de façon morceléee, par à-coups. Il souffre d’un vrai manque d’homogénéité rythmique et comporte quelques trous d’air pénalisant une bonne partie du second acte. Le reste du film est à l’avenant : bon casting (avec la présence de Louis Story Of Ricky Fan !), bonnes chorégraphies, jolies images, belle bande son. Tout est très beau mais trop tiède. Très beau trop propre. Très beau mais trop poli. Le film manque de vrais moments de bravoure, d’énormes coups d’éclats, de pétages de plombs, de folie, de rage, de débordements. Flying Swords Of Dragon Gate se contente trop souvent de rester dans les clous et de marcher sur les chemins balisés du genre alors qu’on attendait plus d’un défricheur comme Hark dont on peine souvent à reconnaître la patte.

On se réjouira de la re-formation du binôme Hark-Jet Li. Ce dernier n’hésite d’ailleurs pas à s’effacer afin de laisser toute la place à un casting féminin qui, comme c’est le cas depuis plusieurs films de Tsui, se taille la part du lion avec une mention spéciale pour Kwai Lunmei, parfaite en Princesse Tribale qui s’impose comme le personnage le plus iconique du film. Flying Swords of Dragon Gate reste en définitive un bon film. Tsui Hark parvient à se dépatouiller de cette satanée 3D mieux que n’importe qui à ce jour. Oui Il parvient à emballer d’excellentes scènes d’actions. Oui, trois fois oui cette chronique est empreinte de nostalgie et du souvenir d’un Tsui Hark qui n’est plus. Si, il est encore présent et est toujours un des plus grand faiseur d’images en activités, mais de façon différente.


Commentaires sur le film

flying swords of dragon gate

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

personnellement j ’ ai adoré ce remake en 3D de " dragon in" ! cette nouvelle mouture apporte du contenu et meme des elements nouveaux a l ’ histoire ! tsui avec ce film prouve qu ’il est toujours un des " sifus" du wu xia pian ! l ’ apport de la 3D dans ce remake est un plus , le casting du film est un must ou ancienne gloire et nouvelle géneration trouvent un rythme et ensemble communiquent au film , une densité et une couleur bien particuliére ; ce nouvel opus des plus palpitant est le film d ’ action made in china du moment .... ! bref je recommande , a voir !

9 avril 2013 à 07:04 | Par petit scarabé

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