Critique de film

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Dragon Ball, Le Film : La Légende des 7 Boules de Cristal

"Xin qi long zhu"
affiche du film

Le maléfique Roi Cornu, à la tête de son armée, amasse les sept boules de cristal du Dragon Sacré, dans le but de dominer le monde. Pendant ce temps, le jeune Son Gokû et son grand-père Sparkle s'entraînent aux arts martiaux dans la forêt.

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Trailer - Dragon Ball, Le Film : La Légende des 7 Boules de Cristal (1989)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dragon Ball, La Légende des 7 boules de cristal - Le ridicule ne tue pas... mais il fait mourir de rire.
Par : Romain Mollet
Tags : Comédie

Alors que s’apprête à débouler sur nos écrans Dragonball Evolution, le modeste blockbuster déjà détesté de la Fox, les fans de l’oeuvre originale et les cinéphiles ont tendance à oublier qu’une première adaptation cinématographique a vu le jour il y a 20 ans de cela. Certes, on les comprend, puisque le film n’est qu’une production philippino-taïwanaise à faible budget, que certains préfèreraient voir sombrer à jamais dans l’oubli. Par chance, des VHS et DVD (médiocres) sont facilement trouvables, et c’est l’une des raisons qui fait de Dragonball, The Magic Begins, un film à voir absolument.

Avec le recul, le long-métrage de Joe Chan et Leung Chun respecte à peu près l’univers comique et bagarreur de Akira Toriyama, mais malheureusement, l’ensemble est d’un ridicule impressionnant.
Quelque part, on ne sait pas réellement où, le maléfique Roi Cornu (méchant cabotin "schtroumpfesque" digne des X-Or) et son armée s’emparent des 7 couil...boules de cristal afin de dominer le monde. Mais malheureusement, il en manque une, et cette dernière se trouve chez Son Gohan et son petit-fils, Son Goku. Ce dernier, joué par Heo Seong-Tae, n’arbore pas une coupe de cheveux aussi structurée que celle du vrai Goku, mais juste une grosse touffe anarchique. Son air de jeune gamin taïwanais préfigurant les jeunes d’aujourd’hui irrite plus qu’il ne rend le héros... héroïque.

Ces deux mômes passent leur journée à s’entrainer à un art martial délirant, à grand coups de bâton auxqueles vous n’auriez jamais osé penser et de vrilles de poupées-cascadeuses. Alors que Son Goku part chercher à manger (du crocodile), il rencontre Sitoé (jadis Bulma), une jeune fille sophistiquée à la recherche de cette même boule de cristal. Après une discussion sur les sexes aussi surréaliste qu’hilarante (et présente dans le manga d’origine, d’autant plus), les deux jeunes personnes découvrent que Son Gohan a été enlevé. Déterminés à le sauver, ils s’allient pour le retrouver, et sur la route, ils feront quelques rencontres inattendues et inoubliables - autant pour eux que pour le spectateur d’ailleurs.

Si l’ensemble est ridicule, le film respecte les idées originales, puisque les personnages de Oolon et Ymacha sont également présents, bien que franchement différents du modèle premier. Le premier est un transformiste joué par un acteur inconnu, qui abuse du surjeu et du comique de geste. Il apparait d’abord sous la forme d’un mélange entre un indigène et un goret, et les fous rires se multiplieront lorsqu’il se transformera en chauve-souris, en Sitoé/Bulma (réplique culte : "Pif Pif, Paf Paf, Pom Pom Pom Pom Pom Pom Pom Pom Pom") et, enfin, en Rambo (!). Quant à Yamcha, joué par Kim Chu Che, il est rebaptisé Westwood et arbore d’abord un look de cow-boy de 15 ans... avant de se dévoiler dans un costume blanc et or, rappelant quelque peu Le Chevalier Blanc incarné par Gérard Lanvin.

Mais le personnage le plus ridicule, et par-là même le meilleur du film n’est autre que Tortue Géniale. Incarné par l’incroyable Eddie Chan, il accumule les danses ridicules et les mimiques inoubliables qui font du métrage un sommet du nanar à découvrir absolument. Grimé derrière des lunettes immondes, une moustache hirsute et une carapace de tortue en toc, le jeune acteur essaie de jouer au vieux pépé à l’origine de la formation du héros... et se donnant à fond, il se plante magistralement, rendant chacune de ses apparitions aussi savoureuses que celle du Roi Cornu.

Filmé dans des décors naturels ou en carton-pâte aux couleurs criardes, le film joue donc la carte du petit budget qui vise plus haut que ses moyens. Les cascades sont nombreuses et font preuve d’une incroyable inventivité... pour cacher les défauts qui sont légion. Les poupées-humaines volent dans les airs, les câbles qui font tenir le jeune acteur sont plus qu’apparents, et surtout... le nuage magique, les super-pouvoirs et autres Dragon Shenron jaune fluo sont en dessin animé, et ne rendent l’ensemble que plus risible. Quand au final, il rentre dans les limites de l’incompréhensible avec l’apparition inattendue d’une (pauvre) attaque de villageois zombifiés, filmée avec un filtre bleu horrible, avant de passer à un dénouement sans souffle épique (en même temps, vu comment c’était parti) qui tourne définitivement l’ensemble à la parodie "Power Rangeresque".

Dragon Ball : Le Film est donc un pur nanar oriental comme on aimerait en voir plus souvent, très maladroit et franchement con, mais tellement hilarant qu’il en devient irrésistible. N’hésitez pas, si vous le trouvez en DVD, jetez-vous dessus, un grand moment de n’importe quoi à partager entre amis vous attendra. En espérant que le film de James Wong n’atteigne pas le même niveau de connerie.

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