Critique de film

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Les Démons du maïs 3

"Children of the Corn III: Urban Harvest"
affiche du film

Deux frères deviennent orphelins après l'assassinat d'un fermier d'une petite bourgade américaine. Les deux enfants sont placés dans une famille en ville, sans que personne ne se doute que le crime a été perpétré par le plus jeune des deux garçons...

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Trailer - Les démons du maïs 3 (1995)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique Les démons du maïs 3 - Le fond du gouffre est atteint !
Par : Quentin Meignant
Tags : Stephen King, Diable et démons, Enfants tueurs

1995, année de sortie d’un nouvel épisode des Démons du maïs… Cette année-là, deux ans après le dernier échec de la saga (Les démons du maïs 2), nombreux sont les fans de cinéma de genre qui ont dû se demander à quoi rimait cette troisième séquelle.

D’autant plus que le réalisateur choisi par les sociétés de production Trans Atlantic Entertrainment (Hellraiser III) et Park Avenue Productions n’était pas des plus connus. Il s’agissait en effet du premier film de James D.R. Hickox qui, depuis, est aussi le coupable des très mitigés Silent Screams et Blood Surf.

Bref, les indicateurs n’étaient pas vraiment au beau fixe et l’appréhension de voir une telle œuvre débarquer sur nos écrans allait grandissant. Et c’est donc dès le départ que nous retrouvons les divers éléments qui ont fait le pseudo-succès de la saga : des gosses, du maïs et le meurtre d’un adulte…

Mais voilà, sans doute histoire de changer d’air, les deux enfants sont alors adoptés par… de riches habitants de Chicago ! Le contraste est immense entre les champs de leur enfance et la grande ville à l’ère du basket, du rap et du métissage.

Ce qui aurait pu devenir une agréable fable mettant humoristiquement en regard deux cultures bien ancrées aux States se transforme hélas très vite en véritable supplice sous les coups de boutoir du jeune Eli, incarné par ce sale mioche de Daniel Cerny (qui est désormais jeune réalisateur, hélas pour nous) !

Entre la voix ridiculement déformée du démon présent dans l’esprit du môme et les incongruités du scénario, le spectateur se voit obligé de naviguer en eaux troubles : un champ de maïs se met à pousser en pleine usine désaffectée tandis que le morveux apparaît comme visiblement éternel et quasiment immortel.

La première demi-heure paraît dès lors vraiment interminable et c’est avec peine que l’on constate que les premiers meurtres sont abominablement nullissimes. Alors que Price était parvenu à nous terroriser quelques fois l’une ou l’autre fois lors de l’épisode précédent, Hickox se plante véritablement à cause de son manque de maîtrise.

Chaque séquence qui appelle à un spectacle de qualité est ainsi bâclée ou gâchée par des effets spéciaux d’une nullité hors du commun. Ainsi, le meurtre de l’assistante sociale, malgré une bande sonore vraiment intéressante, ne parvient même pas à captiver et permet juste au spectateur de se lasser un peu plus des énormes défauts une nouvelle fois mis à jour.

Une seule scène vient vraiment en aide au métrage : la mort de la mère, bien que ne bénéficiant pas d’une mise en scène extraordinaire, est tournée de manière un peu plus palpitante que les autres séquences.

Mettant en parallèle un dessin d’Eli (Tiens, tiens, comme dans le premier épisode !) et la course contre la mort de l’infortunée Amanda, Hickox redonne un peu de couleurs à un film qui en manquait véritablement. Le décès plutôt ingénieux (un robinet fiché dans la nuque et l’eau qui sort par la bouche) de la victime ravive quelque peu un intérêt que l’on croyait envolé depuis longtemps.

Tout ceci est bien entendu de courte durée puisque, quelques secondes plus tard, Hickox nous balance des flash-back sans queue ni tête des deux premiers épisodes, ce qui n’apporte rien à l’histoire et nous rappelle en fait de bien mauvais souvenir.

Comme pour prouver lui-même la nullité d’une saga toute entière, il nous assomme donc véritablement avec ses images venues d’un autre temps… que l’on regrette néanmoins au vu des séquences qui suivent !

Des rires ridicules (à la Austin Powers), des pouvoirs paranormaux abracadabrantesques et un monstre sorti de sous le maïs en finissent avec le film et aussi avec l’intérêt de pas mal de gens pour la saga.

Heureusement, cette dernière n’a vu que ses trois premiers et pénibles épisodes commercialisés chez nous. Espérons que les distributeurs seront assez clairvoyants pour ne pas en faire de même avec les épisodes 4, 5, 6 et 7 ! En tout cas, rien ne vient sauver ce flop qui est, de loin, le plus grand de la série. Un film sans queue ni tête à oublier au plus vite…


Oeuvres liées :

Les démons du maïs (1984)
Les démons du mais 2 (1993)
Les démons du mais 4 (1996)
Les démons du mais 5 (1998)
Les démons du mais 6 (1999)
Les démons du mais 7 (2001)

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