Critique de film

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Delirium Tremens

"Delirium Tremens"
affiche du film

Delirium Tremens suit Garbiel Gabriel (Maximilien Poullein), peintre alcoolique et agoraphobe, qui est également sujet à de nombreux cauchemars qui l’obligent à subir une vie d’insomnie presque totale. Estimant que la source de ses problèmes est son addiction à l’alcool, une amie, Nina (Prisca Silie) entreprend de l’aider à se sevrer. C’est alors que Gabriel s’enfonce dans une spirale de transes durant lesquelles il peint le portrait de jeunes femmes que l’on retrouve bientôt violées et assassinées.

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Trailer - Delirium Tremens (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Delirium Tremens - La Couleur tombée du ciel
Par : Seb Lecocq

« On n’a pas de pétrole mais on a des idées  ». Un principe qui résume parfaitement Delirium Tremens, premier film, au micro budget, de Mehdi Belhadj. Delirium Tremens est la preuve qu’avec un peu de débrouille, énormément de travail et un peu de talent, tout de même, on peut réaliser un film pour pas cher, en totale indépendance. Limité par un budget riquiqui, le réalisateur opte pour le parti pris, très casse-gueule, du huis clos claustrophobique et paranoïaque narrant la lente descente aux Enfers d’un peintre psychotique emporté par sa folie créatrice et ses démons intérieurs. Jusque-là, rien de neuf, la sujet a déjà été traité de nombreuses fois au cinéma, pour le meilleur et pour le pire. Dans quelle catégorie se situe dès lors Delirium Tremens ? Entre les deux. Le film n’est ni une révolution ni une catastrophe mais une œuvre humble, honnête et qui préfigure d’un bel avenir pour tout ce petit monde.

Lorsqu’on se lance dans un huis clos, il faut se baser sur une écriture solide. Celle de Delirium Tremens l’est. Concise et resserrée, l’intrigue va droit au but et évite les digressions inutiles tout en parvenant, sur un laps de temps assez court, à faire ressentir l’évolution et l’oppression de son personnage ainsi que son basculement dans la folie. La deuxième chose d’importance lorsqu’on se lance dans le huis clos est de pouvoir compter sur un casting de qualité. Et là aussi, Mehdi Belhadj a eu le nez fin en offrant à Maximilien Poullein le premier rôle. Celui de Gabriel, le peintre paranoïaque de l’histoire. En quelques images, Maximilien Poullein lui donne vie et l’incarne dans un mélange de rage contenue et de folle sobriété. L’acteur est aussi convaincant dans les scènes posées que dans les séquences de pétages de plomb où il fait preuve d’une réelle intensité dramatique et parvient à rendre tangibles les failles du héros. Même si, à ce niveau là, ce ne sont plus des failles mais de véritables cratères.

Une belle révélation que ce comédien qui vampirise l’écran et prend le pas sur sa partenaire qui, sans démériter, possède un jeu plus limité en terme de justesse et de gammes d’émotion. Il faut dire qu’elle compose avec un rôle qui n’est pas évident à gérer mais elle a du mal à s’imposer face à son partenaire masculin. Enfin, lorsqu’on se lance dans le huis clos, il faut pouvoir assurer derrière l’œilleton de la caméra. Sur ce point, Mehdi Belhadj fait preuve d’une vraie aisance et se fend d’une belle mise en scène reposant sur une belle photographie. On voit que Belhadj est un homme d’images, il propose quelques belles compositions, ses cadres sont soignés et dégagent une vraie inventivité visuelle. Il parvient à simuler l’enfermement de ce couple et la folie de Gabriel de très belle façon. Surtout, il évite l’écueil de la shakycam en restant toujours maître de sa caméra. Comme quoi, on peut filmer la folie sans avoir recours aux artifices habituels.

Delirium Tremens n’est pas exempt de défauts et souffre d’un manque de moyens évident, ce qu’il compense en partie par le savoir faire et le travail de l’équipe technique. Que ce soit au niveau des décors, du jeu ou de la photographie, Delirium Tremens masque la plupart du temps des conditions de tournage difficiles mais pas complètement. On retrouve tout au long du film cette patte « amateur » du film fait à la maison qui détourne par moments le spectateur de l’intrigue, surtout dans les moments un peu creux de l’intrigue. Le mixage sonore souffre aussi de quelques sons parasites et d’une hétérogénéité des ambiances trahissant les lacunes du budget.

Delirium Tremens, s’il ne s’impose pas comme un chef-d’œuvre, n’en reste pas moins un film solide qui montre la patte d’un jeune auteur/réalisateur et qui est porté par un comédien principal des plus convaincants. Il est d’ordre de salubrité publique d’offrir un budget plus confortable à cette équipe car, croyez-moi, elle en a sous le capot et ce métrage fait office de très belle carte de visite.


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