Critique de film

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Dead Silence

"Dead Silence"
affiche du film

Un homme revient dans sa ville natale pour enquêter sur la mort mystérieuse de sa femme. Au fur et à mesure de ses recherches, il apprend que ce meurtre pourrait avoir été commis par le fantôme d'une ventriloque continuant à vivre à travers ses marionnettes...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Dead Silence - Une voix d’outre-tombe
Par : Damien Taymans
Tags : Fantômes, Objets tueurs

Il y a belle lurette qu’on l’attendait. C’est fait, Dead Silence va enfin transiter par chez nous. Le deuxième film de James Wan est mis en boîte depuis trois années aux States mais a subi quelques mésaventures fâcheuses qui ont retardé son arrivée. Le film est en tous points différents du Saw que Wan nous a offert il y a quelques années.

Déçu par son premier film qui a pourtant fait le tour de la planète et été acclamé par nombre jurys aux quatre coins du globe, Wan souhaitait revenir à un projet plus conventionnel pour son deuxième métrage. Le réalisateur de talent a souffert de son expérience sur le plateau de Saw, film bouclé en un temps record et dont le montage ne lui plaisait pas. Pour Dead Silence, les conditions de travail du réalisateur de 30 ans sont meilleures : temps de production allongé, moyens budgétaires plus élevés et une équipe nettement plus expérimentée.

Bien loin d’être un thriller horrifique comme l’était le déclencheur de la franchise la plus rentable de l’histoire du cinéma, le présent film est un pur film d’épouvante dans la grande tradition du cinéma horrifique des années 50 et 60. vibrant hommage au cinéma de Mario Bava, le métrage comporte de nombreux atouts indéniables et parvient à son but : on sursaute à l’envi malgré des apparitions très prévisibles.

Le duo qui avait opéré sur Saw, James Wan et Leigh Whannell au scénario, se retrouve pour créer cette œuvre à la mécanique narrative classique mais efficace. Dotée d’une photographie épurée signée Leonetti (The woods, The mask), Dead Silence frappe par sa ressemblance aux films de Bava grâce à une ambiance terne, une photographie léchée et un éclat virulent des couleurs qui viennent dénoter avec ce fond ténébreux.

Wan ne recourt à aucun effet superflu pour effrayer. Tout est pesé, mesuré et le réalisateur use de cadrages imaginatifs et d’effets sonores jouissifs pour surprendre. Il faut également souligner que le film est bien aidé par des acteurs de toute grande classe : Donnie Wahlberg (Saw 2) qui interprète un flic hors-norme qui se balade sans cesse avec un rasoir électrique à la main et Michael Fairman, formidable dans le rôle du père de Jamie.

Ce qui sidère vraiment, c’est la tempérance globale de l’œuvre. A l’heure où on débloque des moyens colossaux pour parvenir à effrayer et où les effets numériques donnent un plus pour terroriser un public qui en a déjà trop vu, Dead Silence se situe à l’opposé des œuvres contemporaines, effectuant un saut intéressant dans le passé et revenant à la source, à ce temps où on savait faire peur avec peu de moyens (comme c’était le cas pour les films de Bava qui n’a jamais joui de budgets démesurés et a toujours réussi à proposer des œuvres honnêtes).

Néanmoins, malgré un traitement de la forme qui en étonnera plus d’un, on peut s’attrister que le film reste parfois trop superficiel au niveau du fond. Ne se bornant qu’à effleurer la surface plutôt que d’aller au fond des choses, le métrage perd en consistance ce qu’il a gagné en esthétisme. Le twist final s’avère également peu impressionnant et change complètement la donne du reste du film : en un mot, mieux vaut s’abstenir de regarder ce dénouement saboté qui ferait regretter l’ensemble de l’œuvre.

En conclusion, Dead Silence est un film honorable, capable avec peu de choses de générer de réels frissons. Le film prouve en tout cas le talent débordant du réalisateur Wan qui parviendra certainement à l’utiliser encore plus adéquatement pour son troisième métrage Death sentence avec Kevin Bacon et John Goodman.


Critique de Dead Silence - James Wan tire un peu trop sur la ficelle
Par : Samuel Tubez

La deuxième réalisation de James Wan arrive donc directement en dvd sans passer par la case ciné. Entre le Saw et la Death Sentence, c’est donc un Dead Silence qu’on nous demande ici de respecter sous peine de se faire occire par un arrachage de langue. Et si je lâche un pet, je me fais défoncer le cul à mort ?

Le jeune réalisateur s’éloigne ici quelque peu de la mise en forme clipesque pour retourner à une mise en scène plus classique, renouant ainsi avec l’esprit des films de Mario Bava (mais on pense aussi à Roger Corman ou à Dario Argento, notamment par la présence d’une musique très « goblinienne »). Ce qui est plutôt réjouissant car le film bénéficie ainsi d’une photographie froide et de certains cadrages imaginatifs, le tout dans un très beau cinémascope. Sur le plan esthétique Dead Silence est très réussi et de par son atmosphère old school, il foutrait presque les boules. Malheureusement, le film souffre d’un script fainéant qui se contente d’arpenter tranquillement les sentiers habituels du genre. Pourtant la légende créée autour du personnage de Mary Shaw ne manquait pas de potentiel. Hélas, l’histoire de James Wan et Leigh Whannell ne fait qu’effleurer son sujet, se contentant de rester à la surface des choses en s’éloignant même de son excellent thème qu’est la ventriloquie. L’interprétation peu inspirée des deux comédiens principaux (Ryan Kwanten et Donnie Wahlberg) ainsi qu’un twist final faisandé et monté à la manière de Saw finissent par emporter le film dans la médiocrité. Dommage, car James Wan est loin d’être un manchot et sa Mary Shaw (entourée de ses marionnettes) aurait carrément mérité plus de profondeur afin de la hisser en nouvelle icône du cinéma horrifique. Vraiment dommage…

Malgré sa forme horrifique « à l’ancienne » et un savoir-faire indéniable, le film de James Wan s’enfonce dans la médiocrité à cause d’un script paresseux et d’un twist final hérité de la franchise Saw. Rien de mémorable, mais rien d’honteux non plus.


Critique de Dead Silence - Quand Billy hante nos nuits...
Par : Quentin Meignant

Le jeune James Wan a du talent et des idées à revendre et veut le prouver au Monde entier. Après avoir magistralement lancé une saga Saw hélas totalement dénaturée par l’affreux Bousman, le réalisateur a néanmoins voulu remettre les points sur les I.

Wan n’a pas du tout aimé le battage autour de son premier film et a donc décidé de livrer au public et à ses (déjà) nombreux fans un nouveau film à l’efficacité extrême, bien plus ancré dans l’épouvante et le frisson.

Ceci explique peut-être le fait que le métrage n’ait pas fait de bruit lors de sa sortie en DVD. Pourtant, dès le départ, Wan pose les bases d’une histoire en nous montrant durant le générique la fabrication d’une bien mystérieuse marionnette. C’est tout aussi mystérieusement que la marionnette nommée Billy entre dans la vie d’un jeune couple. Après 5 minutes, le décor est donc planté et il ne reste plus qu’à frissonner devant cette poupée totalement affolante.

En effet, le design de celle-ci et l’usage qu’en fait Wan la rend particulièrement efficace. Multipliant les longs plans fixes, les travellings et les zooms ravageurs, le réalisateur d’origine malaisienne parvient à nous faire ressentir un certain stress.

Billy, qui a tout de même quelque chose de Gripsou le clown (Ca), change de position dès que la caméra s’en détourne et profite d’une bande-son particulièrement riche pour nous filer les chocottes. Tantôt percutante, tantôt inexistante cette bande originale est sans aucun doute l’un des immenses points forts de ce film qui nous emmène dans un petit village où règne un terrible secret.

Notre héros, obligé d’enquêter malgré le manque de coopération des autochtones, va alors devoir faire face à l’horreur à l’état pur. C’est dès cet instant que les scènes de trouille se multiplient à la vitesse V-V’ et que Wan décide de nous submerger d’une vague horrifique du plus bel effet.

Hormis quelques malheureux temps morts qui ralentissent un peu l’intrigue, le jeune réalisateur ne commet aucune erreur en nous ménageant de vraiment belles séquences de terreur dans un véritable régal visuel et sonore.

Wan se permet même le luxe de nous gratifier d’un twist final retentissant qui provoque un dernier sursaut de très grande qualité. Jusqu’à la fin, le réalisateur aura donc su faire régner le stress, chose que peu de réals actuels sont capables de faire.

Aidé par une superbe brochette d’acteurs et surtout par un Donnie Wahlberg au mieux de sa forme ainsi que par un scénario tonitruant, Wan confirme qu’il fait désormais partie de la cour des grands. Ce jeune garçon n’a en tout cas pas fini de nous régaler ! Il ne nous reste plus qu’à attendre sa prochaine petite perle tout en repensant à ce Billy qui hante désormais nos nuits !


Critique de Dead Silence - Pantomime infernal
Par : Chroniqueurs

Par The creeper

James Wan et son compère Leigh Wannel sont bien connus des fans d’horreur pour être les créateurs de Jigsaw, le célèbre manipulateur de la franchise à succès Saw. Budget serré, contraintes artistiques multiples (décors, temps de tournage réduit,etc) admirablement contournés par un scénario roublard à souhait. Pourtant, si le twist final carrément imparable relève la sauce d’un film assez conventionnel en termes d’intrigues, il ne saurait occulter la maîtrise et l’amour indéfectible que ce duo porte au genre. Véritable hommage au cinéma transalpin, Saw intègre à merveille ses diverses influences dans une narration morcelée (façon puzzle) et ménageant des moments autant flippant que stressant.

Restant associés à la saga Saw en tant que producteurs et consultant scénaristique, les deux amis préfèrent explorer d’autres horizons que de s’enfermer dans la routine de séquelles se vidant peu à peu de leur substance. C’est ainsi que leur dernier né Dead silence s’articule tout entier autour de la fascination et la peur qu’éprouvent Wan pour les poupées et son admiration des bandes horrifiques italiennes. Initialement envisagé sous le titre SSHHTT, Dead silence aura connu son lot de déboires en tous genres avant d’être enfin distribué en salles dans nos contrées (sortie malgré tout en catimini en fin d’été 2007). Terminé depuis presque 2 ans, il était devenu presque incontournable qu’il débarque en direct to dvd au milieu du tout-venant des inédits.
S’il est loin de révolutionner le genre dans lequel il s’inscrit, Dead silence reste un magnifique conte macabre. Intrigue simple voire minimaliste, narration linéaire mais une ambiance gothique et funèbre à souhait.

Un couple retrouve un étrange paquet devant leur porte. A l’intérieur, une poupée de ventriloque baptisée Billy. D’allure inquiétante, elle se révèle mortelle pour la femme. Poupée dotée d’une vie propre ou simple réceptacle d’un esprit démoniaque. Afin d’éclaircir l’affaire, l’homme revient dans sa ville natale pour enquêter. Au fur et à mesure de ses recherches, il apprend que ce meurtre est lié au passé refoulé des habitants et mettant en cause une inquiétante ventriloque Mary Shaw. Celle-ci bien que décédée continue a terrifier et demeure ancrée dans l’inconscient collectif.

Débutant son action en milieu urbain, l’appartement du jeune couple, l’action va bien vite être transposée dans la bourgade natale de notre héros. Et alors que sa voiture pénètre dans la ville, l’impression d’une force maléfique à l’œuvre se fait pressante. Une entrée digne d’un western lorsque la voiture remonte la rue principale où magasins et habitations semblent abandonnés depuis des lustres. Une ville fantôme, déjà. Avant d’être une ville de fantômes. C’est en allant visiter son père avec lequel les relations sont tendues qu’il se remémore une vieille comptine que lui chantait sa mère, ayant pour sujet Mary Shaw et destinée à effrayer les enfants. Outre son père, la nouvelle jeune compagne de celle-ci et un vieux couple s’occupant de la morgue locale, tous semblent terrorisés et taire un secret inavouable.

Travaillant les cadres comme autant de peintures gothiques et clairement influencées par les films de la Hammer (célèbre firme anglaise qui produisit de nombreux films mettant en scène un bestiaire désormais légendaire : le loup-garou, la momie, Dracula…), les couleurs désaturées donnent un ton à la limite monochromatique que vient relever la couleur rouge. Un climat oppressant qu’aucune blague à deux balles ne vient détendre. Et si le scénario est plus minimaliste et linéaire que leur précédente collaboration, c’est à dessein. Le but recherché étant de générer la peur avec un minimum d’effets. Et c’est parfaitement réussi. Les scènes impliquant la ventriloque sont à ce titre éloquentes. Sa représentation étant marquée par l’influence des trois madre d’Argento. Une Mary Shaw apparaissant de prime abord comme une riche excentrique vivant dans son théâtre sur l’eau et offrant ses talents de ventriloque. Un talent bien vite remis en cause lors de la scène de flashback où 50 ans en arrière une altercation entre un enfant du public et la poupée Billy avait plombé l’ambiance. Un Billy vindicatif qui revendiquait alors son droit d’exister. Dommage que plus jamais cette ambiguïté sur l’existence d’une conscience chez ce pinocchio dégénéré ne soit abordée, le scénario préférant rebondir sur une classique histoire de réincarnation.

Pas d’autre ambition que de créer des émotions fortes pour James Wan qui s’y emploie avec délectation, utilisant de magnifiques décors aptes à recréer cette impression de peur latente que les films de couloirs (parfois très longs, les couloirs) de la Hammer savaient si bien véhiculer. Le théâtre où se situe une des dernières séquences semble hors du temps car isolé à la fois par l’eau environnante et l’épais brouillard que l’on doit traverser pour y accéder. Un lieu qui rappelle dans ses derniers instants la maison de Inferno de ce bon Argento.
Des références qui ne desservent jamais le film puisqu’elles ne sont jamais ostentatoires. Mais là n’est pas l’essentiel car même si on passe à côté, et quelque part tant mieux, l’histoire demeure envoûtante.
Et on arrive au grand twist final. Pouvant paraître préfabriqué, il relève clairement un film parfois un peu froid. Il fonctionne d’ailleurs assez bien, donnant au final une conclusion digne des « contes de la crypte ».

Au final, si ce film ne rénove pas le genre, il sait s’en montrer digne et respectueux. L’utilisation et la mise en scène des obsessions et références de Wan sans être originales n’en demeure pas moins belles.
Mais des petits génies responsables du shocker Saw on attendait autre chose qu’une simple relecture de l’horreur gothique classique. Une petite déception donc.

Commentaires sur le film

Génial !

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Un film honnête, sans prétention et qui renoue avec les classiques de l’horreur dans l’esprit de CHUCKY pour la poupée. Bien que notre acteur principal Kwanten Ryan est du mal à transcrire une émotion comme si il avait un balai dans le cul, WAN nous offre un suspens sans faille et plein de rebondissements malgré quelques petites scènes gores, l’histoire étant concentrée sur la quête du héros pour prouver son innocence et débusquer le vrai coupable. Mais on ne peut qu’admirer tout le talent du réalisateur de SAW dans un registre carrément différent, et avec une histoire quelque peu novatrice et sans avoir recours à des artifices démesurés. Du très bon cinéma !

28 avril 2010 à 23:04 | Par Cinémaniac

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