Critique de film

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Dark Souls

"Mørke sjeler"
affiche du film

Morten, agent de police de son état, reçoit un appel téléphonique lui annonçant que sa fille Johanna a été retrouvée morte dans un sous-bois. Morten croit rêver : en effet, sa fille, certes un peu crasseuse, est devant l’ordinateur juste en face de lui ! En s’approchant, il se rend néanmoins compte que Johanna est mal en point : un trou purulent à la tempe, l’air hagard et un liquide noirâtre coulant de la bouche, pas de doute, c’est un zombie ! Et le pire, c’est que son cas n’est pas isolé dans la région...

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Trailer - Dark souls (2010)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dark souls - Sombre bouillie
Par : Fred Pizzoferrato
Tags : BIFFF 2011

Au cours de son jogging, une jeune fille prénommée Johanna est attaquée par un maniaque masqué armé d’une perceuse électrique qui la laisse pour morte. Cependant, alors que le père de la demoiselle, Morten, est prévenu du décès par la police, la supposée décédée rentre tranquillement à la maison. Rapidement, Morten doit pourtant se rendre à l’évidence et constater que Johanna souffre d’un état de choc inexplicable, devenue une sorte de zombie régurgitant une étrange substance noire non-identifiable semblable à du pétrole. Emmenée à l’hôpital, la demoiselle se voit diagnostiquer une tumeur bizarre mais son père refuse la dangereuse opération visant à la retirer et préfère s’occuper de Johanna, reconstituant tant bien que mal une vie familiale « normale ». Parallèlement, Morten débute son enquête pour tenter de découvrir l’identité du maniaque responsable de l’état de sa fille tandis que la police, elle, constate, impuissante, la multiplication des agressions commises par le mystérieux tueur à la perceuse…

Ecrit et réalisé par deux jeunes Français, César Ducasse et Mathieu Peteul, Dark souls (ou « Mørke sjeler ») est une curieuse coproduction franco-norvégienne débutant d’intrigante manière tel un (bon) épisode de X Files. Mettant en place une intéressante mythologie et recourant tant au slasher qu’à la science-fiction en passant par des références aux plus récents films d’infectés, le métrage tente également de se parer d’une certaine substance en jouant la carte politique et sociale. Les cinéastes traitent ainsi, de façon détournée et allégorique, de l’emprise exercée par le pétrole sur l’humanité. Malheureusement, si la première demi-heure de Dark souls parvient à faire illusion en dépit de ses évidentes maladresses, la suite s’enfonce dans les tréfonds de la série Z. L’intrigue policière abracadabrante menée par un policier flegmatique et les actions souvent aberrantes du père justicier érodent par conséquent la bonne impression initiale, d’autant que le comique involontaire prend rapidement le dessus. Aucun personnage ne parait, en outre, réellement développé, à l’exception de celui du paternel, joué avec une certaine conviction par Morten Ruda. Dommage que son comportement stupide rende le déroulement de Dark souls particulièrement laborieux, ce qu’aggrave encore de nombreuses scènes incohérentes, invraisemblables ou, simplement, fort peu crédibles.

Entre des séquences effarantes d’amateurisme, des passages hilarants au second degré (les criminels comparant la longueur respective de leur…mèche de foreuse !) et un final situé dans une usine absolument navrant, Dark souls se rapproche malheureusement d’un démarquage piteux de « Red Is Dead », le faux slasher orchestré par les Nuls dans La cité de la peur. Le métrage vire ainsi, peu à peu, à la comédie et s’enfonce dans le nanar, en dépit de quelques passages sympathiques et de l’une ou l’autres références cinéphiliques (Driller killer et Toolbox murders se rappellent ainsi aux bons souvenirs du spectateur) bienvenues. Le climax, pour sa part, donne dans le « zombie flick » sans grande conviction et apparente encore davantage le métrage à un empilement de (fausses) bonnes idées jetées au petit bonheur la chance plutôt qu’à une construction rigoureuse.

Quoique techniquement acceptable (pour un petit budget indépendant, le film se révèle relativement soigné), Dark souls ne peut hélas s’apprécier que comme une parodie involontaire, ses rares concepts originaux ne pouvant, en effet, rivaliser avec la pauvreté de l’exécution et la mollesse générale. Une grosse déception pour un ratage total.


Commentaires sur le film

1 etoiles

Un promu pour Nanarland

6 août 2011 à 21:08 | Par Damien Taymans

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