Critique de film

Zombie Fight Club

"Zombie Fight Club"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Morts-vivants
  • Année de production : 2014
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Taiwan
  • Durée : 1h36
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Après une peste zombie qui a décimé la planète, certaines survivants organisent des combats d'humains contre mort-vivants...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Zombie Fight Club - Combats de (Joe) Chien
Par : Fred Pizzoferrato

N’ayant jamais bénéficié d’une telle popularité, les morts-vivants envahissent actuellement tous les médias et ce sur tous les continents. Dernier né de cette mode lucrative, Zombie Fight Club nous vient de Hong-Kong et constitue le nouveau long-métrage de Joe Chien, précédemment responsable du similaire Zombie 108.

Le pitch promet, via un titre référentiel, des bastons sanglantes entre humains et zombies. Le problème étant qu’il faudra attendre une heure de projection pour en arriver là. Toute la première partie, très classique, se déroule en effet dans un building au sein d’une métropole asiatique non identifiée. Suite à un virus libéré dans l’air, la majeure partie de la population s’est changée en zombies et l’épidémie se répand, menaçant d’échapper à tout contrôle. Deux survivants, Jenny et Andy, tentent de s’échapper de l’immeuble transformé en piège mortel où s’affrontent morts qui marchent, dealers et agents du S.W.A.T.

Sans beaucoup d’originalité mais avec un certain sens de l’opportunisme, Joe Chien convoque des bribes de [Rec] et The Raid au sein d’une production qui emprunte également à pratiquement tous les zombies flicks de ces quinze dernières années. L’ensemble ne cherche donc aucunement à innover mais balance fusillades et jets de sang à profusion. Malheureusement, le cinéaste laisse ses protagonistes, réduits à de simples silhouettes, fuir dans des couloirs infestés de zombies sans jamais creuser leurs relations. D’où une quasi impossibilité d’éprouver la moindre empathie pour ses morts en sursis.

Joe Chien mise dès lors tout sur le gore, extrêmement généreux quoiqu’une qualité moyenne, les effets spéciaux numériques semblant tout droit sortis d’un jeu vidéo déjà daté. Le mélange d’action et de boucherie, saupoudré d’une louche de comédie et d’une pincée d’érotisme tournant rapidement en rond, la seconde partie prend une direction différente : le film se projette dans un futur proche et organise enfin le fight club d’outre-tombe promis par le titre. Sans passionner davantage tant l’ensemble hésite sur le ton du récit, passant d’un humour splatter réjouissant à un climat sombre et bien plus sérieux comprenant en outre un peu de sadisme et une scène de viol lesbien !

En dépit de l’enthousiasme du cinéaste et de la volonté évidente d’en donner au spectateur pour son argent, Zombie Fight Club transpire l’amateurisme de sa conception et l’élaboration d’un univers constitué de bric et de broc. La crédibilité n’est d’ailleurs pas recherchée puisqu’un professeur timide et effacé devient le chef d’un gang criminel entouré de filles sexy en tenue fétichiste durant un dernier acte vaguement inspiré de la série télévisée « Dominion ». Aucune volonté de vraisemblance, simplement l’ambition de proposer quelques rebondissements inattendus que le spectateur doit accepter sans se poser de question.

Il y a finalement peu à dire sur ce Zombie Fight Club très balisé et pas franchement satisfaisant : le huis clos horrifique et gore des débuts ne convainc guère plus que les visions post-apocalyptiques de la seconde partie. Pourtant, la générosité très maladroite du produit reste appréciable et les plus indulgents passeront un relatif bon moment devant tous ces excès. Mais le film ne dépasse jamais la moyenne et sera, par conséquent réservé, aux seuls inconditionnels de l’exploitation / gore à petit budget.


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