Critique de film

Zombie 108

"Z-108 qi cheng"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Morts-vivants
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Joe Chien
  • Pays d'origine : Taiwan
  • Scénariste : Joe Chien
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  • Bande annonce
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  • Casting : Hsiang Rong, Tai Bao, Yvonne Yao
  • Récompenses :

Zombie 108 met en scène Taipei, capitale de Taiwan, qui doit faire face à un virus de la grippe génétiquement modifiés suite aux événements nucléaires du Japon... qui libère certains germes extrêmement contagieux. Après une opération de mise en quarantaine des lieux menée de mains de maître, les décideurs envoient la police et l’armée dans les rues de la zone isolée pour secourir quelques peones ne voulant guère quitter les lieux. Pas de chance : à leur arrivée, la population s’est transformée en hordes de zombies et c’est un véritable bain de sang qui les attend.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Zombie 108 - R. A. S.
Par : Damien Taymans


Le nombre 108 possède, dans la numérologie symbolique asiatique, une itération impressionnante. Bouddha, avant d’atteindre l’illumination, est passé par 108 épreuves. Dans la tradition que la divinité engendra, l’aspirant-ascète doit surmonter 108 passions pour atteindre l’idéal de méditation. Lors des cérémonies funèbres, les Japonais allument 108 feux quant au nombre de grains sur les chapelets bouddhistes, je vous le donne en mille (amputé de 892), 108. Dans ce contexte, Zombie 108 prend tout son sens... ou pas puisqu’en l’occurrence, l’alignement numéraire désigne le nombre d’heures précédant l’apocalypse virale qui touche Hong-Kong. Un virus venu tout droit de la voisine japonaise et de ses centrales nucléaires éventrées par les récents tsunamis et tremblements de terre. Hiroshima et Nagasaki avaient engendré le colossal Godzilla, Fukushima doit se contenter d’une épidémie des plus classique.

Première pellicule débarquée fraîchement d’Hong-Kong dans le cadre du focus HK du BIFFF 2012, Zombie 108 se voit versé dans les "Midnight Screenings" afin de ne pas heurter un public non-averti. Car, ce qui se targue d’être le premier film chinois à taper dans le domaine de l’apocalypse zombiesque, n’est effectivement pas à réserver à toutes les mirettes ; seules les plus résistantes, conservées intactes par des centaines de nuit d’insomnie, risquent de rester en état d’alerte devant ce ramassis de clichés éculés (des enragés qui attaquent la populace quand des militaires et des SWAT tentent d’enrayer l’invasion) que Joe Chien tente de convertir en "hype" en brossant des caricatures à peine aussi usagées. Au centre de l’amas de chairs purulentes se dandinant dans l’espoir de tailler le bout de gras avec les survivants végètent une femme éplorée et sa môme, un mafieux gras du bide et un pervers qui profite de la dégénérescence ambiante pour capturer les rares rescapées et agrandir son cheptel d’esclaves sauvageonnes. Côté punchlines, Zombie 108 n’est pas en reste non plus puisqu’il part pour détenir le record du nombre de "fuck" par réplique : en clair, ça sodomise à toutes les sauces, en théorie comme en pratique (les plans cul feraient vaciller Rocco et ses frères), à telle enseigne qu’aucun protagoniste ne pourrait se voir taxé d’être pédé comme un fuck.

Sans être bégueule, on vous prévient de suite : R.A.S. pour le cas de ce zombie-flick taïwanais. Rien à Sauver...


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