Critique de film

Wonder Woman

"Wonder Woman"
affiche du film

Avant d'être Wonder Woman, elle s'appelait Diana, princesse des Amazones, entraînée pour être une guerrière impossible à conquérir. Elle est élevée sur une île isolée et paradisiaque, mais lorsqu'un pilote américain s'écrase sur leur rivage et annonce qu'un conflit à grande échelle fait rage dans le monde, Diana quitte son foyer, convaincue qu'elle doit arrêter cette menace. Combattant aux côtés de cet homme et des siens pour mettre fin à cette guerre et à toutes les guerres, Diana découvre ses vrais pouvoirs... Et son véritable destin.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Wonder Woman - Féminisme de pacotille
Par : Samuel Tubez




Dans l’univers testostéroné des super-héros, les femmes ont bien du mal à exister plus d’une poignée de secondes. Mais Wonder Woman compte bien changer la donne avec son film rien qu’à elle, porté par la splendide Gal Gadot, et qui plus est mis en scène par une réalisatrice : Patty Jenkis (Monster avec Charlize Theron). Mais cela suffit-il à embrasser comme il se doit cette icône féministe créée par Charles Moulton en 1941 ? Pas sûr…

Passage obligé sur fond de mythologie en guise d’introduction, choc des civilisations entre les amazones et les humains, combat sur le front pour mettre fin à la guerre des hommes, combat en cgi contre le boss final,…en apparence Wonder Woman ne sort guère du lot. Et de fait, le spectacle est incroyablement banal et prévisible. Il est même souvent médiocre. Produit et écrit par Zack Snyder, cette nouvelle adaptation DC contient des dialogues d’une niaiserie affligeante et souffre de l’influence du réalisateur de 300 en affichant de nombreux ralentis inappropriés. A tel point que l’on se demande réellement quel est l’apport de la réalisatrice Patty Jenkins dans tout ce fatras d’images ampoulées. Son nom n’est probablement que caution à un film soi-disant féministe, supervisé en réalité par une majorité de mâles qui ne comprennent vraisemblablement rien à la cause. Petites blagues sexistes, message simpliste et attitude incroyablement naïve de l’héroïne qui veut « sauver le monde grâce à l’amour », simpliste vous avez dit ?! Attendez de voir comment le film se prend au sérieux en portant en étendard ce message factice et en affichant un arrière-plan faussement grave (les horreurs de la guerre, c’est moche) plutôt que d’assumer pleinement son côté pulp en offrant un honnête et palpitant divertissement (à l’image du premier Captain America). On se contentera alors de peu, avec une Gal Gadot (sculpturale mais tout de même limitée niveau acting) qui semble en alchimie avec le bon Chris Pine et, en face, un duo de vilains archétypaux (Danny Huston et Elena Anaya, hélas sous-exploités) qui font subrepticement pencher le film vers le bis. Côté action, la scène voyant la super-héroïne faire face aux soldats allemands sur le champ de bataille s’impose comme un honorable moment de bravoure pour l’amazone. Mais ce sera hélas le seul. Dans la grande histoire du cinéma, cela ne suffit certainement pas à faire de Wonder Woman un bon film. Dans la pauvreté actuelle du DC Extended Universe, ça forme un divertissement tout juste passable, certes meilleur que le foutage de gueule Suicide Squad mais pas vraiment supérieur au déjà moyen Batman v Superman. Faut vraiment se contenter de peu de nos jours !

Vous voulez voir un vrai film féministe ? Regardez Mademoiselle de Park Chan-wook. Vous voulez un super hero movie palpitant ? Ressortez votre DVD de Spider-Man version Sam Raimi. Pour ce qui est de Wonder Woman, si vous êtes bien acclimaté à la médiocrité ambiante, ça passera crème !


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