Critique de film

White God

"Fehér isten"
affiche du film
  • Genre : Drame, Fantastique
  • Année de production : 2014
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Hongrie
  • Durée : 1h59
  • Musique : Asher Goldschmidt
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

L’homme est-il le meilleur ami du chien ? Suite à une taxe sur les races croisées, le père de Lili décide de relâcher leur fidèle compagnon dans les rues. La jeune fille de 13 ans va alors tout faire pour tenter de le retrouver. Les chiens errants, quant à eux, décident de se rebeller contre une humanité qui les a délaissés. Si la trame peut paraître naïve, elle prend rapidement des dimensions mythologiques et fait montre d’une violence viscérale.

Les critiques à propos de ce film

Critique de White God - A girl and her dog
Par : Samuel Tubez




Auréolé du Prix un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, White God est un drame, un récit d’aventure, un film d’horreur intimiste et une fable anticipative aux consonances politiques qui prend absolument tous les risques. L’un des films les plus étonnants de cette fin d’année !

Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili, 13 ans, adore son chien Hagen, mais son père l’abandonne dans la rue. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen, livré à lui-même, découvre la cruauté des hommes…

Soit un véritable chemin de croix pour cet adorable cabot qui deviendra au fil du récit un redoutable molosse. La caméra du hongrois Kornél Mundruczó est presque constamment dans les pattes de l’animal, suivant au plus près ses pérégrinations et faisant de lui le véritable héros du film, laissant les humains à des rôles plus que secondaires à l’exception de la débutante Zsófia Psotta dans le rôle de Lili, qui donne une interprétation sensiblement fébrile. En découle un manque de repères et d’émotions humaines qui pourront peut-être déstabiliser les plus terre à terre. Si la première partie nous plonge dans une aventure émouvante et trépidante accessible à tous les publics, la suite, elle, s’avère plus corsée. Le détournement du tétanisant titre de Samuel Fuller, White Dog (Dressé pour tuer en français), prend alors tout son sens avec un Hagen recueilli par un dresseur malfaisant qui va le torturer et le préparer à de cruels combats entre chiens. L’aventure fait progressivement place à l’horreur psychologique, puis davantage physique, pour se terminer par un final « apocalyptique » digne des plus grands films d’anticipation (on pense forcément à La planète des singes).

En mettant en évidence la relation entre une gamine et son chien sous le prisme de la fable politique, White God prône pour le retour à une vie harmonieuse entre les êtres vivants. Sans quoi, même le meilleur ami de l’homme risque de se retourner contre son propre maître.


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