Critique de film

Timecrimes

"Los Cronocrímenes"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Nacho Vigalondo
  • Pays d'origine : Espagne
  • Durée : 1h28
  • Scénariste : Nacho Vigalondo
  • Musique : Chuky Namanera
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Karra Elejalde, Candela Fernandez, Juan Inciarte, Barbara Goenaga
  • Récompenses : Prix au festival du film fantastique d'Austin en 2008
    Tulipe noire au festival du film fantastique d'Amsterdam en 2008

Un homme qui remonte soudain le temps se retrouve face à son double. Une fille nue au milieu de la forêt. Un étrange personnage au visage recouvert de bandages roses. Une inquiétante demeure en haut dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Timecrimes - L’Espagne une nouvelle fois au sommet !
Par : Quentin Meignant


Le cinéma ibère se porte bien, c’est le moins que l’on puisse dire. Entre Balaguero, Del Toro, De La Iglesia, Bayona, Cerda et autre Ortiz, il est difficile de se faire une place au soleil dans un cinéma en pleine explosion.

Après que Balaguero, avec REC, ait totalement survolé le festival de Gerardmer et ait décidé d’essayer de s’attaquer au BIFFF, Nacho Vigalondo, dont c’est le premier long-métrage, a décidé d’essayer d’imposer sa verve scénaristique en compétition internationale à Bruxelles.

Il faut dire que ce dernier n’est pas non plus un inconnu au sein de la communauté cinématographique puisque son court-métrage, 7h35 du matin, a été nominé aux oscars et primé dans de nombreux festivals européens. Le réalisateur a en tout cas prouvé qu’il savait passer du court au long sans aucun problème tant l’intensité de son film est de qualité. Après un début assez lent, plaçant les bases assez floues d’une intrigue qui l’est tout autant, Vigalondo s’apprête à nous régaler.

En effet, dès les premiers plans (une femme nue dans les bois), le réalisateur suscite chez les spectateurs beaucoup d’interrogations. C’est alors qu’Hector, voyeur très curieux, se lance dans une aventure qui va le dépasser et, par la même occasion, nous dépasser aussi !

Dès ce moment, la tension présente dans l’œuvre ne nous lâchera plus et ce, jusqu’à la fin du film. A grands coups d’une bande son particulièrement oppressante et haletante, Vigalondo nous emmène dans une histoire abracadabrantesque à laquelle on prend un réel plaisir à assister.

Cette histoire de voyage dans le temps aux multiples entrées et, donc, aux multiples Hector, retourne réellement le cerveau : le réalisateur parvient à nous mettre en parallèle d’un héros qui souffre tant physiquement que psychologiquement.

Par un scénario rudement bien écrit et une finesse de tous les instants, Vigalondo parvient réellement à donner du punch et surtout un sens à l’intrigue, ce qui n’était pas gagné d’avance. Le spectateur, au même titre que le héros, se met à réfléchir pour trouver des solutions dans un labyrinthe temporel rudement bien construit.

On n’en finit plus de s’étonner devant tout ce qui arrive à ce pauvre Hector, personnage vraiment très sympathique, qui n’a rien demandé à personne et qui se retrouve embobiné dans une aventure qui ne cesse de se compliquer.

Partagé entre l’envie d’épargner le plus de monde possible et celle de tout faire rentrer dans l’ordre, Hector est donc pris entre deux feux et enchaîne gaffe sur gaffe. Entre accidents de la route, meurtres et violences diverses, Vigalondo parvient à distiller un véritable sentiment d’impunité à son personnage tant celui-ci est sympathique et ne mérite pas ce qui lui arrive.

C’est alors que l’on se dirige vers une chaîne sans fin que le réalisateur espagnol nous surprend une nouvelle fois en changeant la donne : Hector trouve la solution la plus basique (mais pas la plus propre !) qui soit pour régler le problème et profiter avec quiétude d’une final dantesque !

C’est un vrai plaisir de voir évoluer ce personnage en ces lieux. Ce dernier est d’ailleurs joué à merveille par quelqu’un qui est loin d’être un inconnu pour n’importe quel amateur de cinéma de genre hispanique : Karra Elejalde.

Cet acteur, qui incarnait Bruno Massera dans La secte sans nom de Balaguero, apporte un indéniable plus au métrage, tant au niveau de l’affiche que de la qualité du jeu. Il sait se rendre sympathique et, en même temps, impressionner les spectateurs.

Bref, Timecrimes est un film, mi-SF mi-survival, vraiment efficace, qui ne fait rien pour ménager un spectateur qui sortira sans aucun doute ravi par ce film. Vigalondo a su nous offrir un très bon moment de cinéma, empreint d’une grande qualité et du savoir-faire ibérique ! L’Espagne est au sommet, cela se confirme !


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