Critique de film

Park (The)

"Chow lok yuen2"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Fantômes
  • Année de production : 2003
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Wai-keung Lau
  • Pays d'origine : Hong Kong, Thaïlande
  • Durée : 1h31
  • Scénariste : Yiu Fai Lo, Wah-Shum Lung
  • Musique : Ken Chan, Kwong Wing Chan
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Laila Boonyasak, Bobo Chan, Wing-Hong Cheung, Matthew Paul Dean
  • Récompenses : Aucune

Alan retourne sur les lieux d'un dramatique accident de manège. Dès lors, il est pris de convulsions et de vertiges. Ses hallucinations morbides le mèneront là où il n'avait jamais pensé aller...

Les critiques à propos de ce film

Critique de The park - Une attraction à sensations faibles...
Par : Damien Taymans






Ces dernières années, les films d’horreur asiatiques ont la cote auprès des distributeurs et du public (généralement à juste titre !). Depuis le succès tonitruant de Ring, un véritable défilé de ces œuvres a eu lieu sur notre vieux continent. La plupart de ces produits post-Ring ont tellement séduit un public de plus en plus acquis à leur cause que les producteurs hollywoodiens commencent à s’arracher les droits de ceux-ci pour en effectuer des remakes à la sauce américaine, mais avec une connotation asiatique, rendant leurs films dénués d’intérêt et en faisant des productions bâtardes sans aucune attache territoriale précise. S’il est une prédiction que l’on peut déjà faire sans risquer de trop se planter, c’est qu’il existe peu de cinglés aux States pour s’adonner au « refaisage » d’un film comme The park

Revendiquant une originalité dépassée par l’utilisation de séquences en 3 D (le film est offert avec de jolies lunettes démesurées qui vous feront davantage ressembler à l’héroïne du Destin de Lisa qu’à un spectateur friand de trois dimensions), The park met en scène l’histoire d’une jeune femme qui, accompagnée de quatre amis idiots jusqu’à l’os, recherche son frère disparu au sein d’un vaste parc d’attractions complètement abandonné. Si le pitch est convenu, il aurait pu néanmoins apporter satisfaction si le réal avait utilisé les lieux pour nous offrir un tour sur les montagnes russes de l’horreur.

Mais, chers amis, le grand huit est fermé, revenez en deuxième semaine. Le décor est très mal exploité et ne donne lieu qu’à des séquences on ne peut plus attendues tant elles sont mal amenées. Et pour légitimer son lieu et son intrigue, le réalisateur prouve son absence totale d’originalité en s’appliquant à nous seriner ces éternels ghosts asiatiques en filigrane, les utilisant à des moments peu adéquats pour susciter le moindre frisson. En ce sens, The park fournit une belle leçon aux spectateurs : tous les produits importés d’Asie ne sont pas tous de la même teneur que Ring, The eye ou Ju-on, loin s’en faut…

Au lieu d’utiliser ses décors terrifiants à dessein, Wai-keung Lau édulcore l’aspect horrifique des lieux en y faisant déambuler des crétins amoindris par le recours intensif aux drogues en tous genres, dotant son métrage d’un ton légèrement décalé avec les propos de base. Plutôt que de créer une véritable intrigue cohérente autour de la disparition du frangin, le réal s’emmêle les pinceaux dans un réseau de scènes sans lien apparent pour aboutir à un final aussi peu bandant que le reste de l’histoire. Quant à sa bonne-idée-originale-que-personne-ne-l’a-eue-avant (à savoir le recours aux effets 3 D), elle tombe complètement à plat pour plusieurs raisons : les dites séquences sont trop peu nombreuses, elles sont signalées par un message clignotant nous indiquant qu’il faut s’empresser de chausser ses affreuses montures et enfin, les effets tridimensionnels émergent lors de scènes d’une banalité horrifique sans précédent (c’est un comble !).

En définitive, The park est l’une des plus belles preuves qu’à côté des bijoux qui nous parviennent d’Extrême-Orient subsistent des produits artisanaux sans grande valeur qu’il convient d’éviter autant que faire se peut…

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage