Critique de film

The Eye 2

"Gin gwai 2"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2004
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Oxide Pang Chun, Danny Pang
  • Pays d'origine : Hong Kong, Thaïlande
  • Durée : 1h30
  • Scénariste : Lawrence Cheng, Jo Jo Yuet-chun Hui
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  • Bande annonce
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  • Casting : Eugenia Yuan, Qi Shu, Jesdaporn Pholdee
  • Récompenses : Nominé au Prix de la Meilleure actrice de second rôle (Eugenia Yuan) au Golden Horse Film Festival en 2004

Joey, une jolie jeune fille, vient d'être abandonnée par Sam, son fiancé, et dans un accès de désespoir, elle tente de mettre fin à ses jours dans un hôtel de Bangkok. Elle rate sa tentative, et, après son réveil, regrette amèrement son geste fou. Elle est désormais déterminée à vivre et à repartir à zéro. Mais elle se rend successivement compte qu'elle est enceinte de Sam, et que son esprit est accaparé par des visions que ne perçoivent pas les autres, celle d'une femme en particulier.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The eye 2 - Le doigt dans l’oeil
Par : Damien Taymans




Joey, après avoir effectué quelques menues emplettes, s’enferme dans sa chambre d’hôtel, téléphone à son petit ami et se bourre ensuite de dizaines de pilules. Le suicide avorté, celle-ci tente de se reconstruire jusqu’à ce qu’un médecin lui annonce qu’elle est enceinte. Cadet de ses soucis finalement puisqu’elle se retrouve confrontée à un autre problème autrement plus grave : elle voit des fantômes partout qui font que lui faire peur…

Deux ans après leur The eye, les frérots Pang remettent le couvert, comptant bien surfer sur une vague de double envergure, celle du succès de leur précédent opus et celle, non négligeable, des ghost stories asiatiques qui ont manifestement le vent en poupe en ce début de millénaire. Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre de l’œuvre, The eye 2 (traduction rapide à dessein mercantile) est moins une séquelle qu’une variation sur le thème originel abordé par le premier métrage (Jian Gui signifiant "voir des fantômes"). La grossesse se substitue à la greffe de cornée, preuve de la volonté qui animait nos deux hong-kongais de renouveler quelque peu leur répertoire en ne s’enlisant pas dans une suite répétitive à l’image de Shimizu et de sa clique de Ju-On. Pourtant, si l’expérience de départ diffère, la recette reste sensiblement la même : des apparitions au détour de chaque recoin, l’incompréhension et la peur de l’héroïne face aux dites apparitions, un spectre omniprésent (une jeune femme qui s’est jetée sous le métro), le tout débouchant sur une enquête menée par l’héroïne à propos des raisons du suicide de la jeune femme fantomatique qui ne cesse de s’inviter dans son quotidien.

Sauf que, contrairement à son modèle, The eye 2 mise sur une surenchère rébarbative, proposant continuellement des apparitions spectrales devenant rapidement lassantes, recourant sans cesse aux mêmes procédés sonores comme visuels pour surprendre un spectateur noyé sous la multitude d’œuvres reproduites à l’identique depuis le patron originel Ringu. Résultat : The eye deuxième du nom correspond à des montagnes russes émotionnelles. L’ennui s’installe devant les pérégrinations de la pauvre Joey (la très belle Qi Shu assez irritante dans son rôle), l’espoir survient lors la surprenante scène de l’ascenseur et la déprime refait surface lorsqu’arrive la seconde scène de suicide de Joey qui doit s’y reprendre à deux fois pour se jeter du toit de l’hôpital dans lequel elle est internée. Seule zone d’éclaircie : une résolution d’enquête certes convenue mais néanmoins explicative qui vient en quelque sorte légitimer la succession monotone de scènes fadasses à défaut d’être terrifiantes sans pour autant en colmater tous les défauts (quelques incohérences scénaristiques perdurent).

Louable sur papier, cet essai des frères Pang ne brille pas autant à l’écran en raison de sa surenchère gonflante. Plus intelligent que ses homologues qui reproduisent à l’infini les mêmes séquences, The eye 2 s’avère au final une vaine tentative de faire du neuf avec de l’ancien. En résulte un film de seconde main, pas désagréable mais pas transcendant non plus…

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