Critique de film

The Darkest Hour

"The Darkest Hour"
affiche du film
  • Genre : Thriller, Science-fiction
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Chris Gorak
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h29
  • Scénariste : Chris Gorak, M.T. Ahern, Leslie Bohem, Jon Spaihts, Josh Zetumer
  • Musique : Tyler Bates
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Olivia Thirlby, Emile Hirsch, Rachael Taylor, Max Minghella, Joel Kinnaman
  • Récompenses : --

Sean et Ben sont à Moscou pour affaires, confrontés à un univers d’argent et de pratiques sans scrupules. Natalie et Anne s’y trouvent en escale involontaire alors qu’elles avaient prévu de se rendre au Népal. Les quatre jeunes gens se rencontrent par hasard dans la boîte de nuit la plus branchée de la ville où ils croisent Skylar, un homme d’affaires suédois qui a arnaqué Sean et Ben. Ce haut lieu qui attire puissants et personnalités en vue bascule dans la terreur lorsque des aliens attaquent… Après avoir vécu terrés quelques jours dans les sous-sols, les cinq survivants ressortent et découvrent une ville déserte. Le monde semble immobile alors qu’une force terrifiante et invisible les guette… S’ils veulent avoir une chance de survivre, ils vont absolument devoir découvrir qui sont ces êtres venus d’ailleurs et ce qu’ils veulent. C’est à ce prix qu’ils pourront les combattre, s’ils en sont capables…

Les critiques à propos de ce film

Critique de The darkest hour - Electric E.T.
Par : Samuel Tubez






Peu aidé par un trailer et une affiche peu engageants, cette production Timur Bekmambetov (Night watch, Wanted) réalisée par Chris Gorak (Los Angeles : alerte maximum aka Right at your door en vo) nous la rejoue invasion extra-terrestre pernicieuse avec un manque d’imagination ainsi qu’une stupidité de tous les instants. The darkest hour, premier nanar de l’année 2012 ? On dirait bien…

Deux jeunes américains arrivent à Moscou les mains dans les poches dans l’espoir de faire affaire. Rapidement, ils se font entuber par leur correspondant sur place et se retrouvent vite à célébrer leur désillusion dans la boîte de nuit branchée du coin. Là, ils rencontrent deux jeunes filles (américaines elles aussi, comme par hasard) qui sont venues là pour s’éclater (la rondelle ? Ben non, même pas finalement !). Ce soir-là, une étrange invasion provoque un blackout total de la ville, provoqué par des entités venues sur Terre pour nous pomper nos ressources énergétiques. Après s’être planqués, nos quatre survivants émergent quelques jours plus tard, ne découvrant à l’extérieur que chaos. Dans un décor délabré entre 28 jours plus tard et The road, ils vont tenter d’affronter la menace extra-terrestre.

Un peu de ci, un peu de ça, et vous reprendrez bien un peu de film catastrophe…The darkest hour pue le déjà vu. Bourré de clichés jusqu’à l’os et sacrifiant la caractérisation de ses personnages pour nous resservir quelques effets numériques peu convaincants (je rêve où ces E.T. ressemblent à des étrons intergalactiques ?!), le second long métrage de Chris Gorak ne convainc pas une seconde. Pourvu de dialogues aussi pauvres que crétins, porté par des comédiens égarés (Emile Into the wild Hirsch, Olivia Juno Thirlby) et traversé par des erreurs scénaristiques inouïes (la scène d’action finale où notre héros doit retrouver sa comparse est amenée de manière absolument insensée), The darkest hour est à peine sauvé par une poignée de visions apocalyptiques convaincantes (un immeuble qui s’effondre par-ci, un avion planté dans un immense complexe par-là,…). Totalement prévisible (il ne se passe pas grand-chose d’inédit en dehors de ce que nous révélait la bande-annonce), ce blockbuster qui n’oublie pas de faire la part belle aux placements de produits tombe même dans le ridicule avec l’arrivée d’une bande de mercenaires russes habillés comme des clodos possédant un accent plus qu’exagéré. A partir de ce moment, il ne nous reste alors plus qu’à rire tant les situations s’avèrent ridicules et, surtout, tant l’ennui nous aura jusqu’ici fait souffrir, souffrance par ailleurs accentuée par le port de lunettes 3D une fois de plus bien futiles.

Aucune immersion, aucune tension, mais un max de lieux communs et de crétinerie pour ce blockbuster duquel on ressort totalement inerte. Vous pouvez dormir l’esprit tranquille, The darkest hour est un nanar de luxe pur premium sans aucun intérêt que vous ne regrettez surement pas d’avoir loupé. Bonne nuit.


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