Critique de film

The Shamer’s Daughter

"Skammerens datter"
affiche du film
  • Genre : Aventure
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Danemark, Islande, Norvège, République Tchèque
  • Durée : 1h36
  • Musique : Jeppe Kaas
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Dina, une jeune fille de dix ans, a un talent divinatoire hérité de sa mère. Elle peut fixer les gens dans les yeux, pénétrer leurs âmes et leurs secrets inavouables et leur faire ressentir de la honte. Dina et sa mère sont convoqués par le trône pour enquêter sur les assassins du roi.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Shamer’s Daughter - Game of Thrones-like
Par : Quentin Meignant




Après dix années d’absence dans le domaine de la réalisation, Anders Thomas Jensen est revenu dans le parcours avec Men & Chicken, produit et réalisé en 2015. Si le génie de cette oeuvre n’est plus à prouver, 2015 aura aussi été synonyme de gros travail de scénarisation pour le cinéaste qui a décidé de s’attaquer à l’adaptation de Skammerens datter, une série de récits pour jeunes adultes rédigés par le romancier Lene Kaaberbøl.

The Shamer’s Daughter suit une clairvoyante et sa fille - deux personnes capables de lire et d’influencer le subconscient des êtres humains - qui sont embauchées pour sauver Nicodemus, accusé d’avoir tué son père et des membres de sa royale famille. Elles vont se retrouver au centre d’une cabale sanglante où les jeux de pouvoir livrent rapidement leurs mystères.

Fruit de la collaboration de nombreux pays (Danemark, Islande, Norvège, République Tchèque), The Shamer’s Daughter parvient à placer l’Europe sur l’échiquier de l’heroic fantasy dès les premiers instants du film, notamment par le biais de décors et de CGI parfaitement exécutés. Prouvant que le Vieux Continent peut lutter contre des productions américaines de moyenne envergure, le métrage de Kenneth Kainz voit donc son développement se dérouler sans aucun accroc.
The Shamer’s Daughter s’avère ainsi être particulièrement riche en action tout en s’adressant à un public très large, les nombreux meurtres étant parfaitement mis en scène dans cette optique. L’empathie suscitée par la caractérisation des personnages en fait d’ailleurs une fable d’aventure familiale presque parfaite. Ajoutons à cela les excellentes prestations des protagonistes principaux - mention spéciale à Soren Malling - et tous les ingrédients sont réunis pour donner lieu à un final prenant et épique. Spectaculaire à souhait, celui-ci offre de véritables moments d’héroïsme.

Bénéficiant du travail de cet incroyable homme de cinéma qu’est Anders Thomas Jensen, The Shamer’s Daughter est donc une belle réussite, une épopée familiale qui ravira petits et grands.


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