Critique de film

Great Magician (The)

"Daai mo seut si"
affiche du film
  • Genre : Arts-Martiaux, Action, Historique
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Derek Yee
  • Pays d'origine : Chine, Hong-Kong
  • Durée : 2h08
  • Budget : 15 millions de dollars
  • Scénariste : Tin Nam Chun, Ho Leung Lau, Derek Yee
  • Musique : Leon Ko
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Tony Leung Chiu Wai, Ching Wan Lau, Xun Zhou
  • Récompenses : Aucune

En 1916, après la mort de Yuan Shikai, débute une période de conflits appelée l’époque des seigneurs de la guerre chinois. L’un d’eux, un seigneur local répondant au nom de Bully Lei (Lau Ching Wan), espère unifier le pays avec l’aide des Japonais. Il fait la rencontre d’un magicien (Tony Leung Chiu Wai) et espère l’utiliser afin de conquérir le cœur de sa 7ème femme Liu Yin (Zhou Xun), sans savoir que cette dernière n’est autre que la fiancée de Chang Hsien le magicien.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Great Magician - Blockbuster made in HK
Par : Quentin Meignant






Fruit du travail de l’excellent Derek Yee, alias Tung-Shing Yee, ancien acteur de la Shaw Brothers reconverti depuis de nombreuses années en réalisateur de grand talent, The Great Magician fait partie de ces films dont l’aura a été quelque peu étouffée par d’autres sorties jugées plus importantes. Néanmoins, avec Tony Leung Chiu Wai à son casting et les présences de To-hoi Kong (Twins Mission) et Wei Tung (Seven Swords, Reign of Assassins, Hero,…) en tant que chorégraphes, le métrage a tout pour susciter un engouement incroyable auprès des amateurs du cinéma HK. L’action de The Great Magician prend place en 1916, durant une période de conflits appelée l’époque des seigneurs de la guerre chinois qui fait suite à la mort de Yuan Shikai. Bully Lei, un seigneur local, espère unifier le pays avec l’aide des Japonais. Il fait la rencontre d’un magicien et tente d’utiliser ce dernier pour conquérir le cœur de sa septième femme, Liu Yin, sans savoir qu’il est le fiancé de cette dernière.

Partant d’un pitch pas résolument historique, loin s’en faut, The Great Magician s’adresse avant tout à un public très large plutôt qu’aux simples amateurs d’arts-martiaux. Doté d’un budget colossal qui transpire dès les premiers instants sur l’écran, le métrage brille surtout par des effets spéciaux de haute volée et par la sympathie que l’on ne peut que porter à ses personnages. Entre un Tony Leung Chiu Wai très à l’aise dans ses tours de passe-passe et un Lau Ching Wan plus cabotin que jamais, l’œuvre revêt un caractère quasi-enfantin qui n’est pas pour déplaire.

Malgré ces bonnes dispositions et une chorégraphie générale plutôt convaincante, The Great Magician n’évite pas l’écueil du blockbuster commun et fait souvent preuve d’une niaiserie dommageable qui, de surcroît, donne lieu à des temps morts d’importance et à de longs moments de dialogues pourtant évitables. Doté d’un final à la hauteur de son casting, c’est-à-dire sympathique en diable, le film de Derek Yee assure le service minimum sans pour autant bluffer.

Au vu du casting mis en place et du staff présent sur ce Great Magician, l’œuvre de Yee s’avère particulièrement décevante, l’ensemble ne parvenant jamais à décoller pour atteindre le niveau espéré. Il reste néanmoins impossible de ne pas passer un bon moment devant les frasques de personnages attachants et, après tout, il s’agit là du but principal d’un blockbuster…


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage