Critique de film

Gingerdead man (The)

"The Gingerdead man"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2005
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Charles Band
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h10
  • Scénariste : William Butler, Domonic Muir, August White
  • Musique : Roger Ballenger
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Gary Busey, Robin Sydney, Ryan Locke, Alexia Aleman, Jonathan Chase
  • Récompenses : Aucune

Meurtrier du frère et du père de Sarah Leigh, le psychopathe Millard Findlemeyer est envoyé à la chaise électrique, pour lui éclaircir les idées. Assoiffée de vengeance, la mère du tueur envoie à Sarah une pate à gateau maléfique contenant les cendres de son défunt brave petit. En l'utilisant pour une de ses recettes, Sarah donne vie à un bonhomme en pain d'épice possédé par l'ame du tueur, bien décidé à mettre lui aussi la main à la pate pour se venger...

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Gingerdead man - Pâte molle
Par : Damien Taymans




Sarah et sa mère luttent difficilement pour conserver leur boulangerie promise à une faillite de plus en plus proche. A vrai dire, depuis la mort du frère et du père de Sarah dans un hold-up auquel elle a assisté, rien ne va plus. D’autant que le friqué d’en face ne cesse de les forcer à coups de billets verts à mettre la clé sous la porte afin de laisser son commerce prospérer seul. Mais Sarah a d’autres soucis à gérer : elle doit survivre face à l’assassin de ses fraternel et paternel reconverti en pain d’épice…

Le pitch saccharosé ne fait aucun doute : Gingerdead man sort tout droit du four de Charles Band, ce faux artisan du bis, confiné à produire des Z fauchés contenant son lot d’édulcorants de terreur afin de faire fructifier l’usine Full Moon, coupable d’une dizaine de méfaits horrifiques annuels. Initialement prévu pour être dirigé par William Butler, le métrage tombe finalement – et sans surprises – entre les mains du redouté Charles Band, option davantage financière qu’artistique.

Ainsi, après ses imbuvables Doll Graveyard et Decadent evil, Band reprend du service et lâche quelque peu ses premières amours de porcelaine pour s’intéresser à la folle réincarnation d’un tueur sanguinaire (Gary Busey, égal à lui-même) en bonhomme de pain d’épice à la mine patibulaire, au faciès grimaçant et aux mille et une capacités (il peut tenir un flingue, fermer la porte du four et poignarder ses victimes !).

Long de 54 minutes (ce qui est déjà pas mal pour un Full Moon), Gingerdead man possédait tous les ingrédients pour devenir une farce horrifique hilarante et décervelée à défaut d’être efficace. Etrangement, le réalisateur prend le parti de livrer un métrage sans une once de deuxième degré (excepté une scène de recouvrement pâtissier) agrémenté de quelques rares mots d’esprit sous forme de calembours indigestes. Se détournant d’un chemin tout tracé d’avance, le réal se fourvoie en dotant son intrigue d’un premier degré nuisible qui s’avère rapidement ennuyeux en raison de la folie liminaire du projet.

Collectionnant les bouses nauséabondes, Band ajoute à ses trophées cette compilation de maladresses filmiques qui comporte, entre autres, des transitions vaseuses sur les façades du commerce, une mise en scène arythmique, des prestations variant de nunuches à neuneus, des scènes inutiles (l’amourette entre Amos et Sarah), … pour finalement n’offrir que très peu de réjouissances (le glaçage de la bonne femme, le catcheur bouffeur de pain d’épice), seules denrées comestibles d’un gloubi-boulga sans saveur.

Voilà une pâtisserie qui pèsera à coup sûr sur l’estomac des cinéphiles avertis, des simples badauds innocents et même des amateurs de nanars qui ne pourront se repaître de cette frasque indigeste.


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