Critique de film

The Encounter

"The Encounter"
affiche du film
  • Genre : Horreur, Science-fiction
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h25
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Lorsque Collin Bastrow est retrouvé dans la forêt, seul et effrayé, il a une incroyable histoire à raconter. Narrant avec difficulté les événements choquants de la nuit précédente, sa mémoire ravive d'horribles flashs sur ce qu'il est advenu de ses amis et de sa fiancée. Ce qui a commencé comme un simple randonnée dans les montagnes du nord de l'Arizona se transforme rapidement en une histoire incroyable et terrifiante qui appartient vraiment à un autre monde. Seul survivant de cette rencontre mortelle, Collin doit tenter d'expliquer l'inexplicable…

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Encounter - Rencontre d’un autre type
Par : Damien Taymans


Le found footage, devenu véritable phénomène de mode par le truchement de la franchise Paranormal Activity, s’est aussi vite dégonflé qu’il n’a enflé, révélant dans la foulée de la saga ses limites et son manque d’élasticité. Car le procédé, a-cinématographique par essence, provoque d’emblée une certaine lassitude de par son réalisme forcé et son aspect documentaire souvent bancal. Le spectateur n’a cure des modifications de mediums (les Google Glass dans Jeruzalem, la K-necht dans PA 4) et de la diversité des sous-genres explorés (de la SF au super-héros, en passant par le film d’exorcisme ou l’enquête anthropologique en milieu cannibale). Le POV a fait son temps et ne saurait être encore développé et trituré à l’extrême sans apporter une vision un tant soit peu novatrice à l’image d’un Hardcore Henry.

En marge, toute tentative de reproduction à peu de frais de créations antérieures meurt dans l’œuf comme l’illustre encore cette énième création documenteuse investissant le terrain de l’invasion extraterrestre dans un coin de bouseux ricains. Le méfait, signé Robert Conway, auteur du mockbuster Krampus : The Recknoning, semble évoluer dans les pas du médiocre The Fourth Kind sans même parvenir à se payer les services de Milla Jovovich. En lieu et place, un mec à poil est appréhendé et est convié à conter la mésaventure qui lui est arrivée et lors de laquelle il a perdu potes et fiancée. Le flot d’images récoltées et montées à la va-vite envahit donc l’écran, montrant sous tous les angles une bande de djeunz attardés obsédés par la baise et la weed mais également, cadeau Bonux, deux chasseurs partis dans la forêt tirer le gibier, sans oublier une représentante de l’ordre touchée par un liquide alien et, last but not least, une tripotée de militaires venus remettre de l’ordre dans les bois.

Égrainant un à un tous les gimmicks du style found footage (stock shots, images docus granuleuses, vision nocturne), Conway en vient presque à parodier le genre qu’il désire aborder : sans relief et sans cohérence, le récit se déroule, les personnages interviennent, les images défilent jusqu’à un dénouement étiré à l’excès. Et sinon, c’est quand que Mars ré-attaque ?


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