Critique de film

The Box

"The Box"
affiche du film
  • Genre : Fantastique
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Richard Kelly
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h55
  • Budget : 30 millions de dollars
  • Scénariste : Richard Kelly, Richard Matheson
  • Musique : Win Butler, Régine Chassagne, Owen Pallett
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Cameron Diaz, James Marsden, Frank Langella, Gillian Jacobs, Michael Zegen, Lisa K. Wyatt
  • Récompenses : Aucune

Un homme remet une boîte mystérieuse à une jeune femme. Celle-ci se rend compte qu'en appuyant sur les divers boutons des choses différentes surviennent. Mais, après être devenue riche grâce à la fameuse boîte, elle s'aperçoit qu'à chaque souhait réalisé une personne qu'elle ne connaît pas meurt..

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Box - L’enfer c’est les autres
Par : Samuel Tubez




Véritable plasticien du 7ème art et cinéaste hors norme, Richard Kelly s’attaque pour son troisième long métrage à une courte nouvelle signée Richard Matheson (Je suis une légende, L’homme qui rétrécit). Un film de commande, donc, pour le metteur en scène incompris de Southland tales qui se borne toutefois à ne pas marcher sur les sentiers battus hollywoodiens. C’est de bon augure, dirait-on.

Un couple découvre un beau matin au pied de leur porte une boite mystérieuse déposée par un inconnu. Le lendemain, un étrange messager au visage mutilé vient leur rendre visite et leur propose une offre : en appuyant sur cette boite il leur donnera un million de dollars cash, et net d’impôts. En contrepartie, ce geste provoquera la mort d’un inconnu…

Difficile de traiter de The Box sans en dévoiler une part du mystère qui en fait tout son sel. Flirtant avec des thématiques proches de ses deux précédents films (fin du monde, univers parallèle,…), Kelly nous plonge en pleine Quatrième dimension (normal, puisque Matheson a inspiré par ses écrits de nombreux épisodes de la série ainsi que les films). Vos repères, aussi bien moraux que matériels, risquent d’en prendre un sacré coup ! Sans esbroufe (les effets spéciaux sont peu nombreux) ni chichis narratifs, le film joue avant tout sur les axes de caméra, la composition des cadres. Le réalisateur de Donnie Darko impose une mise en scène très classe, très maîtrisée, qui évoquera peut être chez certains spectateurs le Shining de Kubrick. Mais malgré la maîtrise formelle dont fait preuve le metteur en scène, The Box laissera plus d’un spectateur perplexe. Son atmosphère entre réalité, rêve et fantasme ainsi que ses zones d’ombre et donc son côté insondable en laisseront plus d’un sur le carreau. Peut être que le cinéaste tire son film en longueur, étirant une nouvelle de quelques pages à 2h de long métrage. Sur 60 minutes, The Box aurait pu être prodigieux. Sur le double de temps, il s’avère parfois un brin confus (voir les multiples références, aussi bien métaphysiques qu’existentialistes et bibliques). Mais il n’en demeure pas moins un film passionnant, qui prend la forme d’une parabole glaciale sur la cupidité de l’être humain mais qui renferme en réalité bien plus que cela. La mythique boîte de Pandore aurait-elle trouvé son équivalent cinématographique ?

Avec sa mise en scène parfaitement maîtrisée et sa direction d’acteur irréprochable (James Marsden et Cameron Diaz n’auront jamais été aussi convaincants), The Box aurait pu séduire le plus grand nombre. Mais Richard Kelly ne faisant pas les choses comme les autres, son nouveau film en laissera certainement plus d’un distant par rapport à une œuvre obscure à l’atmosphère anxiogène dont bien d’autres spectateurs s’amuseront à vouloir en sonder les tréfonds.


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