Critique de film

Terror Tract

"Terror Tract"
affiche du film
  • Genre : Epouvante
  • Année de production : 2000
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Lance W. Dreesen & Clint Hutchinson
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h37
  • Budget : environ 1.000.000 dollars
  • Scénariste : Clint Hutchinson
  • Musique : Brian Tyler
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : John Ritter, David DeLuise, Allison Smith, Bryan Cranston, Wade Williams, Rachel York,…
  • Récompenses : Prix du Public au BIFFF (2001)
    Prix du Meilleur film au AKA Shriekfest en 2002

Bob Carter vend le rêve américain : de superbes maisons dans un quartier magnifique. Aujourdâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Terror Tract - Histoires à vendre
Par : Samuel Tubez






Venez vivre dans le quartier, il est charmant. Tu parles ! On y tue de sang-froid, il y a de sales bêtes qui vous sautent à la tronche et des psychotiques qui se baladent librement. On est loin des Desperate Housewifes ! La petite anthologie horrifique ici présente propose, à la manière du célèbre Creepshow, différentes histoires reliées entre elles par un fil conducteur. Le « liant » étant ici le fait divers sordide et les évènements macabres qui se dissimulent derrière les murs des maisons en apparence très accueillantes, les deux réalisateurs s’en donnent à cœur joie pour salir les belles pierres qui ornent les façades résidentielles. Pour les visites, c’est l’excellent John Ritter (comédien qu’on a pu voir dans de nombreuses séries mais aussi dans La Fiancée de Chucky) qui s’en charge et vous fait faire le tour du propriétaire :

La première histoire met en scène une sombre histoire d’adultère. Une épouse volage est ainsi prise en flagrant délit par son mari, qui va illico organiser l’exécution de son épouse et son amant. Les choses tournent très mal et le récit commence alors à lorgner vers le fantastique…à moins que tout cela ne soit qu’une grosse crise de folie. Le sketch joue ainsi de l’ambivalence entre fait divers sanglant et revanche d’Outre-tombe jusqu’à son plan final. On pense au sketch dans Creepshow mettant en scène Leslie Nielsen aux prises avec les revenants qu’il venait d’enterrer dans le sable, petite lumière verdâtre lors des apparitions comprise. Pas franchement original mais assez efficace.

La seconde histoire fait quant à elle directement penser à Incidents de Parcours avec son infernal singe capucin. Forcément beaucoup moins étoffé et puissant que chez Romero, le récit prend une autre direction et enchaîne les meurtres de façon métronomique. Point de grande psychologie ici, juste une petite fifille à son papa qui se lie d’amitié avec un singe abandonné qui s’avérera très agressif envers un paternel sur le point de péter un câble. Amusante au début, l’histoire se corse au fur et à mesure pour s’achever lors d’un dénouement effroyablement ironique. Voilà ce qu’il se passe quand on gâte trop ses enfants !

Enfin, le troisième et dernier segment évoque, via un jeune homme qui est en proie à de violentes visions, les agissements d’un tueur psychopathe surnommé le « Granny killer ». En effet, ce taré du ciboulot s’amuse à éliminer des membres de la gent féminine en portant un masque de grand-mère ! L’action principale se déroule dans le cabinet d’une psy où le jeune homme explique ses prémonitions, faisant ainsi croire à la spécialiste qu’il est lui-même le tueur. Ambiguïté te revoilà ! Loin d’être inintéressant, ce sketch est malheureusement bien trop court, un tel psychopathe méritant carrément un slasher à lui tout seul !

Les trois courtes histoires racontées, à défaut d’être originales, sont néanmoins bien emballées. Elles se regardent avec plus ou moins d’intérêt mais elles ont peut être tendance à se prendre un peu trop au sérieux. Heureusement, le fil conducteur apporte quant à lui un ton bien plus comique avec un John Ritter de plus en plus survolté qui achève ainsi la présentation de ces contes macabres dans un dénouement relativement savoureux et apocalyptique.

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