Critique de film

Teen Wolf

"Teen Wolf"
affiche du film
  • Genre : Comédie fantastique
  • Année de production : 1985
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Rod Daniel
  • Pays d'origine : USA
  • Scénariste : Jeph Loeb, Matthew Weisman
  • Musique : Miles Goodman
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Michael J. Fox, James Hampton, Susan Ursitti, Jerry Levine, Matt Adler, Lorie Griffin, Jim McKrell, Mark Arnold, Jay Tarses, Mark Holton, Scott Paulin, Elizabeth Gorcey, Melanie Manos, Doug Savant,...
  • Récompenses : Aucune

Scott Howard est un lycéen mal dans sa peau. Au lycée, il passe inaperçu, est totalement ignoré par la coqueluche de sa classe et joue dans une équipe de basket qui se fait systématiquement humilier. Un jour, il se rend compte quâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Teen Wolf - Heureuse exploitation des 80’s
Par : Quentin Meignant




Un an après le succès de Ghostbusters, nombre de producteurs et scénaristes trouvèrent dans le domaine de la comédie fantastique le moyen d’attirer les spectateurs en salles. A ce titre, Scott M. Rosenfelt et Mark Levinson tentèrent, avec l’aide des auteurs Matthew Weisman et Jeph Loeb, de redonner du lustre à l’un des monstres les plus effrayants du bestiaire du XXème siècle, le loup-garou. Largement utilisée par Universal, mais aussi, en 1981, par John Landis dans son fabuleux Loup-garou de Londres, la créature se devait aussi de se décliner de manière plus comique. Le choix de Michael J. Fox, comédien qui avait fait rire le monde entier l’année précédente grâce à son rôle de Martie McFly, dans le rôle de la « bête » fut donc une simple formalité d’une logique imparable. Il incarne, dans Teen Wolf, Scott Howard, un lycéen mal dans sa peau. Au lycée, il passe inaperçu, est totalement ignoré par la coqueluche de sa classe et joue dans une équipe de basket qui se fait systématiquement humilier. Un jour, il se rend compte qu’il est doué de la faculté surnaturelle de se transformer en loup-garou. Son père lui explique que cette particularité est un trait familial qui apparaît à l’adolescence. Scott utilise alors ses nouveaux pouvoirs pour conduire son équipe en tête du championnat de basket-ball. Paradoxalement, la lycanthropie va contribuer à le rendre populaire, trop populaire même au goût de certains...

Avec un pitch lorgnant déjà clairement vers le délire total, Teen Wolf donne d’emblée dans le comique et les quiproquos à la Retour vers le Futur, avec une pointe sentimentale, toujours importante pour des œuvres de ce genre. Rod Daniel, fendu à l’exercice des épisodes de séries en tous genres, confère dès les premières secondes un caractère sympathique et pathétique à ses personnages, tel un spécialiste du petit écran. Cette efficacité dans le traitement plonge donc d’emblée le métrage dans les sentiers battus de la comédie fantastique classique et l’œuvre se déroule donc sans faire trop de vagues.

Malgré cette réussite plus qu’acceptable, Teen Wolf s’enferme dans un carcan et le cinéaste ne se laisse que fort peu de marge de manoeuvre, plongeant volontairement dans les facilitations d’un scénario naïf. Sans pour autant que l’œuvre déprécie particulièrement, le spectateur souffre quelque peu, malmené par divers clichés et lieux communs qui embourbent à certains moments l’action et l’intérêt de l’intrigue. Cette baisse d’intérêt reste heureusement sans frais, grâce à un dénouement sportif incroyable, où tension et gags sont présents. Haletant, ce final permet aux pathétiques protagonistes de régler leurs comptes et de s’imposer comme véritables héros de la bande.

Dès lors, malgré une déclinaison sans queue ni tête totalement naïve, cette clôture offre au spectateur une belle occasion de rire et de s’émouvoir. Loin d’être révolutionnaire, Teen Wolf se contente simplement d’exploiter la veine comico-fantastique initiée un an auparavant par Robert Zemeckis et Ivan Reitman. En bon faiseur, Rod Daniel a tenu compte de ces glorieux exemples pour proposer un spectacle de qualité.

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