Critique de film

Sweeney Todd

"Sweeney Todd"
affiche du film
  • Genre : Thriller - Serial killer
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Dave Moore
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 1h30
  • Scénariste : Joshua St. Johnston
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ray Winstone, Essie Davis, Tom Hardy, Paul Currier, David Bradley
  • Récompenses : Magnolia award du Meilleur acteur (Ray Winstone) en 2006

Dans les rues glauques du Londres du début du 19ème siècle, Benjamin Barker rumine une terrible vengeance contre ceux qui l'ont injustement condamné. Il revient s'installer en ville, comme barbier sous le pseudonyme de Sweeney Tod. Quand des corps en morceaux sont retrouvés dans Fleet River, l'étau se resserre autour de lui. Aidé par sa sinistre partenaire Mrs Lowell, il va mener son oeuvre meurtrière jusqu'à l'horreur absolue.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Sweeney Todd - Une version honorable du mythe
Par : Damien Taymans


Dans le marché de la vidéo, il est des petits filous qui s’amusent à leurrer les gens en attendant patiemment leur tour pour profiter de la sortie d’une grosse production pour lâcher leur œuvre sur le marché. Ainsi, Bulkley avait déjà su profiter de la sortie du Zodiac de Fincher pour lancer son The Zodiac et a pu engranger certains biftons grâce à la négligence des acheteurs (suis bien placé pour le savoir, des connaissances se sont fait avoir). De même, surfant sur la vague de l’engouement pour l’œuvre de Tim Burton, l’éditeur du film éponyme de David Moore sa lance-t-il sur le marché vidéo, espérant secrètement tromper la vigilance des moins attentifs.

Mais taxer l’achat du film de David Moore de vol serait une terrible méprise. Autant la copie de Bulkley n’était pas bonne, autant celle-ci se démarque assez bien de l’œuvre de Burton de par les différences de ton qu’elle entretient avec le chef-d’œuvre musical. Le présent métrage traite l’histoire de Sweeney Todd, ce fameux barbier devenu tueur en série, d’une manière plus terre à terre, davantage pragmatique. Bien que les deux œuvres rivalisent en matière de noirceur des décors et d’obscurité des personnages, le Sweeney de Burton s’égaie quelque peu ne serait-ce que par l’utilisation de la comédie musicale. Ici, étant donné que le tout est livré dans une sobriété totale, le côté sombre en ressort d’autant mieux et on a clairement l’impression de retrouver la pièce de théâtre tant les décors collent au milieu théâtral et l’interprétation des acteurs semblent participer à cet univers.

Le point fort de ce Sweeney est incontestablement la prestation parfaite de son acteur principal en la personne de Ray Winstone (Retour à Cold Mountain, Le roi Atrhur) qui livre un Sweeney Todd à la fois troublant et touchant. Tenant le film à bout de bras, il s’impose comme la figure incontournable de l’œuvre, donnant au métrage toute sa force dramatique et tragique. De même, on saluera la prestation d’Essie Davis (La jeune fille à la perle, Le petit monde de Charlotte) qui ajoute par son interprétation au ton funeste du film. A l’image du tandem Depp-Bonham Carter, le couple Winstone-Davis offre tout ce qu’il a et parvient à émouvoir autant qu’il n’effraie.

Comme introduction au film de Burton, ce Sweeney Todd s’avère être une excellente ressource et, même s’il n’arrive pas à égaler le chef-d’œuvre burtonnien (mais ce n’était pas son but non plus), il illustre néanmoins très bien ses propos dans un ton nettement plus dramatique et obscur.


Oeuvres liées :

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street (1936)
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet street (2007)

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