Critique de film

Suspiria

"Suspiria"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Sorcellerie
  • Année de production : 1977
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Dario Argento
  • Pays d'origine : Italie
  • Durée : 1h35
  • Budget : 1,5 millard de lires
  • Scénariste : Dario Argento, Daria Nicolodi
  • Musique : Goblin, Dario Argento (et Philip Glass)
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jessica Harper, Joan Bennett, Stefania Casini, Udo Kier
  • Récompenses : Nomination aux Saturn Awards 1978 pour Joan Bennett
    Nomination aux Saturn Awards 2002 pour la meilleure réedition de DVD
    Festival de Cannes 2007 : Cannes Classics

Une jeune ballerine américaine arrive dans la prestigieuse Académie de danse de Fribourg afin d'y parfaire sa technique. Mais rapidement, elle soupçonne l'école d'être dirigée par Helena Markos, une sorcière plus connue sous le nom de Mater Suspiriorum, La Mère des Soupirs.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Suspiria - Un soupir de plaisir...
Par : Romain Mollet


On est en 1977, et le réalisateur italien Dario Argento a déjà connu le succès avec ses oeuvres précedentes devenues cultes telles que le giallo L’Oiseau au plumage de Cristal ou encore le gothique Les Frissons de l’Angoisse... Mais ce n’est qu’à cette date la qu’il entame avec Suspiria ce qui deviendra sa trilogie des Mères, poursuivie en 1980 avec Inferno, et enfin en 2008 avec son très-attendu La Terza Madre.

Ce qui fait le charme de ce film tant adoré ? C’est assurément l’incroyable alchimie entre le son et l’image. Rarement cette importante association n’a été aussi bien exploitée et aussi complice au cinéma.
La photographie hallucinante (car elle est à la fois resplendissante et terrifiante) de Luciano Tovoli est fabuleusement mélée à la bande-son géniale et quasiment hantée des Goblin ; une alliance qui confère déjà au film une ambiance sublime et insoutenable, et d’autant plus mise en valeur par une mise en scène extrèmement soignée, empruntant au passage des réferences évidentes à l’expressionisme allemand et au baroque pour les décors. Les actrices, si malheureusement certaines surjouent assez, la prestation du professeur Miss Tanner incarnée par Alida Valli est tout simplement inquiétante, au milieu de cette galerie de personnages soit attachants, soit étranges, mais tous pris au coeur de cette sombre histoire de meurtres et de... sorcellerie ?

Le tout au service d’un voyage labyrinthique au bout de la peur, voire même du malaise, un veritable parcours hypnotisant et passionnant auquel on ne peut sortir indemne.


Oeuvres liées :

Inferno (1980)
La mère des larmes (2008)

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