Critique de film

Superman returns

"Superman returns"
affiche du film
  • Genre : Fantastique
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Bryan Singer
  • Pays d'origine : USA, Australie
  • Durée : 2h34
  • Budget : 270 millions de dollars
  • Scénariste : Bryan Singer, Michael Dougherty, Dan Harris (scénario) / Jerry Siegel, Joe Shuster (personnages)
  • Musique : John Ottman
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  • Bande annonce
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  • Casting : Brandon Routh, Kate Bosworth, Kevin Spacey, James Marsden, Parker Posey, Sam Huntington, Kal Penn, Eva Marie Saint, Stephan Bender, David Fabrizio, James Karen
  • Récompenses : Saturn awards du Meilleur acteur (Brandon Routh), Meilleur réalisateur, Meilleur film fantastique, Meilleure musique et Meilleur scénario en 2007
    PFCS Award des Meilleurs effets spéciaux en 2006

Alors qu'un ennemi de longue date, Lex Luthor, tente de l'affaiblir en lui dérobant tous ses super-pouvoirs, Superman doit faire face à un problème d'un autre genre : Lois Lane, la femme qu'il aime, est partie mener une nouvelle vie loin de lui. Mais l'a-t-elle vraiment oublié ? Le retour de Superman sera donc ponctué de nombreux défis puisqu'il devra se rapprocher de son amour tout en retrouvant sa place au sein d'une société qui semble ne plus avoir besoin de lui. En tentant de protéger le monde qu'il aime de la destruction totale, Superman se retrouve au centre d'une aventure incroyable qui le mènera des fonds de l'océan à des milliers d'années lumière de notre galaxie.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Superman Returns - Retour sur Terre
Par : Samuel Tubez


Un an après que Batman Begins, l’autre grand héros de l’écurie DC revenait sur nos écrans dans le sobrement intitulé Superman Returns. Une tentative de reboot hélas financièrement perdante (le film ne rapporta même pas sa mise de départ sur le terrain américain) mais au parfum délicieusement rétro que l’on est en droit de préférer à son actuel remplaçant, le bien terne Man of steel

De retour sur terre après une absence de cinq ans, Kal-El/Superman/Clark Kent a bien du mal à retrouver sa place au sein de Métropolis. Ainsi, Loïs Lane, la seule femme qu’il aime, semble désormais n’avoir que de la rancœur pour l’homme volant qui l’a abandonnée sans explication. Mais la vie sentimentale du super héros n’est pas la seule intrigue de ce remake puisque son ennemi de longue date, Lex Luthor, est bien décidé à détruire le monde et à affronter Superman en lui dérobant ses superpouvoirs. Le monde pourra-t-il se passer de Superman et de ses super-pouvoirs ?!

Dès le générique de début où résonne l’emblématique score créé par John Williams, on serait tenté de (re)tomber sous le charme. Présentant une structure scénaristique située entre le recommencement et la suite (Bryan Singer et ses scénaristes étant ainsi parvenus à nous épargner toute la partie enfance/apprentissage habituellement de rigueur), Superman Returns part d’une bonne idée. Hélas, plus le film avance, plus on aurait tendance à déchanter. Malgré quelques scènes intéressantes et des SFX carrés, l’ensemble procure une mauvaise impression de déjà vu, nous balançant pêle-mêle son lot de scènes obligatoires sans jamais réinventer quoi que ce soit (Superman ado qui coure et saute dans les champs, une envolée nocturne avec Loïs Lane, Lex Luthor qui utilise la kryptonite pour affaiblir le héros,…) tout en recyclant les diverses époques qu’à connu Supes. On y retrouve à la fois les 30’s du comic book (les costumes trois pièces, le look art déco du Daily Planet, les scènes de séduction avec Loïs Lane…), les 70’s du film de Richard Donner (l’opus ici présent en constituant davantage une suite plutôt qu’un remake) et l’époque post-11/09 où une Amérique perplexe et accidentée n’aurait « pas besoin de Superman ». Ce dernier élément étant au final que trop peu exploité dans le métrage, il ne reste à Superman Returns que les bonnes intentions de Bryan Singer qui, en élève appliqué et fan de la première heure, minimise les prises de risques. Ce qui transforme le métrage en spectacle tout du moins honnête, où l’on retiendra un certain désir d’humaniser davantage le célèbre héros (tout juste aperçoit-on les yeux mouillés de Supes écoutant sa belle le dénigrer) et une incarnation très (trop ?) respectueuse de Brandon Routh qui singe parfaitement Christopher Reeve. Le reste des personnages s’avèrent quant à eux soit inconsistant (Kate Bosworth en Loïs Lane) ou too much (Kevin Spacey en fait des tonnes dans la peau de Lex Luthor).

Le manque d’originalité installe un véritable sentiment de lassitude devant la durée d’un film (plus de 2h30 tout de même !) ne proposant au final que des enjeux archi-rebattus. Alors qu’à la même époque Batman Begins parvenait à réinventer son sombre héros en lui trouvant un parfait écrin esthétique sous la direction de Christopher Nolan, Superman Returns ne parvenait quant à lui pas à se renouveler au sein des années 2000, ne proposant qu’un honnête spectacle à ses fans. Malgré la présence de Nolan à la production de l’opus 2013, Man of steel force est de constater que le kryptonien a bien du mal à faire ses preuves dans le monde des super héros cinématographiques actuels. Mais cela est une autre histoire…


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