Critique de film

Sucker Punch

"Sucker Punch"
affiche du film
  • Genre : Action, Fantastique
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Zack Snyder
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h50
  • Budget : 82 millions de dollars
  • Scénariste : Steve Shibuya, Zack Snyder
  • Musique : Tyler Bates & Marius De Vries
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone, Vanessa Hudgens, Jamie Chung, Carla Gugino,…
  • Récompenses :

Dans les années 50, Babydoll est une jeune femme envoyée par son beau-père dans un asile psychiatrique où elle risque une lobotomie dans les cinq jours qui suivent. Sur place, elle imagine un univers alternatif où elle peut se réfugier pour échapper à la douleur. Dans ce monde, elle devra dérober cinq objets qui lui seront nécessaire pour s’échapper avant qu’elle ne soit déflorée par un sale type.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Sucker punch - Fuck my geek
Par : Samuel Tubez








S’il y a bien un film que les fantasticophiles et geeks de tous bords attendaient avec fébrilité cette année, c’est bien le nouveau film de Zack Snyder. Après des adaptations de graphic novels (300, Watchmen), le réalisateur du Royaume de Ga’hoole met cette fois en scène un scénario de son propre cru. Et ça se sent…

Sucker punch nous plonge dans l’imagination d’une jeune fille enfermée de force par un beau-père incestueux dans un asile. Pour s’évader de cet enfer, elle s’invente une sorte de cabaret/bordel où, aux côtés d’autres jeunes filles, elle tente de récupérer cinq artefacts qui leur permettront de s’échapper de cet univers envahis de mâles obsédés de sexe et de pouvoir. Devenue Babydoll, notre héroïne pénètre dans de nouveaux mondes fantaisistes lorsqu’elle se met à danser, des univers où ce sont les filles qui mènent le jeu.

Ainsi, sur la base d’un imaginaire foisonnant où tout est possible, Sucker punch promettait de multiples univers surréalistes où combattent de jeunes filles en tenue sexy tenant sabres et grosses pétoires. Las, le nouveau film de Zack Snyder, qui tente tout de même au passage de faire se confondre plusieurs niveaux de rêves et de fantasmes un peu à la manière d’Inception, ne fait qu’aligner au final des décors et créatures nourrissant tout un pan de la culture geek (jeux vidéo, héroic fantasy, science-fiction, etc. etc.). Le métrage ressemble alors à un gros mélange de tout ce que l’on connaît déjà sur le bout des doigts (samouraïs, soldats zombis, robots, dragons et même des orcs identiques à ceux du Seigneur des anneaux) et, pire, ne transmet absolument aucune empathie pour des personnages féminins qui ne sont là que pour leur jolie plastique. Certes, elles sont très alléchantes et les SFX sont quant à eux très jolis, mais c’est bien là les seules qualités de ce spectacle où l’on finit inexorablement par s’ennuyer. Même la B.O., peu inspirée elle aussi, rassemble de grands standards de la chanson qui sont réinterprétés sur un mode plus pêchu et plus poseur, à la Zack Snyder quoi. Pour sûr, le film reste ainsi cohérent dans le repompage éhonté, se faisant ainsi logiquement le reflet de la personnalité du cinéaste qui est bien meilleur lorsqu’on lui confie un matériau d’origine bien solide (Watchmen) mais qui s’avère être un bien piètre créateur d’univers. Oui, sans aucun doute, Sucker punch est le film le plus personnel de Zack Snyder, et c’est bien là le problème.

Alice au pays des merveilles + Inception + Kill Bill + Le seigneur des anneaux + Killzone + Shadow of the Colossus + I robot + Burlesque (oui oui, le truc avec Cher et Christina Aguillera !) = Sucker Punch. Une accumulation aussi bordélique qu’impersonnelle d’univers préexistants ne peut qu’agacer violemment le spectateur déjà rôdé aux titres précités. Tu parles d’une déception !


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