Critique de film

Sisters

"Sisters"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Douglas Buck
  • Pays d'origine : Etats-Unis
  • Durée : 1h32
  • Budget : 60 000 dollars
  • Scénariste : Douglas Buck, John Freitas
  • Musique : Edward Dzubak, David Kristian
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Lou Doillon, Chloë Sevigny, Stephen Rea, Dallas Roberts, JR Bourne
  • Récompenses : Aucune

Une journaliste enquête sur le mystérieux docteur Lacan. Son investigation la mène au coeur de la clinique Zurvan, lieu de traitements psychanalytiques expérimentaux pour enfants. Là, elle rencontre une bien étrange jeune femme, un cobaye humain dont l'innocence fragile cache de dangereux secrets...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Sisters - Sisters of no mercy
Par : Gore Sliclez




Dans un établissement psychiatrique, un jeune docteur assiste aux relations tendues entre le professeur Lacan (c’est pas original ça !) et sa jolie patiente, Angélique Tristiana. Sous le charme de celle-ci, il parvient à la ramener chez elle pour le jour de son anniversaire en dépit des menaces du professeur. Après une nuit d’amour agitée, le docteur est assassiné sauvagement par Angélique, sous les yeux de Grace Collier, jeune reporter enquêtant sur le professeur Lacan et ses méthodes. En menant son enquête, celle-ci ne sait pas encore que c’est son propre passé qu’elle va découvrir…

Remake du film éponyme de Brian de Palma, Sisters (Sœurs de sang) est le deuxième long métrage de Douglas Buck après l’excellent Family Portraits. Œuvre difficile d’adaptation en raison de son côté psycho-onirique, complexe et dérangeant, Buck décide de respecter le métrage original tout en y apportant quelques touches personnelles.
Effet de mode oblige, les scènes de meurtres sont d’un gore très soutenu mais malheureusement vite expédiées. Le réal privilégiant l’atmosphère tendue, lourde et perverse que crée une Lou Doillon qui ne doit pas faire beaucoup d’efforts pour nous lancer un regard où sauvagerie et douceur s’alternent étrangement. Un personnage instable, borderline, capable du geste de folie le plus insensé comme d’une invitation à un acte d’amour torride. Un paradoxe très bien entretenu grâce à l’histoire originale de de Palma dont on connaît cette obsession de la double identité et de ses dérives psychanalytiques développées dans ses œuvres comme Pulsions (1976), Carrie (1976, The Fury (1978) ou encore Body Double (1984). Buck en joue et en rejoue, menant le spectateur dans la confusion, voire l’incompréhension notamment dans un final très brouillon qui laisse dubitatif.

Des références récurrentes naïves à l’instar de cette scène hot où notre Angélique se fait lécher sa large cicatrice de naissance par son amant d’un soir dans une perversité très Crash (1996) de Cronenberg. Une attirance pour la chaire marquée, boursouflée mais aussi une attirance vers cet autre qui intrigue, qui inquiète… ce double énigmatique comme dans une relation très yin et yang.

Très inégal et naïf, Sisters alterne le bon et le (très) moins bon. La faute à un scénario moins bien maîtrisé techniquement que l’original, une mise en scène classique, très copier-coller et des interprétations moins convaincantes que d’autres (Stephen Rea nous refait le Alistair Pratt de Terreur.com) malgré les prestations sans faille de Chloë Sevigny et d’une Lou Doillon en nouvelle Béatrice Dalle. Un film d’ambiance à défaut d’autre chose…


Oeuvres liées :

Soeurs de sang (Sisters) (1973)

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